CENSIVE ET CHAPITRE DE SAINT-BENOIT
Maison de l’Ymaige de Sainct Léonard (1M7), puis de l’Ymaige Sainct Martin (ii/18), formant l’angle occidental de la rue Zacharie. Elle est indiquée, dans divers litres, comme faisant partie du fief de l’évêché. O11 y constate l’existence d’une forge en 1397.
Maison du Godet (i5/i3), faisant l’angle oriental de la rue Zacharie, et ayant conservé jusqu’au xvm' siècle, dit Saint-Foix, une très intéressante imposte historiée (‘h En 1559, elle appartenait à Raymond d’Orléans, procureur au Châtelet.
Maison de la Magdelaine ( 1 5 6 3 ) , faisant hache sur la rue Zacharie. Vers le milieu du xvi' siècle (1 55g), Marie Bourdet, veuve d’Anthoine Doultre, était tt propriétaresse n de l’immeuble.
Maison de la Serpente (i5aa), dans une situation topographique identique à celle de la Magdelaine. D’après une note de i543, nà Jean de Pré, notaire au Châtelet, appartient la Serpente, tenant au Bkrseau de Fer, et d’autre à veuve Anthoine Doultre 11.
Maison du Barseau de fer ( 1 567), ayant la même assiette. A la date précitée, i.e Berceau appartenait à Fleurant Luillier, avocat au Parlement, et à sa sœur Catherine Luillier, veuve de Mc Nicole du Cayet. En 1 a 0 7 , selon l’ Inventaire des biens de la Sorbonne, le frère, resté seul propriétaire, crdoibt par chacun an xu deniers parisisi) aux ayants droit de Sorbon.
Maison de la Pomme de pin (1607 ), de la Pomme rouge (t 543). En i643, elle était gérée par Martin Chatellier, avocat au Parlement, pour le compte de Marie Anthoine, veuve de Germain Chatellier, conseiller du Boi en son vivant. En 1670, 011 prit, sur le terrain occupé par cette maison, une allée pour servir d’issue à la Maison du Héron, faisant front sur la rue Zacharie.
CENSIVE DE l’ÉVÊCHÉ.
Maison de la Croix d or (i43o), dite, à cette époque, et devant le clocher, tenant ;|) Essais historiques sur Pans, t. I, p. 354. Voir loco cilalo.
/, | o TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS.
à Jehan . . . , d’autre à Jacques Bellçpipe*. En f 543, c’est la propriété de Nicolas
Versoris.
GENSIVE DE LA SORBONNE
Maison de i.’Escu de France («444), puis du Croissant ( i 5 7 5 ) . L’Inventaire de la Sorbonne (1557) constate que uM' Jehan Le Guay, docteur en médecine, tenant à longues années du chapitre Nostre-Dame de Paris une maison où souloit pendre l'Escu de France, doit chacun an ni s. G d. parisis*.
Maison des Trois Boettes ( 1 5 4 3 ) , et, un siècle auparavant, du Cocq, «aboutissant, rue de la Huchette, à l’hostellerye du Lyon d’or 0. Le document d’où ce renseignement est tiré ajoute : «Devant la grant porte du Cocq, a une ruelle ou allée — entre la Lïmace, tenant aux Trois Boyttes.* A cetle époque, Thibault Charles, procureur au Parlement, en acquittait le cens.
