‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 2)Chapitre 126 sur 302 · JUSTICE ET CENSIVE DU PRIEURÉ DE SA1NT-JULIEN-LE-PÀUVRE · texte numérisé non relu

JUSTICE ET CENSIVE DU PRIEURÉ DE SA1NT-JULIEN-LE-PÀUVRE

Maison de l’Escu de France ( i 537), qui est dite, en 1660, aboutir au «Jardin de Saint-Julien n.

Maison sans désignation.

U) Un descripteur moderne a fait revivre le Paon et la Grange; on peut les reconnaître à la description qu’il donne des deux corps de logis : «La porte en bois de cette Grange existe encore, mais ne s’ouvre que contre le mur; celle de la maison

du Paon est aujourd’hui bouchée. Deux énormes bandes de fer, anciennement destinées à protéger les jambages de la porte, apparaissent sous les plâtras qui les recouvrent en partie. » (L'Eglise Saint- Julien-le-Pauvrc , par Armand Le Brun. p. 71.)

Maison de l’Ymaige saint Julien ( i 5 3 6 ) , puis de l’Annonciation, après sa reconslruclion au xvie siècle (i5. .); le jardin qui en dépendait est dit aboutir à la Maison de i.’ëscu de France. Elle appartenait à la confrérie de la Conception de la Vierge, fondée en l’église de Saint-Séverin, par le don que lui en avait fait, en 1 6 88 , messire Estienne de la Roche, prêtre et curé de Moufay, alias Mouzay. Située au coin septentrional de l’entrée de la cour de Saint-Julien-ie-Pauvre, elle formait saillie sur cette entrée M.

Entre'e de la cour de Saint-Julien.

Maison sans désignation, faisant le coin de l’entrée opposé à celui qu’occupait la Maison (le l’Ymaige saint Mien.

Maison de la Nef d’argent (i 537), contiguë à celle qui faisait le coin oriental de la rue Galande. C’est peut-être l'immeuble spécifié comme suit dans les Comptes des confiscations de la Ville de Paris, pour le temps compris entre 1/127 et i43/i : «Jehan de Gaverelles, sergent à verge, pour une maison qui fut à Pierre Pinçon, seize en la ruë Saint Julien le Pauvre, lès le carrefour Saint SeverinW.n Cette dernière désignation peut laisser quelque doute.

Des sept anciennes maisons que nous venons d’énumérer sur le côté oriental de la rue, une seule existe encore aujourd’hui.

Chapelle ou Église de Saint-Julien-le-Palvre. — Cet édifice a beaucoup occupé les historiens de Paris; on en a recherché les lointaines origines et 1 on s’est demandé quel est le saint sous le vocable duquel il est placé; puis on a suivi, de siècle en siècle, les transformations et les changements de possession qui s’y sont produits.

La question d origine reste obscure : par sa situation sur le côté droit de la voie romaine conduisant de Genabum à Lutetia , à quelques pas du petit bras de la Seine qu’il fallait franchir pour pénétrer dans Plie, et du Petit Pont qui fut construit dans 1 axe même de la voie, l’oratoire, avec ses dépendances, a dû être primitivement une sorte dhospice ou d hôtellerie pour les étrangers, les pèlerins, les voyageurs pauvres arrivant du côté du sud et prenant gîte en cet endroit, avant

;1) L’historien que nous venons de citer et qui a vu de près les restes des vieilles constructions de la rue et de la chapelle Saint-Julien, décrit ainsi ce qui en subsiste encore aujourd’hui : irLe mur du rez-de-chaussée des maisons de TEscu de France et de l’Ymaige Saint-Julien existe à hauteur du premier étage; mais les portes et fenêtres ont été bouchées pour faire la clôture jusqu a l’entrée de la

cour Saint-Julien. On distingue encore les soupiraux en accolade de la maison de l’Escu. Il ne serait pas impossible que le grand bâtiment, qui se dresse au nord de la sacristie actuelle, fût un tronçon de la maison voisine de l’Ymaige Saint-Julien et de l Annonciation. » (L ’ Eglise Saint- Juhen-le-Pauvrc, par Le Brun , p. 71.) G est notre Maison sans désignation. (S) Sadval, t. III, p. 383.

