‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 2)Chapitre 80 sur 302 · CENSIVE DD CHAPITRE DE SAINT-BENOIT · texte numérisé non relu

CENSIVE DD CHAPITRE DE SAINT-BENOIT

Maison de l’Ymaige Madame Saincte-C.atiierine ( i 488), sur laquelle les censiers et autres documents ne donnent pas de renseignements.

Maison des Deux Cygnes ( i 4 8 G ) , ayant issue sur la rue de la Parclieminerie, par un corps d hôtel nommé la Maison du Dauphin. Réunie à celle de la Roze et des Deux Cignes, elle formait, au xvic siècle, la Maison des Gilbebts, ainsi appelée parce quelle était alors habitée par Michel Gilbert, conseiller au Parlement.

Le plan de restitution donne à cet immeuble une autre dénomination : il l'appelle Hôtel Dandelot; c’est ainsi, en effet, que le désigne le Journal de L’Esloile,

Histoire du règne de Charles VI , édit, du Louvre, p. 527.

RÉGION CENTRALE DE L’UNIVERSITÉ, à l’année 1 5g3 . Les Archives nationales (5897 B) possèdent un plan de la Maison des Gilberts, plan certifié conforme par quatre notaires et portant la date de 1718. D'après ce document, elle était limitée, au midi, par une autre maison formant enclave dans celle des Gilberts et appelée de Pilier bouge.

Maison de la Roze (1 488), mentionnée dans plusieurs titres et ayant contribué à former, au xvic siècle, celle des Gilbebts.

Maison du Saülmon (1 365) , divisée plus tard en deux : la Corne de Cerf (1 52 4) , et LE CYGNE DE LA CbOIX (l Ô7 5 ).

Maison de la Barbe d’or (1878), signalée dans la cRecepten de 1873, ainsi que ses deux voisines le Gigne de la Croix et la Magdeleine, comme ayant appartenu à la famille Versoris. Le fait ressort des textes suivants cités par Sauvai :

tiMe Guillaume Versoris, au lieu de M° Guillaume Versoris père, pour la maison tenant, d’une part et d’autre, à Mc Nicole Versoris;

ctMe Nicole Versoris, au lieu de Mc Guillaume Versoris, son père, pour sa maison ou souloit prendre pour enseigne la Barbe d’or , tenant à la maison de Mc Guillaume Versoris, son père;

tcMc Jehan Versoris, advocat au Chastelet. de Paris, M' Guillaume Versoris, advocat au Parlement, pour une maison tenant, d’une part, à celle de la Barbe d’ob, d’autre part à M0 Jehan Gibert, correcteur des Comptes, et pour autre maison seize en la rue des Enlumineurs, dite Erambourg de Bric VI. i>

Maison du Lvon d’or (1^90) ayant porté, un siècle auparavant, l’enseigne de la Fleur de Lvs, à moins qu’il ne s’agisse de la maison suivante, qui a pu en faire partie :

Maison de la Magdeleine (1678), qui a pu porter, deux siècles plus tôt, cette même enseigne de la Fleur de Lvs, bien quelle ait été indivise entre Jean et Guillaume Versoris.

Maison de l’Espée ( 1 5 a fi ) , puis de I’Espée royale (1671) ayant appartenu à Jean Guibert, correcteur des Comptes.

Maison de l’Ymaige Sainct-Jeiian (1671).

(1) Antiquités de Paris, t. III, p. 6q5.

Maison du Daulphin (i/io4).

Sur ces deux derniers immeubles il u existe, dans les documents authentiques, aucun renseignement autre que la mention de leurs enseignes.

Maison de l’Escü (tâoâ), puis de I’Ymaigb Sainct-Georges (i54/i). Elle était formée de trois corps d’hôtel, dont deux sur la rue de la Harpe, l'Escü de Sainct- Georges ( i 5 i 7 ) et la Hure de Sanglier (i58o), un sur la rue du Foin, l’Espée de bois (i 548).

A propos de la Maison de l’Escu de Sainct Georges, M. Paul Le Vayer a relevé les faits suivants :

cPeu de temps avant la bataille de Cocherel (16 mai i3G4), Louis II, v,e de Beaumont et seigneur à divers titres de Fresnay (au Maine), d’Argentan, Nogent-le-Rotrou, la Flèche, Châleau-Gontier, Pouance', etc., était loge', à Paris, «en la rue de la Harpe, dam Vhoustel marché et signé de TEscu Saint-George."

tf Louis de Beaumont fut «navré à mort « dans la journée de Cocherel, et enterré, suivant son désir, dans l’église des Chartreux du Parc, au Maine, auprès du bienheureux Geoffroy de London tlLu

Maison de l’Ynaige Sainct- Martin ( i 575), laquelle est dite alors ctcensive du Temple n.

Maison de l’Ours (162 t).

Maison de la Housse Gillet (i5oy), puis de la Housse Trappue (i5io), dénomination qu’on retrouve ailleurs.

Les documents du lemps ne fournissent aucun renseignement sur ces trois immeubles, et, en particulier, sur la singulière enseigne du troisième.

Maison des Rats (1607) , faisant le coin septentrional de la rue du Foin. C’était, eu 1570, aux termes d’un article de la ctRecepten de cette année, publiée par Sauvai, la propriété de a André Grillart, seigneur du Mortier, conseiller du Roy, maistre des requestes ordinaires de son liostel r , lequel est imposé tt pour sa maison faisant le coing de la rue du Foin >2) Dans cette maison existait, au xvic siècle, l’imprimerie de Nicolas Wolf, de Bade, installée d’abord dans le cloître Saint-Benoît, aux trois Tranchoirs d’argent.

Maison de l’Ymaige Nostre-Dame (15/17). formant l’angle méridional de la rue

|J E Chronico Priorum domus Parci. Bibl. nat., P. 0., t. CCXLVII, verbo Beaumont 543i, p. 3,4. — (î: Antiquités de Paris , t. III, p. 6 a 4.

RÉGION CENTRALE DE L’UNIVERSITÉ, du Foin. Les immeubles portant enseigne de la Vierge étaient fort nombreux à Pai'is; ils occupaient généralement le coin des rues, ce qui permettait de placer la statuette de façon qu’elle fut aperçue de plusieurs côtés.

Maison du Mouton bouge (15/17), laquelle n’en formait qu’une, en 1 4 2 4 , avec la précédente. Elles appartenaient alors à l’abbaye de Cernay, qui avait, dans la rue du Foin, un hôtel pour ses abbés. (Voir la notice consacrée à cette résidence abbatiale, dans la description topographique de la rue du Foin.)

Maison du Renaud et de la Croix verte (1 6/19), se composant, selon toute apparence, de deux corps de logis, en 1677; ce qui explique les deux appellations.

Maison du Petit Renard (1 577), qui se nomma plus tard le Pied de Riche (1602). Avant leur disjonction, ces deux corps d’hôtel n’en formaient qu’un, dénommé l’Escu de Rourgongne.

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