Maison de la Lïmace (1 444), divisée, comme les précédentes, eu plusieurs corps de logis. Elle était séparée des Trois Boïttes par une allée, qui se dissimule, dans quelques titres, sous l’appellation de «rue des Jardins*. Ainsi que plusieurs autres immeubles du quartier, elle fut, en «4a7, l’objet d’une spoliation commise par Henri VI au profit du traître chevalier normand Roger de Bréauté, si fréquemment cité pour des exploits de cette sorte : «Item, sur l’ostel de Sicart Olon, ou souloit demourer Ysabelet du Mont, où pend l’enseigne de la Lïmace, près du Moulinet, assiz en la rué Saine! Séverin, soixante cinq solz parisis, laquele rente fut et appartint à Maistre Robert de Tuillieres, sa femme et ses enfansW.*
Au xvuie siècle, la Limace avait «trois corps d’hôtel, deux rue Saint-Séverin et un rue Saillembien*. Ce dernier avait été construit probablement sur le terrain situé, dit un titre de i 444, «au dernere de la Lymace, ou avoitjardin, estable et fonderye, auxquels conduisait une allée*.
Maison du Moulinet (1 465) . faisant le coin occidental de la ruelle Saillembieu, ainsi désignée dans un titre cité par Sauvai : «Le Moulinet, tenant d’un côté à la me Salembien, aboutissant par derrière à la rue des Jardins, et, par devant sur ladicte rue Sainct Severin. * Cette « rue des Jardins* ne peut être que l’allée conduisant à «Testable et fonderye* situées derrière la Lïmace, et à laquelle le Moulinet du plan Berty ne saurait aboutir. Encore une occasion de bénéfice pour l’insatiable Roger de Bréauté. Voici ce que Sauvai a lu dans les Comptes des confiscations de la Ville de Paris , pour la période comprise entre i4a7 et i434 : «Mai-
Paris sous la domination anglaise, p. 261.
son seize rue Sainct Severin, tenant, d’une part. , à une petite ruelle sans bout, appellée ruelle Sallembien -1) v ; renseignement complété par cet autre texte : rtltem, sur la maison Jehan Régnault, où pend pour enseigne Le Moulinet. . . , trente solz quatre deniers parisis P). » En 1 546 , l’immeuble en question est occupé par Catherine Belin , veuve de Jacques Régnault, examinateur au Châtelet. L’année suivante, le slatu quo persiste, avec cette seule variante, que Catherine Belin possède au lieu et place de Me Jehan Belin. Ensuite divers documents nous font connaître que cette maison fut l’objet d’un procès entre le chapitre de Notre- Dame et le Prévôt des Êchevins de Paris qui s’en disputaient la censive ( i 5 -7 ■ÿ- 1 588).
Au xvic siècle, elle est possédée par Mc Louis Régnault : ses héritiers en font cession à M° Pierre Prévost, dont la succession est recueillie en 1677 par Jean Cabry <»>.
Rue, ou Ruelle Saillembien. Voir, à son ordre alphabétique, la notice qui lui est consacrée.
Maison sans désignation, faisant le coin oriental de la ruelle, ainsi désignée en 1 5 8 5 : crMaison en deux corps d’hostel, en la rue Saint-Séverin, contiguë au Pot d’estain. »
Maison du Pot d’estain (i465), ayant eu primitivement un corps de logis sur la ruelle Saillembien, et paraissant avoir porté, en i4i8, l’enseigne de la Caige. Me Etienne Gourion, docteur en médecine, en lit acquisition aux criées du Châtelet le 23 avril 1 6o3 , sur Philippe Mégissier, moyennant onze cens soixante livres tournois W.
Maison de l’Ymaige Saint Morice (i545), contiguë AlTmaige Nostre Dame, dont elle faisait partie au xvc siècle. Claude Lange et Cécile de Launay, sa femme, vendent la tierce partie de la maison (1 586).
Bien que nous ayons déjà mentionné de nombreuses confiscations d’immeubles et de rentes, tant dans cette rue que dans les rues avoisinantes, il en est une encore qui frappe sur tria maison de Jehan Boutelière, drapier, assise au carrefour Sainct Séverin et faisant le coing d’icelluy carrefour; quarante cinq solz parisis PI». Par suite de localisations antérieures ayant identifié deux des maisons d’angle de ce carrelour, il 11’y a place, pour la boutique du drapier spolié, qu’au coin de la rue
(l> Sauvai, Antiquités de la Ville de Paris, l. III, p. 567.
