PLACE DE CAMBRAI
La place de Cambrai est d’origine relativement moderne, puisqu’elle ne date, en tant que place, que du commencement du xvuc siècle; jusqu’à cette époque, le terrain quelle a occupé appartenait au cimetière de Saint-Benoît et à la rue Saint-Jean-de-Latran, dont elle ne couvrait que la partie occidentale.
Un titre de i48a donne d’intéressants détails sur l’aspect que la future place de Cambrai présentait, vers la fin du xv° siècle. On y voyait alors n ung cymetierre estant en la rue Sainct-Jacques et faisant le coing de la rue par laquelle l'en va de ladicte rue à Sainct-Jehan de Latran; lequel cymetierre, qui est cloz de murs, est front à front de ladicte eglise Sainct-Bcnoist et appartenant à ycelle eglise ; ouquel cymetierre a deux portes fermans, l’une du costé devers ladicte rue Sainct- Jacques, et l'aultre du costé du collège de Cambray. Au bout duquel cymetierre, devers ledict college de Cambray, a une petite place commune, estant en la haulte justice de ladicte eglise Sainct-Benoist et de Saincte-Geueviefve ; et laquelle place s’extend jusques auprez de la grande porte de la principale entrée dudict collège
de Cambray, et jusques à une tournelle contre laquelle est enclavé ung marmozet de pierre de taille regardant sur une borne, laquelle a accoustumé estre sur le bout de la chaussée de ladicte rue de Saint-Jehan de Latran; lesquel* borne et marmozet que on dit faire la séparation des haultes justices do Raincl- Benoist et de Saincte-Geneviefve ».
Ce texte, fort curieux au point de vue descriptif, nous lait connaître ce qu était, eu 1 6 8 a . l’emplacement qui devint plus tard la place de Cambrai. Voici, d'après Sauvai, qui en parle en historien contemporain, l’aspect que présentait la place, peu de temps après sa transformation : «Les libraires et les escoliers du Mont Saint-Hilaire et de la rue Saint-Jacques se promènent les soirs, après soupé, sur la Terre de Cambrai, qui aboutit à la fontaine Saint-Benoist et passe outre le College Royal, le collège de Cambrai et la Commanderie de Saint-Jean de Latran. Elle estoit couverte du cimetiere de Saint-Benoist, vers le commencement de ce siècle W. d
Et maintenant, quelle est l’origine du nom donné à cette «terrer, ou « terrain de Cambrai r, — car les deux mots se trouvent dans les titres et chez les auteurs, — -nom que la place a gardé après sa transformation et quelle porte encore aujourd’hui? Faut-il la faire remonter à Guillaume d’Auxonne, évêque de Cambrai. lequel, en août 1 3 3 6 , acheta du curé de Saint-Benoît «une maison sur une place qui est devant Saint-Jean de Latranr? — « On le dit généralement r, ajoute Le Beuf, qui cite ce texte; mais son savant annotateur, Hippolyte Cochons, est, avec plusieurs autres historiens de Paris, d’un avis contraire; il fait, avec raison, honneur de cette appellation au collège de Cambrai, qui avait sa principale entrée sur la « terre n ou « terrain n dont il s’agit. La discussion à laquelle il se livre, et qu’il appuie de textes probants, mérite d’être intégralement reproduite.
«D’abord, dit-il, plus d’un siècle après l’acquisition de l’évêque de Cambrai, la place en question n’avait point encore de dénomination, et l’on était oblige de décrire les lieux environnants pour l’indiquer; en second lieu, cette place appartenant au collège de Cambrai, il est plus rationnel de croire quelle a reçu son nom de l’établissement qui le possédait r.
Il en possédait tout au moins la partie qui l’avoisinait et sur laquelle il avait son entrée; et ce qui le prouve, c’est le procès qu’il eut à soutenir, en iû8t et iû8a. contre l’église Saint-Benoît, propriétaire du cimetière auquel la «terre de Cambray r était contiguë. Elle n’était alors, ainsi que le constate une pièce transcrite par Hippolyte Cocheris, qu’un jardin entouré d’une haie, muni de portes fermant à clef, et clos, un peu plus tard, d’une muraille qui fut démantelée par les religieux de Sainte-Geneviève et les chanoines de Saint-Benoît.
Antiquités de Parts, t. 1, p. G33.
Le Bcuf, édit. Cocheris, t. Il, p. Sh.
D anciens élèves du collège de Cambrai, appelés sans doute à témoigner dans I instance, certifient savoir veu, douze ou quatorze ans en çà , une place ou jardin , qui est devant et joignant, d’un costé, le collège de Cambray, d’aultre costé, un cymeliere de la cure de Saint-Benoist le bien tourné; et à une place qui est devant ledict collège et Saint-Jehan de Latran, estre fermée d’espines et y avoir ung huis fermant à clef, par lequel les maistres et escolliers dudict colleige, à qui ledict jardin appartient, y entraient et yssoient chascun jour».
