‹ Tonnerre pendant la Révolution, 1789-1799Chapitre 76 sur 128 · Moniteur de Van I, n° 263. — Séance du 20 Septembre · texte numérisé non relu

Moniteur de Van I, n° 263. — Séance du 20 Septembre

3. Pièces justificatives. — Décrets de la Convention des 21 et 25 Septembre 1793.

rent la Société de l'Hôpital. L'instruction dur* jusqu 9 ^ la fin de-Brumaire (Novembre). Elle était en train quai* ^ Garnier arriva à Tonnerre. Il était accompagné d^ Maure, en mission dans le Département, mais celui-*^* j ne resta pas à Tonnerre et partit aussitôt.

Le représentant prit connaissance des pièces d^ l'enquête et les envoya à l'accusateur public à Paris. Il suspendit Bailly, Procureur de la Commune, Pascal Maison, membre du Comité de surveillance et convoqi*^ les habitants en Assemblée de la Commune pour pou* voir à leur remplacement. La Comnlune nomma Proc**- - "" reur, J.-B. Lagrange, principal du Collège, etmemb*"^ du Comité, un nommé Audrain. 1

Garnier présida les i er , 6 et 7 Octobre de nouvelle ô Assemblées de la Commune et fit procéder dans c^^ ô réunions à l'épuration des fonctionnaires qui avai^*^* perdu la confiance du Peuple.

La Commune destitua Millot, Paintendre, DecourtL^^ ^ et Jacquillat Henri, du Tribunal; Baudot, LatotX^ r ' Desnoyers et Régnier, du Comité ; Rivière, Chaulay Jacquillat-Despréaux, du District. Campenon, receveiE Lesecq, des hypothèques ; un brigadier de gendarmerie plusieurs officiers de la Garde Nationale et un gra& ^ nombre de citoyens furent déclarés suspects.

Cherest et Rousseau, au contraire, dans ces A.^ ~ semblées, firent déclarer qu'ils avaient la confiance Peuple; on approuva leur conduite comme conforma

\. Registre des Assemblées de la Commune. — Assemblée du 19 Septembre 1793, sous la présidence de Gantier;

PENDANT LA RÉVOLUTION l8l

€ aux principes du plus pur républicanisme », et on proclama calomnieuses les accusations portées contre eux. La Commune dénonça aussi au représentant du Peuple les administrateurs du Département, Balme, Decourt et Brotot, à cause des Assemblées des i er Avril et 2 Juin derniers, qu'elle déclara attentatoires à la souveraineté du Peuple. Elle demanda, enfin, contre les suspects les mesures les plus rigoureuses. 1

La Terreur fut à l'ordre du jour. Les arrestations se multiplièrent et les prisons s'emplirent. 2

La maison des Ursulines était devenue trop petite, on enferma les détenus dans le presbytère de Notre- Dame et dans la maison Chamon (Hôtel d'Uzès). On confia la garde des prisons aux pères des volontaires, dont le salaire fut fixé à une journée et demie de travail par chaque homme de garde, aux frais des prisonniers ; on mit les scellés sur leurs papiers. 3

Plusieurs suspects s'étaient enfuis à Auxerre, on réclamaleur arrestation au Comité révolutionnaire de cette Ville et on prit des mesures pour qu'aucun ne pût s'échapper. On garda toutes les portes et les issues de la Ville, on fouilla tous les voyageurs. 31 " 8 -

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