d’entrer dans la Cité. C’est ainsi d’ailleurs qu’il en est fait mention pour la première fois. Grégoire de Tours, venant de sa ville épiscopale, en l'an 58o ou 587, s’arrêta à et la basilique de Saint-Julien n et logea dans les bâtiments qui en dépendaient. 11 nous apprend que c’était son gîte habituel, chaque lois qu il faisait le voyage de Paris. Le mot basilica, employé par lui, est peut-être un peu ambitieux ; mais il donne l'idée d’un édifice de quelque importance; avec son cloître, avec les maisons qui 1 entouraient et où 1 on hébergeait les voyageurs, c était une sorte de petit faubourg à l’entrée des clos de Garlande et de Mauvoisin. Peut-etre aussi la chapelle était-elle construite dans le style des basiliques romaines, qui ont été le premier type des édifices chrétiens.

Quant au vocable servant à désigner cette chapelle et son groupe, la question se pose dans les termes suivants : lequel des trois saint Julien était le patron de l’église et de la charitable hôtellerie qu'on y avait annexée? Était-ce saint Julien de Brioude, saint Julien évêque du Mans, ou saint Julien dit l'Hospitalier? Les historiens de Paris 11e sont pas d'accord sur ce point; toutefois ce dernier patronage leur paraît probable, à raison de l’hospitalité qui s’exerçait s d’ancienneté n à Saint-Julien. «On sait, dit Dulaure, que les voyageurs, pour obtenir un bon gîte, invoquaient ordinairement saint Julien, dont la réputation, à cet égard, était depuis longtemps établie, n Le Du des Moustiers de Pans , rime comme celui de Guillot, dont il est à peu près contemporain, désigne ainsi l’église et le diversorium qui en dépendait :

. Sainct JulieDS

Qui heberge les Chrétiens.

Mais saint Julien l'Hospitalier était communément appelé le Pauvre. Lebeuf croit que, à la suite des ravages dont nous parlons plus bas, «la chapelle avoit été longtemps en pauvre état, ou n’avoit été refaite que pauvrement, ce qui l’auroit fait appeler par quelques-uns Saint Julien le Pauvre. . . «Au reste, ajoute-t-il, ce surnom de pauvre n’étoit pas généralement adopté; on lit dans un titre de 1 202 , que c’étoit «au grés* de Saint Julien, sans autre addition, que se terminoit le bourg de Sainte-Geneviève : ad gressum Sancti Juliani, qui est meta burgi Sancle Ge-

novefe P). n -, 1

Le personnel, qui desservait l’église et la maison hospitalière, a varié avec le

temps. Grégoire de Tours y trouve un clerc, à son premier voyage, puis quatre, puis un prêtre, indépendamment des clercs. Cet accroissement fut arrêté par les Normands qui ravagèrent tout le territoire suburbain, incendièrent plusieurs églises sur la rive gauche de la Seine et en ruinèrent les habitants.

" Moins heureux que Saint-Benoît et Saint-Étienne-des-Grès qui furent donnés,

C) Histoire de tout le diocèse de Paris, t. I, p. 388.

RÉGION CENTRALE DE D'UNIVERSITÉ, par le roi Henri 1er, à l’évêque de Paris, à charge de reconstruction, Saint-Julien devint, après ces dévastations, la propriété de seigneurs laïques, qui le conservèrent pendant deux siècles environ. Deux d’entre eux, Etienne de Vitry, chevalier, fils de Renaud du Plessis, et Hugues de Munteler, le # transportèrent — c’est le terme employé par Lebeuf — aux religieux de Longpont, proche Mont- Ihéryn, — monastère de l’ordre de Cluny. Etait-ce à titre onéreux ou gratuit? Le manque de documents ne permet pas de résoudre cette question, et Peut-être, ajoute Lebeuf, les ancêtres de ces deux seigneurs avaient-ils fait rebâtir l'église; au moins, le choix que Etienne de Vitry fit des religieux de Longpont paroit être venu de ce qu’il étoit seigneur du Plessis, proche Longpont^. »