Malheureusement cette jouissance était quelque peu troublée, à raison de la contiguïté du jardin et du cimetière : tticeux de Sainct-Benoisl, disent les anciens écoliers du collège, en faisant procession le jour des Cendres, demandoienl toujours la clef à ceulx d icelluy colleige, qui l’avoient et la gardoient».
Ce n’est pas tout : a les mesmes anciens disent en oultre qu'ils ont veu, puis quatre ans en çà, clorre despines et desclorre icelluy jardin, par ceux du colleige de Cambray, et commençoient à le faire fermer de muraille, quand les religieux de Saincte-Geneviefve et lesdicts de Sainct-Benoist par force le rompirent ou firent rompre».
La seconde pièce visée par l’annotateur de Le Beuf est un autre certificat vu antérieurement par Berty, et dont nous avons placé un extrait en tête du présent article.
Le cimetière de Saint-Benoît, qui, par sa contiguïté, avait donné lieu à ces différends, fut transféré, au commencement du xvif siècle, derrière le Collège Royal, où une portion de rue a gardé son nom. Avant cette translation, on le nommait communément sic grand cimetiere, le cimetiere de Cambray, le cimetiere de l’Acacia» — a cause d’un arbre de celte espèce qu’on y avait planté — et enfin "le cimetiere du corps de garde», à raison de la proximité d’un poste qu’on y avait établi. La <t terre» ou trplace de Cambrai» avaitpu en faire originairement partie; mais elle en était depuis longtemps détachée. (Voir les articles relatifs aux rues Fiiomextel, du Cimetiehe-Saint-Benoît, et Saint-Jean-de -Latran. — Voir également, pour se rendre compte de l’emplacement occupé par le Collège de France, les notices relatives à ceux de Tréguier et de Cambrai, ayant leur entrée sur cette dernière voie.)
Les notices que nous leur avons consacrées , à l’article de Saint-Jean-de-Latran , concilient les deux opinions émises à propos de l’origine du nom de Cambrai. Guillaume d’Auxonne, évêque de la première de ces villes, et habitant, à Paris, un hôtel ainsi désigné, l’ayant légué pour en faire un collège, où s’installèrent les premiers boursiers, le nouvel établissement, qui donna plus tard son nom à la place, prit naturellement celui du diocèse et de la résidence parisienne de l’évêque fondateur.
Cet établissement supérieur d'instruction publique, qui est de fondation royale et n’a jamais appartenu à l’ancienne Université de Paris, occupe une place à part au milieu des collèges parisiens, créés, presque tous, par les libéralités des évêques, des abbés, des dignitaires ecclésiastiques et des particuliers.
C’est, la première affirmation de l’idée moderne : donner l’enseignement est le droit et le devoir des gouvernants. crDès l’an i3oo, dit Le Bcuf, Raymond Lulle avoit sollicité, auprès du roi Philippe le Bel, l’établissement d’un collège de l’espèce dont est celui-ci; mais cela n’a été exécuté que sous François Ier; encore le bâtiment qui se voit n’est-il que du tems de Henri IV (2>. n
La conception de Raymond Lulle fut reprise, plus de deux siècles après, par le roi-chevalier. Depuis l’alliance contractée par le frère de Charles VI avec Valentine de Milan, les relations avec l’Italie étaient devenues très fréquentes W. Les guerres de Charles VIII et de Louis XII amenèrent beaucoup de Français à franchir les monts et à connaître les savants que la chute de Constantinople avait forcés de se réfugier dans la Péninsule. François Ier les connut après Marignan et se souvint d’eux, même après Pavie; il distingua également, à Paris, les lettrés auxquels ne pouvait suffire l’enseignement élémentaire des collèges : c étaient Vatable, Pierre Galland, Guidaceris, professeurs au Cardinal-Lemoine, à Boncourt et aux Lombards. A ce premier groupe s’adjoignirent d’autres maîtres, et le roi prit dès lors la résolution de fonder dans Paris, dit Félibien, te un nouveau collège où il espéroit d’attirer, par des récompenses, les plus savants hommes de l'Europe V.
C’est en i53o qu’il y eut un commencement sérieux d’exécution.
-•Le Roi, dit l’historien que nous venons de citer, commença par instituer, en i53o, les professeurs royaux des langues grecque et hébraïque, aux gages de deux cents e'eus d’or. A ces professeurs il en ajouta d’autres, à mesure qu’ils se présentaient, et l'on en fit monter le nombre jusqu’à douze en tout, savoir : quatre pour les langues, deux pour les mathématiques, deux pour la philosophie, deux autres pour l’éloquence, et autant pour la médecine, avec les appointements de deux cents écus d'or pour chacun des lecteurs royaux. On voit, par les lettres patentes de François I", en date du mois de mars i5A5, qu’il leur donna la qualité do
(l) Le Collège de France, que nous plaçons à la suite de l'article relatif à la place de Cambrai, peut être également rattaché à la rue Saint- Jean-de-Latran , puisque son installation première a eu lieu dans les salles des deux maisons scolaires ayant leur entrée sur cette rue, Tréguier et Cambrai.
