‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 2)Chapitre 127 sur 302 · RUE DES LAVANDIÈRES · texte numérisé non relu

RUE DES LAVANDIÈRES

Cette petite voie, qui portait le vocable complémentaire de Saint-Jacques, pour se distinguer d'une autre rue sise sur la rive droite et vouée à la même industrie, — Lavandières Sainte-Opportune — traversait jadis, pour employer l’ancienne locution, de la rue Galande à celle des Noyers. Ses premières habitantes étaient évidemment des laveuses, que la proximité du petit bras de la Seine y avait attirées, 11 en est fait mention, dit Sauvai, dès 13 38; en ia43, le Cartulaire de Sainte- Geneviève la désigne sous le nom de niella Lotricum; cinq ans plus tard, on la trouve dénommée vicus Lotricum, ce qui semble indiquer qu’elle avait un peu plus d'importance. Le Cartulaire de Sorbonne, de l'an 1 25g , confirme cette induction, en lui maintenant le nom de vicus. Enfin, sous la dernière année du xuic siècle, le Dit de Guillot (i3oo) et le Rôle de la Taille de 1 3 1 3 1 appellent aruè îles Lavandières, et nus Lavandières r . Bien qu elle fût près du fleuve, et, par conséquent, d’entretien facile, elle paraît avoir toujours été fort négligée. Le Procez verbail et rapport faicl pour le netloyement et pavaige des rues de Paris ( 1 636) la déclare irorde, boueuse et pleine d’immundicesWn.

De nos jours, l’ouverture du boulevard Saint-Germain la écourtée du coté méridional, et le percement de la rue Lagrange en a achevé la destruction.

Félibien, Preuves , L 1\, p. 1 38.

CÔTÉ ORIENTAL

(du Nord au Sud).

PAROISSE SAINT-ETIENNE-DU-MONT

Maison sans désignation (iû5o), contiguë à celle qui faisait le coin oriental de la rue Galande et portait l’enseigne de la Crosse. Cette contiguïté est attestée par un titre de 1 Ù5g , où il est dit : tr Meson tenant à l’Ostel de la Crosse appartenant à J. Garnetier, et à l’ostel de la Levrière, appartenant à Guérin Baucourt, par derrière à Pierre Chibert. n Ce même immeuble paraît avoir été aussi la propriété d'Aubry Boucher.

Maison, ou ostel de la Levrière ( i 4 7 3 ) , qui avait modifié l’orthographe de son enseigne, sans la changer, puisqu’on la trouve appelée la Levrette, en 1 6 4 6 .

Maison de la Corne de cerf (i56a), paraissant avoir été, en i558, le siège d’une école tenue par Bobert Balancourt.

Maison sans désignation, appartenant au collège de La Marche, et qui parait devoir s'identifier avec l’Escu de Bretaigne, ainsi mentionnée en i3ga :

trL’Escu de Bretaigne, aboutissant par derrière à l’bostel de Robert du Pic, qui est en ladite place Maubert, à l’enseigne du Cheval blanc, en la censive de Sainte-Geneviève. »

Maison de l’Imaige saint Martin ( i 5 1 3 ) , appartenant, comme la précédente, au collège de La Marche, et ayant dû faire partie de l’immeuble ainsi désigné dans un titre de i4e5 : ctDeux maisons et cours tenant à Pierre Lavenant, d’autre part, à J. Bucheret, grand bedel de théologie, aboutissant à l’ostel du Cheval blanc, place Maubert. r Un autre titre de 1 5 5 3 contient cette mention : ttMaison tenant à une autre appartenant au collège (de La Marche) où est pour enseigne l’Image Saint-Martin. *

Maison sans désignation, paraissant avoir été une dépendance de l’ostel du Cheval blanc, du moins antérieurement au xvie siècle; car un titre de ioi3, en la déclarant propriété du collège de La Marche, la désigne ainsi : ttMaison edifliée de neuf, audict collège, tenant d’une part aux dépendances du collège, à cause de leur Maison de l’Imaige saint Martin, d’autre, à Pierre de la Martine, aboutissant à une appartenance du Cheval blanc.

Maison sans désignation (i5o<)), tenant à celle qui faisait le coin de la rue des Noyers et qui était de la censive de l’évêché.

Maison, également sans désignation, et ne pouvant être exactement localisée.

Maison du Figuier (i363), formant coin de rue.

CÔTÉ OCCIDENTAL

(du Sud au Nord).

MÊMES PAROISSE, JUSTICE ET CENSIVE

Maison de la Bouteille (i5G2), puis de l’Escu d’Angleterre ( i 5 7 5 ) , contiguë au Soufflet vert, celle qui faisait le coin de la rue des Noyers, et qui était de la censive de l’évêché.

Maison de l'Escu de France, composée, avant le milieu du xv° siècle, de deux corps de logis, dont le plus grand est désigné, en 1I1I19, comme « faisant le coing de la rue des Lavandières et de la rue des Noyers, devers Saint-Yves, aboutissant, par derrière, à Raoul Vcrneur ». Le plus petit corps d’hôtel, contenant un jardin et et 1111g appentis, pour foulerie», est dit, à la même époque, tr tenant, d’une part, à une maison des Escholiers de La Marche et d’inville, et, de l’aultre, audict jardin, qui lient iui-mesme à une autre faisant le coing de la rue». En 1 536, il fut fait, par l'Hôtel-Dieu, bail à cens de l’Escu de France. Vers la fin du siècle, Lune des deux moitiés de cet immeuble s’appelait le Ciiappelet ; l'autre avait conservé l’ancien vocable : l’Escu de France. Enfin un censier de 1 646 nous apprend que ces deux corps de logis se nommaient cr de présent la Lanterne».

L’appentis ou foulerie dont nous venons de parler, paraît s’être perpétué en ce lieu, malgré les changements de vocalde : ttmaison et foulerie et jardin» est-il dit dans un titre de la même époque, «tenant à un autre jardin qui fait le coing de la rue des Noyers, devers les Carmes».

Maison des Faucilles, divisée, comme la précédente, en deux corps d’hôtel, un grand et un petit.

« 1 5 3 6. — De maistre Robert Fuzée, fils et héritier en partie de Guillaume Fuzée, en son vivant procureur au Parlement, pour deux maisons avec un jardin derrière, tenant d’une part à François de la Vacquerie (l’hôte de l’Escu de France), d’autre à Guérin Baucourt (l’hôte de la Lanterne), aboutissant par derrière à maistre Jean Caillou. . ., vi livres parisis de rente.»

Maison, sans désignation, probablement la Lanterne, paraissant avoir compris également deux corps de logis.

Maison du Tbesteau, que les titres nous représentent aussi comme ayant été composée de deux constructions distinctes. Un document de 1 Zi3o la désigne ainsi : et Maison du Tbesteau, prez de la place Maubert, tenant au Babrielet et à Guérin Bouclier, à présent à la Confrérie des Bourgeois, par derrière à une maison qui fut audict Boucher; rué des Anglois.it

Maison du Barrillet ( i 355). Le censier do i5og la désigne ainsi : itle B\rrit.let aux moines de Sainct Estienne. n

Maison de l'Escrevisse (t38o) et de saincte Katherine (îoog), contiguë à celle qui formait l’angle occidental de la rue Galande. C’est elle qui paraît être désignée, dans un acte de îigi, sous le nom do Ostel de Clereville.

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