ANGLETERRE
théorie de la rermentatSon, les moyens de l'exciter, de la diriger et de rarrèter à propos^ sont développés, avec beaucoup de saga* cité, dans ce mémoire; on y trouve aussi des procédés pour corriger les défauts de ces boissons, pour les rendre plus salubres et plus susceptibles de conservation ; mais le docteur convient que toutes ces préparations sont loin de pouvoir supporter la comparaison avec les vins que Ton tire des raisins.
L'importation des vins et des eaux-de-vie est très- considérable en Angleterre: ils entrent pour une forte portion dans la balance du commerce des pays méridionaux deTEurope avec cette puissance. Les négociants anglais achètent, en presque totalité, les vins de Portugal, connus sous le nom de vins de Porto; ils font aussi de très-grandes acquisitions en France, et surtout dans le Bordelais. Les vins de Bourgogne sont moins estimés des Anglais que ceux de Bordeaux ; cependant il s*en expédie tous les ans une certaine quantité, destinés pour les maisons les plus opulentes. La Champagne envoie aussi beaucoup de ses vins en Angleterre ; les qualités les plus recherchées dans ce pays sont le sillery sec et les meilleurs vins d'Ay, mousseux et non mousseux.
Les vins de Porto étant très-spiritueux, parce qu'on y introduit une certaine quantité d'eau-de-vie en les tirant de la cuve, les Anglais, habitués à l'usage de ces vins, trouvèrent longtemps ceux de Bordeaux trop faibles en esprit, ce qui détermina les négociants à chercher les moyens d'en augmenter la force, et l'on y parvint en leur faisant subir le travail dit à Fanglaisey dont j*ai parlé, page 201 \ mais , depuis un certain nombre d'années, la plupart des consommateurs opulents, qui ont voyagé en France, ont pris l'habitude de boire dans leur nature les grands vins de ce vignoble célèbre , et ils les préfèrent aujourd'hui aux vins travaillés, et il est probable que cette tendance se trouvera grandement favorisée par le traité de commerce de 1860.
L'Importation des vins de tons les pays, qui, depuis 1697 jusqu'à 1803, ne s'est élevée, année moyenne, qu'à 17,660 tonneaux, s'est élevée h 36,000 depuis 1798 jusqu'en 1812 ; mais elle n'a été que de 27,000 depuis 1814 jusqu'en 1822. Sur cette dernière quantité, la France n'en a fouriti qu'environ 1,800 tonneaux par an ; mais les droits étaient alors excessifs. Comme ils ont été considérablement diminués depuis cette époque, j'ai lieu de croire que nous en fournissons beaucoup plus aujourd'hui.