(î) Histoire de tout le diocèse de Paris, t. il, p. 602.
(s) Voir à cet égard le poème d’Aslesan et la notice que nous lui avons consacrée dans le grand ouvrage intitulé Paris et ses historiens aux xiv' et xv‘ siècles, p. 5 1 5 et suiv.
HH. HISTORIQlif. DI tlf.tJJ PABI8
Cet établissement supérieur d'instruction publique, qui H de fondation royale et n'a jamais appartenu à Itaieuiu I (iivei-ilé <)> P - h •• une place à part
au milieu des collî ;;■■> . .r i,-n* ■ »*»> - •’ ** M i!. lés des
évêques, 4m abbé - d • »j . H"
C'est la première iHmatinn Ht I hriH : donner l'enseignement est te
<4i t a de d. l'an i3oo. dit Le Beuf, Raymond Udle
H-, t • 4> r» «• H. .. I etablissement d’un collige de t'es-
wv » i- ■ ulé que sous François Ier; encore le
Imo de Milan, les relations avec l'Italie elai.m devenue» très fréquentes . Les guerres de Charles VIII et de Louis XII amenèrent beaucoup de Français à franchir les monts et à connaître les savants que la chute de Constantinople avait i • i, *. >. G P', -ni- François I" les connut après Marignan et
#r-*. 4 use» à Paris, les lettrés
- éimm e étaient
, . ; ; . Hall Ha. tt \ Anurur* a» ». • 1 .ii.uiie, à lioncourt
et m Lombards. A ce premier groupe s adjoignirent d'autres maîtres, i
i di tors la résolution de fonder dans Paris, dit Félikicu • •<« e>db-ge
; H -p- . d.dliivr par d.-s r-v.i.q .-«M» - n MWM tOM
ropes.
C’est en i53o qu'il y eut un commencement sérieux d execution.
g,, ,111 rinsUTim que nous venons de citer, commença par instituer, en i53o, les
I or. royaux Ce» ! mçu ;n .pu et hébraïque, aux gages de deux cents deus d’or. A er» professean il eu «joute d'autre», à meeare quite se présentaient, et l'on «n fit nombre jusqu à dôme en M ... -, savoir: queue p.e les langues, deux pour I- .ua>b.-i..v..iure. deux pour la philosophie, or a* «tores pour l’éh q i-nee, et autant pou. !» ... Av avec te?
apjKiintements de deux etnt- cru» d ... . chacun des lecteurs IX." " « . >n le? lettre?
pelantes de François I", en date du aè de mars i5A5. qu'il ta» «Me ta qu
t.ot .• .M.-e. que nous plaçons à la
»V* ». Il,
. . r.irtictc r. Ist.f i 'a place de Cambrai, peut
• -san et la
« «lus- ru mua. ... > Is roc Ssiiit-Jean-de-La-
<*» \<* » M <g»nl ^
n inMaHr. u pr M • eu lieu
DOtter «pife «MM lui 1
.«ns le grand
tw i.» ■. i des déni ouwow MoUin, ayant
leur muas oie. T réguler H Cambrai.
» iu aux xiv* et
TOPOGRAPHIE HISTORIQVE DV VIEVX PARIS
,r u, t/,i fi t (État J>ri,„,t,j~ ' . , -7 - J ,
ÉcJiitU J Arifrt
Vue perspective- Réduction hélio^raph Ique d'une estampe de Chastillon 2. PI a n général ( 1774)
Irnp. OtWitO’Uxnn ParL
conseillers du roi, le droit de commitlimus , et les fit mettre sur l'état comme commensaux. Ce n était toutefois que le prélude d’une plus ample fondation. . . Ce collège devoit être bâti dans la place de Nesle vis-à-vis du Louvre, avec une église magnifique et les autres édifices, suivant les dessins qui en avoient été faits. Mais le chancelier du Prat, ou Poyet, fit avorter cette entreprise. . . On ajouta à cette faculté (la médecine) deux autres chaires, l’une de chirurgie, érigée par Charles IX, et l’autre d’anatomie et de botanique, fondée par Henri IV. . . Henri III
fonda, en 1687, une chaire de professeur en langue arabe . Louis XIII en fonda une
seconde, et une autre de droit canon; et enfin Louis XIV en a fondé une pour la langue syriaque et une deuxième de droit canon. Après la mort de François Ier, Henri H, son fils, soutint l’établissement du Collège Royal fondé par le roi son père. Mais comme il n’y avait pas encore de bâtiments, il ordonna qu’en attendant les professeurs du Collège Royal feraient successivement leurs leçons dans les salles du collège de Tréguier et de Cambray. Les guerres civiles qui survinrent ne permirent pas que l’on travaillât à la construction du Collège Royal jusqu’en 1609. Alors le cardinal du Perron persuada au roi Henri IV d’abattre le collège de Tréguier, ruineux, et d’en bâtir un autre à sa place sous le litre de Collège Royal de France , doté de trente mille livres de reule. . . Mais la mort du roi survint en même temps, et cet ouvrage fut réservé à Louis XIII, son successeur. Il posa., le 18 aoust 1610, la première pierre du nouvel édifice, qui est resté imparfait, comme on le voit aujourd’hui <9
Félibien, dont Ch. Jourdain a reproduit le récit, nous apprend en outre ce que devaient être les locaux du nouvel établissement. Il y fallait d’abord quatre salles spacieuses pour les leçons publiques et des logements commodes et suffisants poulies professeurs, sur une cour de dix-huit toises de long et de douze toises de large, ornée dune iontaine. II devait y avoir, en outre, une grande salle, de toute la longueur du bâtiment, pour y placer la bibliothèque royale, qui était alors à Fontainebleau.