(1) Paris sous la domination anglaise, p. 262. Arch. nat. , LL 1 6 1 , fol. 45o-453.-LL 1 65 .
fol. 1/17. — Communiqué par M. P. Le Vayer
(4) Arch. nat., LL 168, fol. 275. — Communiqué par M. P. Le Vayer.
(5) Paris sous la domination anglaise, p. 260.
Saint-Séverin, ou à celui de la rue Galande, à l’Ymugp. Nostre-Dame, ou à l’Ymaige Sainct Jehan.
line autre localisation présente plus de difficultés : c’est celle de la maison de Henri de Grève, et seize ruë Sainct Séverin et taxée à quatre livres pour le logement des escholiersffifl. Aucune autre désignation ne nous permet de préciser remplacement de ce logis scolaire.
ÉGLISE SAINT-SÉVERIN
Cet édifice remonterait au iv' siècle. A vrai dire, on ne connaît pas 1 époque précise de sa fondation ; on ne sait pas même quel est le saint sous le vocable duquel il est placé. Est-ce saint Séverin d’Agaune; saint Séverin, apôtre de la Bavière; deux autres saints du même nom, évêques, l’un de Cologne, l’autre de Bordeaux, ou simplement un pieux ermite parisien, de l’époque mérovingienne,
< [ui paraît avoir vécu sous le règne de Childebert? Les historiens sont partagés à cet égard et il n’existe pas de document qui permette de trancher la question.
L’antiquité de cette église donne à penser quelle a pu (aire partie du vaste enclos entourant le palais des Thermes; les débris gallo-romains qu on a découverts, chaque fois qu'on a fouillé le sol environnant, rendent cette hypothèse assez vraisemblable. Soit qu’on ait utilisé pour le culte chrétien des constructions préexistantes, soit qu’on ait bâti à nouveau dans une partie du pourpris du palais, 1 antiquité de ce coin du Vieux Paris paraît démontrée.
La dernière année du vnc siècle, une femme de haut rang, Erminethrude, lègue, par son testament, à une église de Paris, qu’elle appelle Basilica Sancli Sinsuriani, des biens considérables. Mabillon, qui, le premier, a publié ce testament, a cru que Sinsurien était une altération de Symphorim; il semble plus raisonnable de diviser le mot : Saint Surien, comme on dit encore aujourdhui à Bordeaux, ou Saint Sevnn, par syncope de l e muet, comme on a continué a dire à Paris et dans tout le nord de la France.
L’origine gallo-romaine et mérovingienne de l’église Saint-Séverin semble donc très probable. Quant aux diverses phases de son existence archéologique, elles oui été exposées de diverses façons, et la vérité n’est pas absolue sur ce point. Les antiquaires contemporains ont serré la question d’assez près; M. de Guilhermy, en particulier, résumant tout ce qui avait été écrit avant lui, est arrivé à présenter un exposé assez complet de l’histoire monumentale de Saint-Séverin. Le premier auteur du présent ouvrage, A. Berty, a donné, lui aussi, une monographie cri-
' ■ Mémoires de la Société de J’ Histoire de Pans, I. IV, p. 168.
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Une autre localisation présente plus de difficultés : c’est celle de la maison de Henri de Grève, irscize rue Sainct Séverin et taxée à quatre livres pour le loge- > ment des cscholiers(|)a. Aucune autre désignation ne nous permet de préciser l'emplacement de ce logis scolaire.
Bordeaux, ou simplement on pieux ermite pan-H» n, 4e 1 ; q» oéKwi
qui paraît avoir vécu sous le règne de Ghildebert ? Les historiens sont partagés à
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• cièté de VHi ir* d* Pari*, I. IV, p. i 'f
lique de cette église. Nous croyons devoir reproduire les deux articles de ces archéologues, parce qu’ils se complètent l’un l’autre.