Quoi qu’il en soit, le tt transport « consenti en faveur des religieux de Longpont fut approuvé, en 1 i5o, par Thibaud, évêque de Paris, et confirmé, l’année suivante, par le pape Eugène III. Dans sa bulle de 1 1 5 1 , le Souverain Pontife substitua au mot atrium employé par l’évêque, celui de sepultura, qui indique un petit cimetière, ou plutôt une crypte, et il qualifie l’église de Capella, sans doute parce qu’il restait peu de chose de l’édifice détruit par les Normands, ou parce que la reconstruction avait été faite dans de modestes proportions.

Devenu prieuré et dépendant désormais du monastère Cluniste de Longpont qui fit relever les bâtiments détruits et reconstruire ou réparer l’église, Saint- Julien-Ie-Pauvre fut, à raison de sa proximité du quartier des éludes, un lieu de réunion universitaire, au même titre que les Mathurins. Le recteur n’y siégeait pas, comme dans ce dernier couvent; mais les assemblées électorales s’y tenaient et y apportaient un certain trouble. C’est à Saint-Julien que, en vertu d’une ordonnance de Philippe le Bel , le Prévôt de Paris venait, tous les deux ans, prêter serment d’observer lui-même et de faire observer fidèlement les privilèges des maîtres et des écoliers. C’est à Saint-Julien aussi que, jusqu’au xvic siècle, se laisait, tous les trois mois, l’élection des délégués de la Faculté des arts, qui devaient nommer le recteur; enfin c’est à Saint-Julien qu’avait lieu l’élection rectorale. tt Cette double cérémonie, souvent orageuse, dit Ch. Jourdain, continuateur de Du Boullay, ne se termina pas, en 1 5 ad, sans que les portes eussent été enfoncées et les fenêtres brisées n; ce qui motiva, de la part des religieux, une plainte adressée au Parlement, plainte à la suite de laquelle les assemblées tumultueuses, cest-à-dire celle des ttlntransu, ou conclavistes , élus du premier degré et électeurs du second, durent se tenir dans un autre local. Elles siégeaient à Saint-Julien depuis le commencement du xine siècle. Il ne s’y tint plus, à partir de î 525 , que des assemblées de moindre importance , notamment les réunions de la tt Confrairie des maçons, couvreurs et charpentiers v, qui, après l’incendie de l’édifice, eurent lieu dans la chapelle de Saint-Yves.

(l) Histoire de tout le diocèse de Paris, t. i, n. 388.

Dans le siècle suivant, Saint-Julien, qui n’avait plus qu’une partie de son ancienne autonomie, depuis qu'il appartenait aux religieux de Longpont, acheva de perdre son existence propre, en passant l’Hôtel-Dieu de Paris. Cette nouvelle phase se lie à la construction des bâtiments annexes de l’hôpital sur la rive gauche de la Seine, construction qui donna aux administrateurs l’idée d’étendre les dépendances de l’établissement hospitalier jusqu’au pourpris de Saint-Julien. Par acte du 3o avril 1 6 5 5 , passé entre lesdits administrateurs et les religieux de Longpont, le prieuré de Saint-Julien-le-Pauvre fut cunin à l'IIôtel-Dieu, et, trois ans plus tard, une bulle d’Alexandre VII, en date du G mars 1 658 , déclare le titre éteint et les revenus à l’hôpital. Des lettres patentes données en 1697 confirmèrent ces dispositions.

C’est en 1661 que l’église de Saint-Julien, tombant de vétusté, subit des retranchements et des additions également regrettables. La description archéologique que nous en donnons plus loin permet de juger ce que 1 art a perdu par suite de cette restauration vandale.