rtUne commission, dont faisaient partie le cardinal Duperron , Sully et le président deThou, avait été chargée d’aller reconnaître les terrains; les plans définitifs étaient arrêtés, les travaux sur le point de s’ouvrir, lorsque la mort du roi en compromit l’exécution. La reine mère, Marie de Médicis, annonça d’abord l’intention qu’ils fussent poursuivis avec rapidité; elle conclut les derniers arrangements pour la cession partielle du collège de Tréguier, moyennant la somme de cinq mille quatre cents livres; et, le 8 août 1610, le jeune roi, accompagné d’un brillant cortège, vint poser la première pierre du nouvel édifice. . . Deux ans après, le collège de Cambrai fut à son tour acquis par le Gouvernement, et une partie fut immédiatement démolie pour faire place au Collège Royal. Mais la construction, plusieurs fois suspendue par des troubles civils, 11 avança que très lentement. . . Les travaux, lentement continués sous Louis XIII et sous les règnes suivants, restèrent inachevés; et, quand la dernière heure de la monarchie vint à sonner, les projets de Henri IV, pour l’installation du Collège Royal, attendirent encore leur entier accomplissement, n
Ils l’attendent encore aujourd’hui, même après les additions successives faites aux bâtiments primitifs. Isolé du côté de la rue des Écoles, ainsi que vers les rues
J llist. de lu Ville de Paris, t. II, p. 985.
Saint-Jacques, Fromentel et du Cimetière-Saint-Benoît, le Collège de France est encore engagé, à l’est, dans les vieilles constructions qui restent de la rue Saint- Jean-de-Latran; il est appelé à former plus tard un îlot, par l’annexion de ces anciens corps de logis, sur l’emplacement desquels seront édifiés de nouveaux bâtiments.
RUE CHARTIÈRE.
Cette petite voie, qui existe encore aujourd’hui, mais à l’état d’impasse, se dirige du nord au sud, ayant pour point de départ le carrefour Sant-Hilaire, où se voyait autrefois le puits Certain, et pour aboutissant la rue de Reims, sur laquelle se profilent les bâtiments récemment annexés à l’institution Sainte-Barbe et au lycée Louis-le-Grand.
On n’en trouve aucune mention dans le cours du xn' siècle, époque où elle n’était sans doute qu’un chemin de charroi; d’où lui est venu son nom. Le Livre de la Taille de 1296 est le premier document où il en soit question : elle y est nommée rue de la Charretière , et rue à la Charretière, dans celui de 1297. Le Dit de Guillot l’appelle Charterie. On trouve encore, dans des pièces de 1 3o 1 , 1 3o3 et 1 3 1 3 , les vocables Chairière et Chartère. Certaines pièces du xiv' siècle , rédigées eu latin, la nomment viens PlauslH . Enfin, Corrozet et Boulons, en souvenir de l’origine probable de sa dénomination, l’appellent rue des Charrettes.
Elle est aujourd’hui limitée, du côté occidental, dans presque tous son parcours, par les bâtiments que le lycée Louis-le-Grand s’est annexés, ou a fait construire.
CÔTÉ ORIENTAL
(dn Sud au Nord).
PAROISSE 8Al.\T-ÉTIENNE-DU-MO-\T.
JUSTICE ET CENS1VE DU CHAPITRE SAINT-MARCEL
Hôtel de Bouiiuogxe. Cet hôtel , qu’il ne faut confondre ni avec le collège de ce nom, situé rue des Cordeliers, ni avec le manoir des comtes de Flandre et d’Artois, qui devint la résidence parisienne des ducs, par suite du mariage de Philippe le Hardi avec Marguerite de Flandre, et dont le donjon subsiste encore aujourd’hui, cet hôtel, disons-nous, fut vendu, en 1Ô12, par ses propriétaires, et transformé en collège. Pour ne point en scinder l'histoire, nous avons réuni, à l’article Collège de Reims, tout ce que les documents nous en apprennent.
