ÉCOLES DE MÉDECINE DE LA RUE DE LA B Û CHERIE
a mars 1/171. — La Faculté nomme une commission chargée de faire réparer le mur qui sépare la maison (des Chartreux) qui lui appartient maintenant, de la maison de l’évêque de Chartres. Celte commission est ainsi composée : maîtres Denis-soubz-le-Four, Guillaume Basin et Jean Avis, doyen.
3 avril 1A71. — Les maçons, en faisant une tranchée pour asseoir le mur mitoyen intermédiaire entre la nouvelle maison de la Faculté et celle de l’évêque de Chartres, trouvent une antique fosse d’aisances. Il s’agit de combler celle fosse. Les maçons demandent
10 1. 16 s. La Faculté et l’évêque de Chartres payeront cette somme, chacun par moitié (convention du 9 décembre 1/171). Ce mur mitoyen avait A toises 10 pieds de long. La Faculté eut à payer 28 1. A s. 10 d. et l’évêque de Chartres autant.
3 juin 1A72. — On s’occupe beaucoup des écoles futures. La maison de Guillaume de Canteleu a été renversée de fond en comble; à sa place on a commencé l’édification d’un bâtiment neuf. Mais l’on n’a pas assez d’argent pour conduire jusqu’au bout la construction; on s’arrêtera lorsque le bâtiment sera construit à ras de terre. On écrira à Robert Poitevin, médecin du Roi, qui avait promis au moins cent francs (sic). On écrira pareillement à Conrad Hemgarch, autre médecin et astrologue de Louis XL
27 février 1/173. — La Faculté fait marché avec le maçon Pierre Henri, pour l’édification de la maison des Ecoles jusqu’au premier plancher. La charpente coûtera 1 1 0 livres tournois.
29 janvier t/17/1. — On décide que le maçon Pierre Henri se mettra à l’œuvre immédiatement, et qu'il continuera sans interruption. Le susdit maçon s’y engage par contrat.
3 septembre 1/17/1. — On arrête que les maîtres qui abandonneraient leurs honoraires pour la construction des écoles, ne le feraient que sous forme de prêt, et que la Faculté les rembourserait. Guillaume de Algia abandonne ainsi A écus; Denis-soubz-le-Four, Rasso Madidi, chacun 10 écus; Jean Rosée en est quitte pour 6 écus. On convient encore que les docteurs qui prêteraient de l’argent seraient remboursés avant tous les autres, et que celui qui donnerait le plus serait remboursé le premier. On donne en garantie tous les biens de la Faculté, comme appert d’un acte fait par les notaires Godin et Eveillard.
1/176. — La maison des Ecoles est terminée; on y place une chaire qui coûte A écus d’or, des bancs pour les écoliers; la porte d’entrée occasionne une dépense de A autres écus d’or.
11 y a déjà une bibliothèque (librairie).
1/178. — On parle déjà de réparer la maison. Procès avec les maçons et les entrepreneurs.
1/191. — On protège les fenêtres des Ecoles d’un treillage en fil de fer; on construit des latrines. Tout le pourtour des Ecoles est garni de plaques de marbre pour les garantir de la pluie; ces plaques coûtent A écus 21 sols parisis. On constate encore l’existence d’un bureau ( bureïlum ) de la Faculté. Ces treillages en fil de fer ne suffisent pas encore pour garantir les vitres contre les vagabonds qui les brisaient à coups de pierres. Les comptes de l’année 1 A92 enregistrent une dépense de A livres parisis de fil d’archal ,
qu’exige un fabricant de Paris, le seul qui eût voulu se charger de cet ouvrage, « propter penuriain fdi, r alloue belli durantis-n.
28 juillet 1Û93. — Il est question de construire sur la porte extérieure des Ecoles un petit monument qui servirait de chapelle. On nomme môme pour cela une commission composée de Arnici, Helani, Gaufridi et Michel de Colonia, doyen. Mais après mûre réllexion, et «propter cerlas causas », ce projet est renvoyé à une autre époque.
26 octobre 1A93. — Des députés avaient été chargés d étudier la question de savoir si l'on devait acheter un certain jardin et une vigne pour les anatomies. Ce terrain, situé près de la Faculté, coûtait 110 francs. Le doyen verra si la chose est à faire. On parle aussi (25 juin 1A9A) d'acheter, pour faire les anatomies, un jardin près de l'abbaye de Saint-Victor. (Ces projets n'ont jamais reçu d’exécution.)
3o mai 1Û99. — La Faculté fait paver la rue devant les Ecoles. On place un heurtoir en fer à la porte extérieure «ne amplius quaterelur ostium lapidibus n.
là janvier i5oo. — Réunion touchant l’édification d’une chapelle au-dessus de la porte d’entrée, suivant un projet déjà conçu sept ans auparavant (juillet 1 9 3 ) . Mais il a tellement plu, l’accès aux Ecoles est tellement difficile, que peu de docteurs ont répondu à la convocation. On renvoie celte affaire à une autre assemblée. Le 2 U du même mois, on prend cependant un parti : on construira cette chapelle le plus tôt possible. Richard Helain, Théodore Le Cirier, Michel de Greil y aviseront.
;ïi octobre i5oo. — On fera construire dans la cour des Écoles, contre les murs, deux espèces de bornes, fournies chacune de trois marches en pierre, afin que les docteurs puissent monter facilement sur leurs mules et en descendre. Cette construction coûte 5A sols parisis.
1 5oo. — On achète (iAs. Ad.) quatre charretées de sable pour élever le sol de la cour des Ecoles détrempé par les eaux. On répare en même temps le mur des latrines détérioré par la même cause.
17 mai i5o2. — La Faculté décide que, pour rendre l’air plus pur, il sera fait aux Ecoles deux ou trois nouvelles fenêtres.
25 juin i5o2. — Pour la troisième fois, on parle de la chapelle à construire au-dessus de la porte d’entrée des Écoles. Cett^fois, la Faculté, après avoir fait visiter les lieux par les maîtres maçons Gondeval et Raudin, fait marché avec le maçon Nicolas Tréteau. Un contrat est passé le 7 août, et porte la dépense à i,5oo livres tournois. La chapelle aura 9 pieds de hauteur. A l'occasion de ce contrat, les maçons sont abreuvés de 28 sols parisis de vin. Ils travaillent si bien que le petit monument est terminé a la fin de l'année. Malheureusement , un maçon tombe de l’échafaudage et s’v blesse gravement. Les maîtres régents se cotisent et donnent à sa femme 60 sols parisis.
17 octobre i5iA. — Pierre Rosée, docteur-régent, au nom de la Faculté, baille à litre d’échange, but à but, à Jehan Jacquin, enlumineur, et à Philippe de la Marre, sa