‹ Tonnerre pendant la Révolution, 1789-1799Chapitre 83 sur 128 · Ibid. — Assemblée du 20 Germinal · texte numérisé non relu

Ibid. — Assemblée du 20 Germinal

2. Ibid. — Séances des 9 Nivôse, 5, 12, 20 Ventôse, 10, 20, 30 Germinal. — Registre N. — Séances du Conseil des 16 Ventôse, 2 Germinal an II. Les frais de toutes ces députations n'étaient pas encore payés en Nivôse an VI (Janvier 1798J.

* rimer ses réponses aux questions que le Comité de •tkreté générale adressait à tous les détenus. 1

Ses adversaires, à leur tour, se remuaient et le plus L charné était Grosfils, un des dix-sept. Il faisait remette aux différentes administrations une « Analyse des *~imes de Cherest et consorts » 2 et l'envoyait aux Comités de la Convention. D'autres demandaient la mise ; n jugement de l'ancien Procureur- Syndic qui, heureusement pour lui, échappa à ce danger.

Ainsi, l'arrestation des chefs Montagnards et Gi- 'ondins n'avaient pas étouffé les ressentiments, et outes ces publications les envenimaient encore. Les lénonciations redoublèrent. Les subsistances en devinrent le prétexte et de part et d'autre on attaqua avec \ireur les administrations de la Ville et du District, qu'on accusa de laisser la Commune mourir de faim.

La lutte reprit entre le District et le Conseil Général. Ce dernier, dans le cours des événements que nous menons de raconter, avait peu fait parler de lui : toute la vie communale pendant ces derniers mois s'était concentrée au club des Religieuses et dans les Assemblées de la Commune. Il ne s'était guère occupé que de

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1. Pièces justificatives. — Lettre des détenus de la Force, du 40 Frimaire, au Comité de surveillance de Tonnerre. — Lettre de Cherest aux administrateurs du District — Déclarations de Jacques Cherest, en exécution de l'arrêté du Comité de sûreté générale de la Convention, portant réponse de la part des détenus aux questions du Comité. — Précis justificatif pour Cherest, Viard, Royer et Fouinât etc.

2. Ibid. — Analyse des crimes, etc., par le citoyen Grostils.

l'approvisionnement de la Ville et la tâche devenait singulièrement difficile.

Depuis le mois d'Octobre 1793 les denrées de première nécessité se faisaient de plus en plus rares, le sel même était à la veille de manquer. Les greniers de la Ville étaient complètement vides et un recensement de tous les grains du District, opéré le 22 Nivôse, avait fait constater un déficit de vingt-neuf mille quin* taux. La Municipalité ne pouvait se procurer des subsistances que par des visites domiciliaires répétées et des réquisitions armées dans les communes. 1 Les dis* tributions ne se faisaient pas sans troubles, on avait dû établir les jours de marché des piquets de gardes nationaux pour maintenir Tordre. 2

Les paysans cachaient toujours leurs grains et les réquisitions ne produisaient, la plupart du temps, aucun résultat. Le Conseil, a bout d'expédients, s'adressa -au District et lui demanda de prendre des mesures nécessaires pour approvisionner la Ville.

Le District qui, depuis que Maure l'avait reconstitué, était animé d'un esprit contre-révolutionnaire, refusa de faire opérer aucune réquisition. Les dénoncia* tions portèrent sur ce fait ; le Département accusa le District auprès des Comités du Gouvernement, et Maure, en mission dans l'Yonne, reçut l'ordre de re* venir à Tonnerre.

\. Registre N. — 19 Octobre, 28 Brumaire, 2 Frimaire, 19, H Nivôse, etc.

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