‹ Tonnerre pendant la Révolution, 1789-1799Chapitre 94 sur 128 · Reg, N. — Séance du Conseil du 19 Octobre · texte numérisé non relu

Reg, N. — Séance du Conseil du 19 Octobre

2. Registre des Assemblées de la Commune. — Assemblée du 20 Brumaire.

3. Les douze étaient : Desprès, Gottin, Roze, marchand de fers, Desnoyers, Fournerat, Lesecq, Noël, Jacqucsson-Vauvignol, More de Quingery, Jacquillat-Vaulavré, Horiot et la citoyenne Jourdat- Devaux, d'Yrouerre.

On voulut aussi mettre sur leur compte le loyer la maison Chamon et de la cure Notre-Dame, les trais d< dépu tarions que la Commune envoyait à Paris après l'arrestation de Cherest, et aussi ceux qu'avaient occasionnés Fenvoi de la force armée d'Auxerre, à la des troubles du mois de Mai. On fit murer des fenêtre i. ^ pour les empêcher de communiquer avec les voisines. *

Ils eurent aussi à subir des vexations de la part d< geôliers qu'on leur avait donnés, et qui appartenaient-^ naturellement, à la faction la plus avancée. Ils s'en finirent à Maure qui admonesta les gardiens et en arrêter un. Pendant le séjour à Tonnerre du représentant du Peuple, en Floréal 1794, plusieurs furent laxés. La Commune elle-même se relâcha de sa rigueur' et en fit remettre douze en liberté. Leur sort s'adoucit, et la bonne humeur prit le dessus. 9

Dans la cour intérieure de l'Hôtel d'Uzès, les prisonniers jouaient au jeu de Siam. Les quilles représentaient les personnages politiques du moment, et c'était i qui jetterait à bas Cherest ou Rousseau, Lombard ou Cabasson. Après le 9 Thermidor, il y eut un bal des victimes dans le grand salon de l'Hôtel. 3

L'amnistie décrétée par la Convention avant sa séparation les fit tous sortir (5 Brumaire an III — 26 Oc tobre 1795).

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