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COLLÈGE DE BEAUVAIS, OU DO RM AN S-BEAU VAIS

{jooii ou cachées d’une Façon quelconque. De chaque côté de l’abside, il existe un retrait Formant un petit oratoire, et pouvant servir, comme ceux que nous avons remarqués à la Sainte- Chapelle, de place réservée pour la Famille du Fondateur.

«Une porte, à peu près semblable à celle que nous avons vue du côté du nord, conduit de la neF dans la sacristie. Quelques traces d’un ancien autel, une piscine et des restes de peinture indiquent que celte sacristie était en meme temps un lieu de prière. Sa voûte décrit deux travées; les nervures reposent sur deux consoles, où sont sculptés l’ange, l’aigle, le lion et deux prophètes ou évangélistes tenant des banderoles. Un escalier à vis monte à l’étage supérieur, voûté et disposé comme le rez-de-chaussée. On a recueilli dans la sacristie une inscription gothique mutilée, qui était autrcFois placée sur une des Façades du collège, et qui constatait la Fondation.

«Un tombeau de marbre noir, érigé devant le maître autel, portait les statues en cuivre de Miles de Dormans, évêque de Beauvais, neveu du Fondateur, et de Guillaume de Dormans, archevêque de Sens, morts, l'un en i38y, l’autre en iùo5. Ce monument a été entièrement détruit. C’est Miles de Dormans qui avait Fait construire la chapelle du collège, au moven de trois mille florins d’or légués à cet effet par son oncle.

«Sur les côtés de la chapelle, six statues en pierre, de grandeur naturelle, représentaient trois hommes et trois dames de la Famille de Dormans. Elles étaient accompagnées d’inscriptions gothiques, qui offraient à la Fois un texte latin et sa traduction en Français. Les inscriptions sont déposées dans les magasins de l’église impériale de Saint-Denis (B. Le Musée historique de Versailles a donné asile aux effigies de Jean de Dormans, chevalier de l’église de Beauvais, décédé en i38o, et de Renaud, son Frère, archidiacre de Châlons-sur-Marne, mort en 1 386 (2).u

Une note de l’éditeur de Le BeuF ajoute, d’après les épitaphiers, quelques lignes de renseignements à ce que l’on sait sur le côté funéraire de l’histoire de cette chapelle : a O11 y remarquait aussi, dit-il, les sépultures de Jean d’Auxey, dit Le Gallois, chevalier, seigneur d’Orville et de Goussain ville, conseiller et chambellan du Roi (8 novembre 1Ô89), de Jaqueline Paillart, dame d’Orville, et de Marie Paillart, décédées dans le cours du xvic siècle {3h

La restauration, opérée en 1867 par les Dominicains, 11’est pas à l’abri de toute critique : le caractère général de l’édifice a été conservé; mais certains effets décoratifs ont disparu. Heureusement les travaux ont amené certaines découvertes intéressantes. Le Service historique de la Ville de Paris a fait, en 1867, des relevés que nous résumons ici :

rrEn creusant le sol de la chapelle, les ouvriers ont mis à jour un cercueil de plomb, portant une épitaphe gravée dans le plomb meme, et une sur une plaque de cuivre, selon l’usage général. Avant la réinhumation de ce cercueil, que les Dominicains avaient provisoirement placé sur un autel érigé par eux, on a pu l’examiner et calquer les inscriptions. Les gravures ci-dessous reproduisent les

(,) Ces inscriptions sont actuellement exposées le Musée du Louvre qui abrite aujourd’hui les elfidans le jardin du Musée de Clunv. gies de Jean et de Renaud de Dormans.

(2) Histoire archéologique (le Paris, p. C’est (3) Le BeuF, édit. Cochcris, t. I, p. 697.

TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS, dessins faits à cette occasion. On avait cru d’abord être en présence du corps d'un évêque de Beauvais, embaumé, selon toute apparence, car il s’échappait de la bière, par les fissures du plomb dont elle était enveloppée, une liqueur aromatique brune et visqueuse; mais on a reconnu plus tard que ce personnage était le président Nicolas Quelain, ou Queslin, membre d’une famille qui compte parmi les bienfaitrices du collège. Les familles d’Auxey et de Paillart avaient aussi leur sépulture dans la chapelle de Saint-Jean-l’Évangéliste, mais elles n’oni point été retrouvées, n

Après avoir été, en 1 8 1 5 , le siège d’une école dite à la Lancastre, la chapelle fut affectée, un instant, au culte grec orthodoxe, après le départ des Dominicains. Elle est aujourd’hui abandonnée, ainsi que les bâtiments annexes que ceux-ci y avaient fait élever. Quant aux constructions scolaires de Raymond du Temple, restaurées et agrandies par Rollin et Hersan, elles ont été de nos jours remplacées par des maisons particulières, bâties en bordure des rues des Ecoles, des Carmes et Jean-de-Beauvais.

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