L’hôtel de Bourgogne formait l’angle oriental de la rue de Reims, sur laquelle il avait sa principale entrée.
PAROISSE SAIM-IIILA1RE.
Collège de Coqueret, Coquerel ou Conqueret.
Cet établissement scolaire, qui datait de 1618, est l’un des moins connus de la région qui en comptait de si nombreux et de si célèbres. Plusieurs historiens de Paris, Le Beuf en particulier, n’en parlent pas et il n’existe aux Archives nationales que très peu de documents le concernant. Jaiilot. le traite de «collège imaginaires et de «prétendu collège». Cependant Félibien lui consacre quelques lignes, que Laverdy a reproduites dans son Compterendu aux Chambres assemblées (12 novembre 1763).
Le collège, désigné par les trois appellations que nous avons recueillies, paraît avoir été, topographiquement du moins, le frère cadetde celui de Reims, dans la cour basse duquel il s’installa modestement. Maître Nicolas Coqueret, Coquerel ou Conqueret, natif de Montreuil-sur-Mer, avait tenu de petites écoles, disent Du Breul et Félibien, puis «de locataire, il s’en était rendu propriétaire par subtilité » , c’est-à-dire qu’il était parvenu à ajouter la propriété de l’immeuble à celle de l’établissement scolaire qu’il y dirigeait. Sauvai dit qu'il avait fait bâtir la maison sur un sol qu’il tenait à cens et à rente; c’est sans doute la possession du terrain qu’il s’attribua subtilement.
Si peu régulière que fût cette propriété, M° Nicolas Coqueret parvint à l'embellir, puis à la vendre, sans qu’il se produisît de réclamations. «D’une masse informe, dit Sauvai, il fit un assez beau collège, et, entre autres choses, il l’orna d'un degré, en partie de pierre, en partie de bois, qui tourne en quatre branches sans colonnes, dans le milieu, bordé de balustres.»
L’acquéreur de la maison ainsi acquise et ornée fut Simon du Guast ou Dugast, dont le nom est intimement lié à l’histoire de Sainte-Barbe. Succédant, comme propriétaire et comme principal, à Nicolas Coqueret, qui mourut en 1 463, après avoir fait de nombreux legs au monde universitaire, Simon Dugast devinl bientôt un rival redoutable pour Reims, Montaigu et Sainte-Barbe. Elu recteur de l’Université en 1A81 , il céda la principalité à son neveu Robert, lequel subtilisa, à son tour, Coqueret, au profit de Sainte-Barbe.
Jaiilot a contesté l’exactilude des dates de vente données par Félibien, ainsi que la réalité de l’acquisition faite par les Dugast , attendu qu’elles 11e concordent point avec celle de la fondation de Sainte-Barbe, en vue de laquelle la maison de Coqueret aurait été achetée. Mais Jules Quicherat croit que cette aliénation a eu lieu réellement et à la date indiquée; il en donne pour preuve l’existence d’un « ancien fonds de Coqueret», dans les corps de logis successivement ajoutés à l’établissement fondé par les Dugast.
Coqueret fournit un exemple curieux de la transformation d’une » petite école n ou tr pédagogie n, en un établissement secondaire libre, puis en un collège.
Par suite de la rivalité existant, à Paris, entre les Grands-Chantres de Notre- Dame et les docteurs de l’Université, certains » permissionnaires v gradués s’affranchissaient de l’autorité cantorale, sous prétexte qu’ils enseignaient le latin, et que leurs établissements étaient ainsi d’ordre supérieur. L’Université se les agrégeait alors, et c’est ce qui advint à Coqueret, petite école fondée d'abord dans la basse cour du collège de Reims, ainsi que nous l’avons dit. Dans son Index chronologicus Cliartarum perlinenlium ad historiam Universitatis Parisiensis, Ch. Jourdain cite en note un manuscrit de la Bibliothèque Sainte-Geneviève où il est dit que les écoliers de Coqueret prennent rang, dans les cérémonies universitaires, après ceux du collège de Reims (1).
Confondu d’abord avec Reims, mêlé ensuite à Sainte-Barbe, Coqueret ne devail avoir et n’a eu, en effet, que peu de notoriété. Son principal, Robert Dugast, qui était tout à la fois docteur-régent en droit canon , curé de la paroisse Saint-Hilaire et directeur de la maison de Sainte-Barbe, ne pouvait, en effet, suflire à ces diverses tâches; aussi se vit-il, en 1 55 1 , enlever la principalité , à la suite de plaintes articulées contre lui par les régents. Reims et Sainte-Barbe se partagèrent ses dépouilles.
