ÉCHOPPES ADOSSÉES CONTRE LA CHAPELLE SAINT-YVES
(Archives nationales, S 8629.)
(Texte, p. 249-258.)
rtCe carton renferme quatre pièces au sujet de la demande formée par les bourgeois de la rue S-Jacques pour empesclier les M” et gouverneur de S'-Yves de faire rebastir les échoppes le long de l’église dudit Saint-Yves.
La première est une requête présentée ( 2 3 juillet 1626) a la Avilie par lesdits babitans de la rue Sl-Jacques, par laquelle ils fa supplient d empecher lesdits de S1- Yves de faire rebâtir les échoppes qui étoient le long de ladite chapelle; au bas de laquelle requele est assignation donnée auxdits de S'-Yves pour comparoir audit hôtel de Ville afin que deffences leurs soient faites de les faire réédifier.
La 2a est une requête présentée à la Ville par lesd. de S-Yves a ce que lesd. habitons de la rue Sl-Jacques soient tenus de faire faire la visite par eux demandée pour empescber le rétablissement de l’échoppe en question et que faute par eux de ce faire, que les delfenses seront levées et la reconstruction faite.
La 3’ ordonnance de M' Augustin Le Roux conseiller au Châtelet de faire commendement à la requête desdils babitans aud. sieurs de. Sl-Yves, de se trouver devant la porte dud. S‘-Yves pour estre présens à la visite qui sera faite des échoppes en question (7 octobre 1628).
APPENDICES ET PIÈCES JUSTIFICATIVES. 479
La 4e est la communication faite du commendement à la requête desd. habitans auxd. de S -Yves de se trouver à la visitation des lieux dont question est (iG octobre 1628).
Une nouvelle liasse, contenant cinq pièces, est une suite de la procedure faite par les habitans de la rue S'-Jacques pour empescher les administrateurs de Sl-Yves de reedilEer les échoppes le long de ladite église. Malheureusement on ne voit pas finir cette affaire. En effet la 5e et dernière pièce, à la date du 5 février 1G29, est un extrait d’une sentence de l’Hôtel de Ville qui remet la cause d’entre les parties lorsque le procureur du Roy sera à l’audiance.
En attendant les Gouverneur et confrères de Sl-Yves remontrent dans la 2e pièce «que la place sur laquelle étoit bastie l’échoppe qu’ils entendent restablir appartient à ladite chapelle S'-Yves, que sy les habitans qui ont signé la requeste ont interest audict restablissement qu ils ayent a payer en leurs privez noms la valleur de la chose pour estre les deniers employez au proffict de ladicte chapelle, laquelle boutique auroit esté de tous temps baillée au serviteur de l’église pour ses gages des services qu’il faict a ladicte chapelle pour toutes les nécessitez, desquelz gages qui vallent au moings qnarente ou cinquante livres par an la chapelle scroit surchargée s’il n’étoit permis de rebastir lad. échoppe qui est tombée en partye par la caducité et en partye par la viollence de quelques charrois, et que la chapelle est pauvre, chargée de deulx ou trois vieilles maisons qu’il convient dans peu d’années rebastir, et doit des rentes pour celles qu il convient rebastir. Voila pourquoy il n’est pas juste de diminuer son revenu pour la commodité des particuliers, et que l’échoppe n’a point esté bastie comme Ion dict pour faire un corps de garde pendant la Ligue, et ayant esté de tous temps et antienneté, et qu’il est moings juste de prendre le bien de l’église que des particuliers. Que sy lesdicts particuliers ou la Ville veulent indempniser ladicte église, ils accordent de ne point rebastir, mays aultrement soubtiennent qu’il est loisible a l’église de bastir sur son fonds. »