Fermée au commencement de la Révolution, l’église de Saint-Julien-le-Pauvre fut convertie en magasin pour l’Hôtel-Dieu, jusqu’à l’année 1826. Elle fut alors rouverte, consacrée de nouveau au culte et servit de chapelle à l’Hôtel-Dieu, principalement pour les cérémonies funèbres. Mais, depuis la reconstruction du bâtiment principal de ce vieil établissement hospitalier, sur le quai longeant le grand bras de la Seine, de l’autre côté de la place du Parvis-Notre-Dame, l'édicule resta désaffecté. Enfin on l’a récemment cédé à la secte chrétienne des Maronites; et les services religieux des morts provenant de l’annexe de l’Hôtel-Dieu incombent à l'église Saint-Séverin.

Malgré son état de mutilation, cet édifice peu étendu, mais d’une valeur artistique incontestable, a été, de la part des archéologues modernes, l’objet de diverses descriptions. Nous empruntons quelques traits à celle que recommandent le nom et la compétence de son auteur. Après avoir constaté, avec Sauvai, que Saint-Julien-le-Pauvre et Notre-Dame sont les deux églises de Paris dont les absides regardent avec le plus de précision le levant d’hiver O, F. de Guilhermy s’exprime en ces termes :

L’édifice a e'te’ rebâti dans la seconde moitié du xn" siècle. Deux files de colonnes le partagent en trois petites nefs, et trois absides le terminent vers l’orient. En 1675, on retrancha cinq ou six toises de ta partie antérieure de t’église pour lormer ta cour qui en précède aujour-

■l) Voici les propres termes dont se sert Sauvai : «r 4 la prière du conseiller Peiresc, le plus curieux de tous les hommes , Aleaumé , célèbre mathématicien, examina non-seulement l'aspect de l'église Notre-Dame, mais de Sainte-Geneviève, de Saint Germain des Prés, de Saint Julien le Pauvre, Saint Benoit, Saint Étienne des Grés, Saint Denys

de la Chartre et Saint Germain l’Àussérois, et trouva que. . . toutes regardent de l’orient équinoctial à l’orient l’hiver. . . Il n’y en a point qui regardent plus l’orient d’hiver que Notre-Dame et Saint Julien le Pauvre. . . Saint Julien est à cinq degrés de l'équinoctial et h trente deux de l’orient d'hiver. * ( Antiquités de Paris, t. II, p. 635.)

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I1) Va. . tes propres termes dont se sert Sau- *A la p ré du conseiller Poiresc, le plus ■ t* tou- - bnirimoa, Aleaumé, célèbre œa- ■ 'xai;:. . 'i'-M-seulemenl I aspect de I éso.e, !... '-.lin te-Grno viève , do

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TOPOGRAPHIE HISTORIQVE DV VIEVX PARIS

d’hui 1’enlréc. Le portail, renversé avec ses sculptures et ses statues, fit place à une façade insignifiante, vêtue de pilastres doriques, et coiffée d’un fronton triangulaire; la tour fut démolie en même temps. Les traces de ces constructions sont encore bien visibles. Il faut aller chercher dans la rue Galande, n° Û2, au-dessus d’une porte, un bas-relief en pierre, xme siècle, qui provient de la façade de l’église, et qui représente un troisième saint Julien, différent du Martyr et du Confesseur 0).

Ce saint Julien et sa femme avaient fondé un hôpital sur le bord d’un fleuve, dont la traversée était périlleuse; cl, pour faire pénitence, ils s’occupaient, jour et nuit, à porter les voyageurs d’une rive à l’autre. Une fois, le Christ lui-même, sous la forme d’un pauvre lépreux, vint leur demander le passage, et quand il eut éprouvé leur charité, il se fit connaître, leur promettant les récompenses du ciel. Dans notre bas-relief, saint Julien et sa femme conduisent leur barque; Jésus se tient debout au milieu d’eux.