Si obscur qu’il ait été, au point de vue scolaire, pendant sa courte existence, et surtout depuis sa disparition, le collège de Coqueret a pourtant compté quelques beaux jours. Au xvie siècle, il a servi à localiser une imprimerie parisienne; llippolyte Cocheris a retrouvé, en effet, une édition d’un discours de Cicéron imprimé à Paris, en 1 5 1 9 , ee regione collegii Conquereticiv, c’est-à-dire en face du collège. D'autre part, Jules Quicherat a fait remarquer, après Bayle, que Dorât, principal m parlibus de la maison vide, où il ne se donnait plus d enseignement, y avait amené et logé Baïf et Ronsard, les chefs de la fameuse Pléiade.
La sentence universitaire ayant retiré à Coqueret son privilège de scolarité, les classes vaquèrent, et les bâtiments demeurèrent en l’état jusqu’à l’année 1572, époque où eut lieu l'exécution judiciaire. La maison saisie fut vendue aux enchères et adjugée à un sieur Antoine de la Porte; puis, en i6oâ, elle passa à un sieur de Cordes. Toutefois l’adjudication première et la seconde vente ne durent pas comprendre la totalité de l’immeuble, puisque, en i6i3, une inspection universitaire eut lieu dans ce qui restait du collège-. Il est vrai, lait observer Ch. Jourdain, qu’elle constata l’absence du principal et des boursiers, ainsi que la présence de gens mariés, d’ouvriers et d’artisans divers qui y demeuraient.
Au temps où écrivait Félibien, il ne restait plus, du collège de Coqueret, qu un seul bâtiment donnant sur la rue Chartière, <t bâtiment où sont logés aujourd’hui
■' Posl collegium Remeiise, inter gymnasia quorum scholares processionibus Acadcmiœ aderunt. ( Index chronologicus, p. 290.)
RÉGION CENTRALE DE L’UNIVERSITÉ, les Barbisles aspirant aux écoles spéciales^, dit Jules Quicherat. Sainte-Barbe a donc été et est encore le principal héritier de Coqueret. La notice que nous lui avons consacrée, et que le lecteur trouvera à l’article de la rue des G liions , est par conséquent la continuation de celle-ci.
CÔTÉ OCCIDENTAL
(du Nord au Sud).
PAROISSE SA1NT-UILAIRE
JUSTICE ET CENSIVE DU CHAPITRE SAINT-MARCEL
Maison de l’Escu de France (i38g-i58 6) , formant l’angle méridional de la rue Fromentel, ou du Cimetière-Saint-Benoît.
Cette maison contenait deux corps d’hôtel et faisait front sur la rue Fromentel, ou, en d’autres termes, sur le Carrefour du clos Bruneau, vis-à-vis le Puits Certain.
Elle paraît avoir porté, au xve siècle, le nom de Maison de l’Ysore , et son changement d’appellation a sans doute inspiré les auteurs qui ont cru trouver là un palais d’amour, c’est-à-dire le logis donné par le Vert-Galant à Gabrielle d’Estrées. — et La tradition est, dit Le Beuf, que la duchesse de Beaufort y a logé et y a reçu quelquefois Henri IV.d De son côté, Piganiol assure avoir vu, dans le contrat de mariage de César de Vendôme, fils de Gabrielle, contrat passé à Angers le 5 avril i5g8, qu’elle fait élection de domicile à Paris tten son hostel rue Fromenteaun.
Mais il existait alors à Paris deux rues de ce nom, l’une voisine du Louvre, et l’autre continuant celle du Cimetière-Saint-Benoît. Bcrty lui-même paraît s’y être mépris tout d’abord, après Piganiol et Le Beuf, puisqu’une de ses notes porte cette mention :
tt 1780. Maison du Grand. Henri, faisant le coin de la rue Fromentel, vis-à-vis le Puits Certain. ■»
Heureusement, ses recherches sur le quartier du Louvre l’ont amené plus lard à identifier ol’bostel de la Belle Gabrielle r, qu’il est beaucoup plus naturel de chercher dans le voisinage du Louvre qu’au milieu des ruelles du quartier Saint-Hilaire <0.
Hippolyte Cocheris, dans ses Notes et additions au texte de Le Beuf, s’est rangé à cet avis : et La maison de VEcu de France, dit-il, 11’a aucun rapport avec celle
(l) Voir le volume fie la Topographie consacré <1 la Hégion du Louvre et des Tuileries.
de GabrieMe, qui était réellement située derrière le Louvre. Bcrty en a retrouvé l’emplacement certain. Cette découverte positive annule les conjectures un peu trop affirmatives du savant abbé W. t>
La bonne foi de Le Beuf avait été évidemment surprise, tant par le vocable de la maison que par diverses inscriptions dues à ce même vocable, tt On voit, dit-il, par une des inscriptions qui sont au frontispice, quelle a été rebâtie en 1606 et mise alors sous la protection du daufin Louis : on y lit, en effet, Ludovice, domum protégé. Il y a , à la même façade , plusieurs inscriptions en lettres capitales grecques , et, à une cheminée du bas, d’autres sentences grecques et latines sur le marbre. Au coin de la maison, entre les deux rues, à la hauteur du premier étage, est. dans une niche, la statue de Henri IV, en manteau royal. 11 y a apparence que c'est un professeur qui l’a fait rebâtir M. i>
La maison de YEscu de France a donc eu sa légende et son épigraphie.
