‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 2)Chapitre 146 sur 302 · CENSIVE DE SA1NT-CER3I AIN-DES-PRÉS · texte numérisé non relu

CENSIVE DE SA1NT-CER3I AIN-DES-PRÉS

Maison du Gros Tournois (i54h), contiguë à la maison formant l'angle de la rue de la Bûcherie. La rente de huit livres parisis, dont elle était grevée, fut

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donnée, en 1627, à Roger de Bréauté, l’un des partisans de Henri VI. Elle appartenait alors à Hervy AnceauW.

Maison sans désignation, occupant l'angle méridional de la rue de la Bùcherie.

Poissonnerie et Boucherie, sises sur l’angle opposé. (Voir rue de la Bùcherie.)

Petit— Châtelet , moitié orientale. (Voir ei-après.)

11 résulte des recherches faites par un topographe contemporain cjue la Iîoze rouge était un cabaret fort bien fréquenté au xvu° siècle et que plusieurs autres maisons de la rue du Petit-Pont, dont les unes avaient conservé, et les autres, changé leur enseigne, étaient possédées ou habitées par des personnes de distinction, malgré la proximité des

Boucheries et poissonneries de la Gloriette.

Le territoire de la Gloriette était un fief où les bouchers et les poissonniers furent autorisés à établir leurs étaux, d’abord en plein vent, ou sous des échoppes, puis dans des maisons construites ad hoc, avec ouvertures et passages pour le transport de leurs denrées. Ces maisons, qui s’étendaient, du débouché occidental de la rue de la Bùcherie jusqu'à la Seine, sur le flanc occidental du Petit— Châtelet P', paraissent avoir été au nombre de cinq, qui ont pu s’échelonner ainsi :

L'Y ha ige Sainct-Michel, estai à marée.

Les maisons de la Cloche et du Pied de Mouton, estaulx à bouchers.

Deux autres estaulx a bouchers, sans autre désignation.

Les cinq étaux de la Gloriette, qui faisaient partie du domaine, furent engagés

;l) Paris sous la domination anglaise, p. 260.

{:' A la date du 8 août 1 583 , Henry de Lespinay, bourgeois de Paris, est assigné par les doyen r*t Chapitre de Saint-Germain-l’Auxerrois, pour représentation des titres en vertu desquels il prétend jouir d’une place sise au derrière des Boucheries delà Gloriette, joignant la grosse Tour du Chaslelet. — E11 conséquence, il déclare, par acte du 20 août, qu’en sa qualité d’héritier par bénéfice d’inventaire de Claude Le Lettier, son beau-frère, il a procès en Parlement avec le nommé Robineau, adju¬

dicataire de ladite place, rrqui fut ruinée eu avril 1 583 par suite des grandes eaux, laquelle ruine i.vait entraîné celle de la meilleure partie des cinq étaux». Les dommages avaient été, en effet , considérables, puisque la dépense occasionnée par les travaux de réfection s’éleva à la somme de onze mille cent quatre-vingt-dix 1. Iz., conformément aux devis et estimation «des maistres jurés maçons et charpentiers du Roi». (8 octobre 1,883.) — Arch. nat., Su, p. parch. — Communication de M. P. Le Vayer.

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aux seigneurs, doyen et Chapitre de Sainl-Germain-l’Auxerrois, moyennant la somme de 4, 5oo francs, par contrat devant Moreau et Martin, notaires au Châtelet de Paris, le icr juillet i5ai, insinué le ig août suivant.

Il convient d ajouter que déjà, en 1 5 1 6 , le Roi avait constitué, au profit du Chapitre de Saint-Germain, 100 francs de rente l'achetable à a . 5 o o francs sur les cinq Etaux de la Gloriette W. Parmi les derniers concessionnaires, il faudrait citer Guillaume le Blanc, marchand et bourgeois de Paris (i5 novembre îGoG), Tristan Casse et Michel Juge, bouchers (22 octobre 1 G 0 7 ) (2I.

L’iiostel de la Glomettg avait façade sur la rue du Petit-Pont, et ses dépendances ne se prolongeaient aucunement jusqu’au cul-de-sac portant le nom de ruelle des et Etuvesn. C est là que se trouvait le fameux et Trou punois v , réceptacle des immondices provenant tant de la boucherie que de la poissonnerie de mer et d eau douce, le plus connu des cloaques du même genre que renfermait Paris.

De tous les historiens de Paris, Sauvai est celui qui s’est le plus occupé du fiel de la Glorielte. Il n’a pourtant pas connu un acte de 1 i54, conservé aux Archives nationales (K 23), par lequel Adèle, abbesse de Montmartre, donna, moyennant un cens annuel de soixante sous, aux marchands de poisson de Paris un certain emplacement situé dans une rue voisine du Châtelet, juxla castellvm regis. Eu revanche il cite l’édit royal de 1/11 G, par lequel Charles VI vise les boucheries de In Glorietle e prez le Petit Chaslelet, ou la Reculale, où souloit estre le Petit-Pont anciens. Celte Reculale , ou beu recule’, d’après Sauvai, ne pouvait être que le cul-de-sac des Etuves.

Des comptes de l'Ordinaire de Paris mentionnent les étaux de la Glorielte et le Trou-Punais en 1 Û2 1 , 1 4g 4 et 1/198. D’autres pièces de 1 558 , 1672 et 1 G 1 2 , également citées par Sauvai, constatent l’état llorissanl de ces étaux à boucherie et à marée. En 1 558 , cependant, un édit avait prescrit leur transfert au Marché- Neuf, établi en face, dans la Cité; mais la poissonnerie seule y fut transférée; les étaux à bouchers subsistèrent jusqu’au moment où fut construit le bâtiment annexe de l’Hôtel-Dieu ( 1 636).

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