‹ Topographie de tous les vignobles connusChapitre 78 sur 126 · PROVENANCES · texte numérisé non relu

PROVENANCES

Espagne

Portait

France

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gaUont.

gallons.

gallons. 2,975,006 1,776,172 1,125,916

gallons.

gallo 4,531,424 2,618,680 1,939,555

c II n'y a souvent aucune analogie entre le chiffre des importations et celui des mises en- consommation. Pour ne choisir qu'un exemple, la

Suantité des vins français importés en 1860 est de 2,445,151 gallons ; » mises en consommation pour la même année ne s'élèvent qu'à 1,125,916. L'année suivante présente un résultat diamétralement contraire : les importations sont de 2,187,521 gallons, tandis que la consommation est de 2,229,029. Depuis cette époque, elle se maintient au même niveau, car, en 1862, elle est de 1,901,200 gallons, et, en 1863, de 1,939,555. Dans la somme totale des consommations, le contingent de la France, qui était, en 1861, de 20 £^ p. 0/0, n'est plus que de 19 3/4 en 1862, et môme de 18 1/2 en 1863 ; mais la quantité consommée n*a pas diminué, elle présente môme une augmentation par rapport à l'année précédente. Le chiffre de 18 1/2 p. 100, qui serait plus élevé si Ton ^bfissait la moyenne des quatre dernières années, offire une augmentation du double par rapport à 1857, 1858 et 1859, exercices durant lesquels la part des vins français n'était que de 8 et 9 p. 100 dans la con- ^mmation générale. Ce qu'il importe surtout de faire remarquer, c'est que, sous l'empire du dégrèvement qui a été étendu à tous les vins, ce sont nos vins et les vins allemands qui ont le plus profité de cette faveur. Le prorata des vins allemands dans la consommation totale s'est élevé de f ^ à3 1/16; celui des vins français, de 9 à 18 1/2; celui des Tins espagnols, de 39 1/2 à 43 1/4. Les vms de Madère, de Sicile et de Portugal ont baissé, surtout ces derniers, qui, de 33 p. 010 de la consommation totale en 1857, sont arrivés à 25 p. 0/0 en 1863.

c II n'est donc pas exact de prétendre, comme on l'a fait, que le traité

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de commerce n'a pas répondu aux promesses qui avaient été faites, et eue nos vins en parliculier n'ont pas profité des abaissements de tarif obtenus de l'Angleterre. Les calculs qui précédent ont suffisamment prouvé le contraire.

« L'expérience faite pendant les quatre dernières années révèle d'ailleurs pourquoi Tusage de nos vins n'a pas fait en Angleterre des progrès plus rapides. Malgré le dégrèvement opéré par le gouvernement anglais, le vin est, on le répète, resté une boisson de luxe. Le droit qui le frappe, bien que modéré, constitue avec les frais de transport une charge assez forte. L'élévation des prix du vin ne permet guère, môme à ceux de qualité ordinaire, de remplacer la bière qui non-seulemeot est la boisson des classes peu aisées, mais de presque tout le monde dans le Royaume-Uni. Les bières anglaises sont généralement fortes, nourrissantes, toniques, substantielles, et elles sont préférées par le plus

grand nombre, à cause de l'infériorité relative du prix, en raison d'haitudes séculaires, et aussi quelquefois de leur richesse alcoolique. Jusqu'ici enfin le commerce des vins n'a pas été fait en Anglelerre par les maisons françaises et de manière à provoquer l'extension de la consommation. Il ne faut pas oublier enfin que la grande masse du public anglais est tellement habituée aux vins capiteux du Portugal et de l'Espagne , qu'il n'y a que le temps qui puisse modifier ses vieilles habitudes.

«Une des causes secondaires qui semblent nuire, en Angleterre et aussi en d'autres pays, à l'exclusion du débit de nos vins, est le défaut de contenance des bouteilles dans lesquelles s'expédient les vins en caisses. On croit devoir, à ce sujet, reproduire ici la copie d'une circulaire Adressée, le 10 juin 1864, par S. Ëxc. M. Béhic, ministre du commerce, aux Chambres de commerce de Paris, Bordeaux, Dijon, Chalon-sur- Saône, Montpellier et Perpignan :

c Messieurs, des avis transmis d'Angleterre signalent le tort que causent au placement de nos vins en ce pays les expéditions faites dans des bouteilles qui n'ont pas la contenance voulue. Certaines maisons, paraît -il, au lien d'employer pour le bordeaux ou le bourgogne les mo* dèles de bouteilles ordinaires, en font fabriquer, pour l'exportation, de plus petits ou de plus épais, dont les fonds, rentrés à Tintérieur, diminaent la capacité dans la proportion de 10 à 20 p. 0/0. CeUe pratioue déloyale n'a d'autre résultat que de mettre les consommateurs en défiance contre nos envois, d'en restreindre le débouché, de donner un mauvais renom à notre commerce, et de nuire, en définitive, à ceux-là mêmes qui ont cru mal à propos servir ainsi leurs intérêts.

« En appelant sur ces faits, Messieurs, l'attention de votre Chambre, |e n'ai garde de confondre les expéditeurs honorables, qui sont en malorité, avec ceux dont le commerce anglais peut avoir eu à se plaindre. Mais, en vue de prévenir le retour des fraudes, exceptionnelles, j'aime à le croire, dont il s'agit, ie vous prie de porter à la connaissance de votre circonscription l'enet fâcheux qu'elles ont produit en Angleterre. Ces fraudes nous seraient d'autant plus nuisibles, si elles venaient à se répéter, que les soins qu'entraîne la manipulation des vins de France étant généralement peu familiers aux acheteurs du Royaume -Uni, ceux-ci se procurent de préférence nos principaux orus en bouteilles. Il importe donc 4 notre industrie vinicole de s'interdire dans ses envots tout conditionnement vicieux, et de n'être pas moins scrupuleuse sur U quantité que sur la qualité des livraisons opérées sous celte forme. »

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