Maison de l’Ymaige sainct Sebastien (1897) ou Ostel de Josaphat (1 487 ).
Le dernier nom de cette maison lui fut donné parce que, au xve siècle, elle appartenait au couvent de Josaphat-les-Chartres. Elle devait le premier à une enseigne.
Ostel des Trois Pignons ( 1 38g), ainsi désigné parce qu’il avait trois pignons sur rue. On le trouve aussi dénommé, en 1 5 8 6 , Ostel des Trois Pigeons, ce qui implique l’existence d’une enseigne, ou résulte peut-être d’une orthographe vicieuse. Il est dit alors et tenant et aboutissant à LOstei. de Josaphat, d’autre part à Anthoine de Bencourtn. Un siècle plus tard, en 1661, il est dit tt tenant par en bas et derrière à Saint-Sébastien n. Une épitaphe, relevée dans l'ancienne église Saint-Hilaire, permet de constater qu'il fut donné, en 1 B 8 8 , à la cure de cette église par Arnaud Raymond, conseiller du Roi. Enfin il fut baillé, en 1 5 8 6 , à Robert Croissant, ce qui lui valut la dénomination nouvelle de Ostel des Trois Croissans.
Maison duChef saint Denis (i 584), formée de deux corps de bâtiment et devant très probablement son nom à l’un de ses propriétaires cr Maistre Berthauld de Sainct-Denys* qui devint chancelier de Notre-Dame en 1 290 ; ce qui fait remonter ladite maison au xmc siècle PI.
(l) Le Beuf, édit. Cocheris, l. II, p. i5.
Ibid.
1 L'Histoire littéraire de la France (l. XXV, p. 317) contient, en effet, la mention suivante :
rrEn 1288, dans les archives fiscales de l’Université de Paris, la maison que M'Berthault de Sainct- Denys habile rue de la Chareterie, in vico Plaustri, est taxée pour la somme de douze livres et demie n.
Huis de derrière , ou issue du collège du Plessis, qui avait sa principale entrée sur la rue Saint-Jacques.
PAROISSE SA1NT-ÉTJENNE-DU-MONT
Maison du Treillis verd ( i 584), laquelle renfermait un jardin contigu aux dépendances du collège du Plessis. C’est sur une partie de ce jardin que fut construite la chapelle du collège.
Entre la Maison du Treillis verd et le collège du Mans, il existait un emplacement qui dut être occupé primitivement par le collège d’Arras, lequel fut ensuite transféré dans la rue à laquelle il donna son nom, sur le flanc septentrional de la montagne Sainte-Geneviève.
PAROISSE SAINT-HILAIRE
Ruelle des Marïioutiers donnant, au collège de ce nom, issue sur la rue Chartière, ainsi qu’on l’avait pratiqué pour le collège du Plessis.
PAROISSE SAINT-BENOÎT
Portion du collège du Mans s’étendant jusqu’à la rue de Reims. Il existait primitivement, sur tout ou partie de cet emplacement, une maison appartenant au collège de Marmoutiers et contiguë à la ruelle.
Les possesseurs de maisons en la rue Chartière payèrent, comme les autres propriétaires de. Paris, leur tribut à la domination anglaise. Dans les Comptes des Confiscations de la Ville de Paris pour les Anglais (1/121), Sauvai signale non grand liostel rue de la Charriere, au dessus du clos Bruneau, qui fut à Mc Jean de Londe, tué ès prisons n.
La situation de cet immeuble ne peut être précisée; toutefois, comme 011 le qualifie de ctgrandn, il semble qu’011 doive l’identifier soit avec l'Escu de France, soit avec POstel des Trois Pignons.
RUE DES CHIENS, alias SAINT-SYMPHORIEN ET JEAN -HUBERT.
Cette petite voie, courte, étroite et sordide, aboutissait, du côté orientai, à la rue des Sept-Voies, et, du côté occidental, à celle des Chollets. Elle paraît avoir été, à l’origine, une sorte de cloaque, où hommes et animaux allaient déposer leurs ordures : d’où le nom de la rue des Chiens, et un autre, plus inconvenant, dans lequel P n est remplacé par un u.
Ces deux appellations vulgaires ne se trouvent pas dans les titres anciens, bien quelles aient été communément employées; une chapelle et un prétendu Iondateur de collège ont contribué successivement à dénommer la rue d'une façon plus convenable.
