‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 2)Chapitre 158 sur 302 · VI. /|Q · texte numérisé non relu

VI. /|Q

Paris, en la grant rue de Sainct Cosme et de Saincl Damien, devant la meson a l'evesque d’Auxerre, laquele fet le coing de la rue as Porées, tenant, d’une part, à la rue des Mâchons, de l’aultre part à la meson des escholiers de Glugny. . . , joingnant, sur la rue Sainct Cosme, à la grandie Guillaume et à la meson Guillaume le Vigneron. t> L’original en latin est conserve aux Archives nationales, S 6586 \

C'est là que prirent résidence douze pauvres écoliers du Petit et du Grand Gaux, qu'on appela, pour cette raison, Calets; ils seront portés au nombre de vingt-quatre. Aux douze théologiens, douze ^petits artiensn furent adjoints un peu plus tard.

La maison acquise de Guillaume le Fruitier n était point appropriée à usage scolaire ; elle avait plusieurs issues, une entre autres, sur la rue des Maçons, qu’un arrêt du Parlement ordonna de murer, pour assurer le bon gouvernement intérieur. Une seule entrée fut conservée, sur la rue des Poirées, dite aussi de Sorbonne dans les titres. Ainsi clos et délimité, le nouveau collège, avec les annexions qui y furent faites, constitua une sorte de fief qu’on appelait nie fief du Trésoriers, et qui se composait de bâtiments scolaires, puis de maisons de rapport comme en avaient tous les collèges, pour suppléer à l’insuffisance de leurs revenus. Il en existait cinq à proximité du Trésorier, après les remaniements qu amena la reconstruction du Collège de la Sorbonne. Elles occupaient la partie du rc fiefs située au nord, qui avait été séparée, par la rue Neu ve-Richelieu, du collège proprement dit, lequel s’était cantonné dans la partie méridionale de ce même fief. Moins d’un demi-siècle après cette séparation (1679), le collège est dit. s’ouvrir sur la rue ÏNeuve-Richelieu, et non plus sur la rue des Poirées, c’est-àdire sur l’extrémité occidentale de cette voie(1).

La rue Neuve-Richelieu, qui n’était qu'une voie très courte faisant communiquer la place de la Sorbonne avec la rue de la Harpe, marquait donc le milieu du fief du Trésorier, à travers lequel elle avait été ouverte. Plusieurs des maisons de rapport y avaient leur entrée, maisons dont une se projetait latéralement sur la rue des Maçons, et une seconde sur la rue de la Harpe. Les bâtiments scolaires leur faisaient face, de l’autre côté de la rue.

La mesure de concentration prise en 1763 amena la suppression du Collège du Trésorier, ou plutôt sa réunion à Louis-le-Grand. Les bâtiments furent vendus peu après et appropriés à usage privé. Ce qui en restait a disparu, de nos jours, avec la rue qui les séparait, pour faire place au boulevard Saint-Michel.

*‘i II existe aux Archives nationales, sous iliverses cotes, des documents contenant de nombreux de'lails sur l’état de ces bâtiments, leurs disposi¬

tions et le terrain qu’ils occupaient. Nous publions, aux Appendices, quelques extraits de ces pièces.

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