L’architecture extérieure, surtout vers l’abside, est d’un style mâle et sévère. Deux rangs de fenêtres, en ogives simples, éclairent le chevet; des contreforts lui servent de points d’appui; des moulures énergiques lui font une triple ceinture; des modillons soutiennent la corniche. D’autres fenêtres, partagées en deux baies par des colonnelles, s’ouvrent sur les côtés du chœur. Un peu en arrière de l’absidiole septentrionale, on trouve le puits de Saint-Julien, dont l’eau passait autrefois pour être douée d’une vertu miraculeuse.

La nef de l’édifice se divisait dans sa longueur en six travées; les deux premières ont été supprimées à l’époque de la reconstruction du portail, et les quatre autres ont éprouvé, en même temps, des modifications qui en ont dénaturé le style. Mais les deux travées du chœur, l’abside médiane et les deux absidiolcs latérales n’ont rien perdu de leur ajustement primitif. Elles conservent leurs élégantes colonnes, les unes monostyles, les autres groupées en faisceaux, leurs chapiteaux à feuillages, leurs voûtes portées sur des nervures toriques, leurs clefs historiées. Des colonnelles et des moulures décorent les fenêtres. TAaspect de cette partie de l’église est d’un noble caractère. Avec les moyens les plus simples et sur des dimensions très-restreintes, l’architecte qui l’a construite a obtenu un grand effet. C’est une preuve de plus en faveur des ressources que présente l’art du moyen âge.

La sculpture de tous les détails a été traitée avec le plus grand soin. Nous avons compté plus de cent cinquante chapiteaux, tous variés dans leur ornementation. Le plus curieux est placé sur le côté méridional du chœur., Des feuillages perlés l’enveloppent; à ses angles, se dressent sur les volutes quatre figures à têtes de femmes, corps emplumés, ailes étendues, pattes armées de griffes. Un chapiteau presque semblable existe dans l’église de Notre-Dame, et comme à Saint-Julien*, il surmonte une colonne dans la partie méridionale d’un rond-point^.

Il 11c manque à cette description de l’ancienne église de Saint-Julien-le-Pauvre, que la mention de la flèche qui la couronnait et qui a disparu au xvne siècle, avec la façade et les deux premières travées. La vétusté et le défaut d’entretien motivèrent, avons-nous dit, une restauration qui fut des plus incohérentes. On y établit une seule porte, avec linteau droit, au lieu des trois qui donnaient jadis accès dans les trois nefs; des pilastres portant une corniche ornée de triglyphes; un fronton, à rampes saillantes, percé d’un œil-de-bœuf, enfin tout ce qu’on regrette de voir appliqué à un autre édifice de Paris : nous voulons parler du

11 ■ Ce bas-relief, au contraire, n’était autre que l’enseigne de l’immeuble, enseigne encore existante après six siècles révolus. — : ' Itinéraire archéologique de Paris (i855), p. 308-371.

portail de Saint-Eustache. Le faux goût, du temps moderne a donc défiguré deux églises de style différent, se recommandant lune et l’autre à l’attention des archéologues.

Les archives générales de l'Assistance publique possèdent le procès-verbal des experts chargés de visiter l’édifice et de le réparer. Il esl dit, dans ce document, que clés lambris de la nef et des voûtes des bas-côtés avoient cheun. . ., que ttpour empescher que le vent, la pluye et autres injures du temps ne tombent sur le grand autel , il avoit été fait une cloison d’aisn . . . , que le portail fort vieil s’estoit effondré, les piliers d’icelluy estant mynés par le pied, ensemble les pierres des contrepiliers aussy mynées, deslyttées et fort corrompues. . ., l’arcade du vitrail dudict portail esbranlée et les pierres d’icelle fractionnées. . . v. C’est à la suite de ces tristes constats que furent opérés les démolitions, les retranchements et les regrettables substitutions qui ont si fâcheusement altéré le caractère primitif de l’édifice.

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