La chapelle est celle de Saint-Symphorien, à laquelle nous consacrons plus loin une notice; le prétendu fondateur de collège est tt maistre Jehan Hubert v qui a donné à la rue le dernier de ses trois noms.
On lit, dans un acte de 1209, viens Sancti Symplioriani, et jusque dans les titres du commencement du xvne siècle, crue Saint-Symphorien*. La chapelle placée sous ce vocable avait emprunté ou donné, dès le xuc siècle et peut-être auparavant, son nom au clos planté de vignes au milieu duquel elle était située. Ce clos semble avoir été circonscrit par des chemins, ou sentiers, qui sont devenus depuis les rues de Reims, des Chollets, des Sept-Voies et des Grés ou Saint-Étiennedes-Grés.
Celle des Chiens n’était pas la plus habitable, bien que plusieurs maisons y eussent des entrées et des issues. Elle partageait avec celle des Chollets le nom de Saint-Symphorien; mais l’aspect repoussant quelle présentait justifiait davantage l’appellation grossière que le peuple persistait à lui donner.
«La rue qui séparait les deux collèges n’était pas, dit Jules Quicherat, des plus fréquentées de Paris, ni des plus propres. A la nuit noire, elle devenait un de ces repaires où les voleurs allaient concerter leurs mauvais coups. Jamais peut-être, depuis quelle existait, le balai ny avait passé. Les ordures de toute sorte y formaient une litière épaisse d’où s’exhalait pendant l’été l'odeur la plus fétide. Pour l’assainissement du quartier, le corps de ville décréta en 1622 qu’elle serait pavée immédiatement. Sainte-Barbe et Montaigu firent, chacun pour leur part, les frais de cette opération, qui fut, contre les prévisions de l’édilité, un remède pire que le mal.
e 11 faut nommer les choses par leur nom. Les urines de Montaigu s écoulaient d ancienneté sur la voie publique, et s’infiltrant par le sol meuble qu’avait formé l’entassement des ordures, elles gagnaient les profondeurs de la terre. Lorsqu’il y eut du pavé, elles séjournèrent à la surface et s’en allèrent, à cause du niveau mal établi de la chaussée, former devant Sainte-Barbe des mares infectes dés
Plus loin, l’historien de Sainte-Barbe donne de nouveaux détails :
rr II fut convenu , dit-il , que l’on pratiquerait sous la rue Saint-Symphorien un égout souterrain pour conduire les eaux immondes de Montaigu dans le jardin contigu a Sainte-Barbe; la elles se perdraient dans un puisard creusé à cet effet, f Procès-verbal d une visite judiciaire a Sainte- Barbe en i55g, Arch. nat., S 65 16, liasse 1 i.)r
La voie qui nous occupe paraît être celle que désigne un titre de lan i5oo, contenant tr permission de faire clore une ruelle appelée la rue des Alemandiers,
J. Quicherat, Histoire de Sainte-Barbe , l. I, [i. 45, 46, 4g.
aboutissant, par lun des bouts, à la rue des Sept-Voies, et, par l’autre bout, à la chapelle Saint-Symphorien , accordée au colleige de Montégu, à ses frais, et ce pour empesclier que les mauvais garsons et ribleurs, qui ont accoustumé de fréquenter en icelle rue et y faire plusieurs inaulx, ne puissent plus aller et venir n.
Les aboutissants de la ruelle qu il s’agissait de clore se confondent avec ceux de la rue des Chiens, et les ttmaulxn qu’y faisaient tries mauvais garsons et ribleurs i) étaient sans doute de nature à justifier l’altération grossière de ce nom. Si l’appellation de ccrue des Alemandiersn lui est appliquée, c’est quelle a pu être regardée comme formant la continuation de cetle dernière voie, dans l’axe de laquelle elle était à peu près située.
Ce ne fut pas la seule concession, intéressant la rue des Chiens, que le collège de Monta igu ait obtenue en cette année i5oo. On lui permit, à la même date, de faire construire une galerie te à travers la rue Saint-Symphorien », pour faire communiquer ses bâtiments avec le jardin qu’il possédait en face.
La rue des Chiens, qui a également, avons-nous dit, porté le nom de Jean Hubert, fondateur supposé de la première maison de Sainte-Barbe, a été, de nos jours, presque complètement absorbée par les constructions modernes qu'a fait élever cet ancien établissement, renouvelé et considérablement agrandi.
COTÉ MÉRIDIONAL
(d’Orient en Occident).
PAROISSE SAINT-ÉTIENNE-DU-MONT
Tout ce côté de la rue était occupé par une partie des bâtiments du collège de Montaigu, par les murs postérieurs de l’hôtel de Vézelay, ainsi que par l’enclos de la chapelle de Saint-Symphorien.