‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 2)Chapitre 233 sur 302 · D’APRÈS L’INVENTAIRE DES TITRES DE CET ETABLISSEMENT · texte numérisé non relu

D’APRÈS L’INVENTAIRE DES TITRES DE CET ETABLISSEMENT

(Archives nationales, MM 378.)

(Texte, p. 286-288.)

tr Le contrat de vente (i 8 avril 1612) ne lezoit point les officiers et boursiers du collège de Cambray, car quoique les batimens en dépendons eussent été estimés 117,600^, cependant ces bâtimens ne produisoient alors que 720^ de loyer, outre le logement des officiers et boursiers; ainsi en les supposant logés dans le collège de France, la rente de i,ooott représentait avantageusement les loyers qu’ils pouYoient retirer en ce tems-là.

Mais les conditions contenues dans ce contrat ne furent point exécutées littéralement. On ne détruisit qu’une partie du collège de Cambray, et trois boursiers seulement furent délogés. Il leur fut accordé à chacun 6ott par an d’indemnité, ce qui porte la rente de i,ooott à i,i8otf.

Le corps d’hôtel destiné pour le logement des officiers et boursiers ne fut point construit, non plus que la chapelle que Sa Majesté s’étoi t obligée de faire bâtir; de sorte que ces officiers et boursiers continuèrent d’occuper leur maison, qui, peu de lems après, tomboit presque en ruine, surtout à cause des démolitions qu’on y avoit faites pour construire une portion du collège royal.

Quoique par contrat le roy fût tenu d’entretenir de toutes réparations les batimens dépendons du collège de Cambray, cependant les officiers et boursiers de ce collège furent obligés, en l’année 1670, de les réparer à leurs dépens et d’emprunter, pour cela, une somme de trois mille livres, pour le payement de laquelle ils furent contraints de vendre, en 1672, la rente de ioott parisis qui leur appartenoit sur la châtellenie de Mallay le Roy, etc.

D’un autre côté, la rente de i,i8ott qui étoit duë par le Roy, ne fut point acquittée exacte-

ment, de sorte que lorsque ledict collège a été' réuni à Louis le Grand, il éloit dû une somme

de ao,68ott pour arrérages de cette rente depuis l’année 1637 jusques en 1662.

De plus la rente de 78 12’ 6J due au commandeur de S1 Jean de Latran, non seulement 11e fut point 1 achetée par le roy, mais depuis 1G72 jusques en 1696, le collège de Cambrav lut contraint de payer les arrerages, en vertu d’un arrêt du Parlement, obtenu contre lui par ce commandeur, de sorte que le collège paya, tant pour les arrerages de ladicte rente que pour les frais, la somme de 079** a’ dont il ne put jamais obtenir le remboursement, etc.

Telle éloit la situation lorsque le collège de Cambray a été réuni à celui de Louis le Grand. Dès les premiers momens de cette réunion, le bureau d’administration crut, devoir s’occuper de faire indemniser le collège des préjudices que lui avoit causes l’inexécution du contrat du 1 8 avril 1 6 1 2 . a

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