ÉCOLES DE MÉDECINE DE LA RUE DE LA BÛCHERIE
femme, 6 l. Zio s. de rente. Moyennant quoi Jacquin transporte à ladite Faculté la septième partie, par indivis, de la maison dite des Trois-Rois; cette maison se compose de deux corps de batiment, l’un devant l’autre, séparés par une cour, et ayant une cave.
1er février 1 5 1 5. — Nicolas de la Marre et Pierrette Guyart, sa femme, vendent à la Faculté une septième partie de la maison dite des Trois-Rois.
2 î décembre 1 5 1 8. — Nicolas de la Marre et Pierrette Guyart, sa femme, Jehan de la Marre, Alix Grandeur, sa femme, François de la Marre et Geneviève Guyart, sa femme, garantissent à la Faculté la possession de deux septièmes de la maison des Trois-Rois.
20 août i5ai. — Sébastien Fournier vend à la Faculté la septième partie de la maison des
Trois-Rois.
22 avril i&25. — La maison des Trois-Rois appartient tout entière à la Faculté. Mais que va-t-on en faire? Les temps sont mauvais. On se contentera d’y faire percer à l’orient deux fenêtres vitrées. D’ailleurs, l’ancienne maison a besoin de beaucoup de réparations; un voisin , nommé Richer, se plaint que, par la faute des docteurs, sa maison est envahie par les eaux.
î/i novembre 1527. — Les docteurs s’e'tant assemblés dans la maison de leur collègue, maître Zoline, Théodore Le Cirier démonlre la nécessité d’agrandir les Écoles à cause de la foule des élèves. 11 offre ses propres biens pour cela. La Faculté nomme une commission composée de : Théodore Le Cirier, Michel de Credulio, Pierre Laffilé, Louis Braillon, Guillaume Zoline, Michel Dumonceau et Jehan de Hartil.
i5 août i528. — Michel de Colonia, chantre à l’église de Paris, et docteur-régent, offre de construire, à ses frais, une chapelle, et de payer un chapelain qui serait présenté par la Faculté. On nomme des commissaires qui seront chargés de déterminer le lieu et la forme du bâtiment.
Louis Peteau, maçon juré, visite les lieux pour la construction de cette chapelle; il visite aussi la maison des Trois-Rois pour l’agrandissement des Écoles. Mais le devis qu’il dresse n’est pas accepté. On s’entend avec un autre maçon nommé Bastier. Le 27 septembre, ce dernier reçoitune première somme de 80 livres tournois. Le 19 octobre, un serrurier reçoit pareille somme de 80 livres. Il paraît au maçon qu’on ne peut construire sur le premier plan, à cause de la faiblesse du mur mitoyen entre les Ecoles et la maison Richer. II vaudra mieux la faire «ad modum cujusdam aulœ-n, plus élevée cependant que l’ancienne chapelle.
2 1 décembre 1 528. — Mc Charles Gauthier, procureur au Châtelet, et Nicolas de Vallancourt,
marguilliers de l’église Saint-Étienne-du-Mont, cèdent, par rachat, à la Faculté, 8 sols parisis de rente, qu’ils percevaient sur la maison des Trois-Rois appartenant à ladite Faculté; ce rachat consenti moyennant 7 1. 4 s. t.
t 535. — Un charpentier reçoit une certaine somme pour la construction d’une étable à chevaux. On plante aussi un nouvel érable dans le promenoir des Écoles.
19 octobre i542. — Le quartenier de la ville ordonne, sous peine de confiscation, que la
Faculté contruisc des latrines dans la maison des Trois-Rois. Ces latrines coûtent : 62 1. 0 s. 20 d.; pour le charpentier, i5 1., dont 6 s. pour le siège.
1 546. — La grande cour des Ecoles est pavée de dalles de pierre; ces dalles mesurent 9 toises 1 pied de long, sur 1 3/4 de largeur. Le pavé de cette grande cour contenait 10 toises, et le pavé de la petite cour, 2 toises 1/2.
i5 octobre 1647. — La Faculté décide que pour établir une communication entre les deux maisons des écoles on construira un escalier [trochlea gradaria).
i548. — Cet escalier est muni d'une corde à puits pour faciliter l’ascension aux Ecoles supérieures.
i5Ô2. — Un maçon reçoit 10 1. 16 s. 2 d. pour avoir réparé les cheminées et les tuiles des Écoles, que les vents avaient emportées, plus, 3o sols pour « refaire les pissoeres de l’étable et vuider la fosse*.
2.3 novembre 1 566 . — Des maisons voisines des Ecoles sont à vendre. On décide qu'on les achètera afin de pouvoir agrandir ces mêmes écoles et bâtir un théâtre anatomique. On prendra pour cela l’argent provenant des nouveaux docteurs.
3 juillet 1567. — O11 décrète qu’on achètera la maison Richer et Gilbin (le Soufflet), voisine
des Ecoles.
4 juillet 1567. — Les deux achitecles Thiersault et Le Peuple, accompagnés des quatre
docteurs Le Gay, Denizot, Pretre et Jean Rochon, doyen, visitent cette maison et l’estiment à 2,5oo livres. Maître Jérome de Varade lâchera de s’arranger avec Isambert pour la troisième partie de l’immeuble.
29 novembre 1567. — Jérôme de Varade apporte le contrat de vente de la troisième partie de la maison du Soufflet.
i5 janvier 1 5 68. — Au nom de la Faculté, Jérôme de Varade achète ce qui restait de la maison du Soufflet, et qui appartenait à Marc Gilbin et Alexandre Richer, pour le prix de 420 livres. Notaire : M° Maheux. On ne paye pas comptant, mais on assigne une rente aux vendeurs, en donnant pour garantie tous les biens de la Faculté. Le contrat de vente est du 6 juin 1 568 et le contrat de garantie du 12 juin.
18 août 1 5 68. — La Faculté apprend que la maison Richer (dite aussi du Soufflet) qu’elle vient d’acheter, menace ruine. On l’abattra complètement au premier jour.
1569. — On l’abat en effet; et le maçon, Nicolas Aubin, reçoit pour cela 1 45 livres.
25 janvier 1578. — On parle d’agrandir encore les Ecoles à cause du grand nombre d’élèves qui les fréquentent.
20 novembre 1578. — Le doyen, Henri de Monanteuil, prononce un discours sur l’état actuel