CENSIVE DE SAINT-JEVN-DE-LATRAN
COLLÈGE DE Narbonne. — Même observation que pour le Collège de Séez, à la suite duquel est placée notre monographie du premier de ces établissements.
Maison du Fer à cheval ( i 5 y 8 ) , topographiquement distincte de la maison portant la même enseigne et située à l'angle septentrional de la rue des Matburins. Celle-ci appartenait au Collège de Baveux, quelle joignait, et paraît devoir être identifiée avec la petite maison dite de Curry, ou Outrées, donnée par Guillaume de Bouvet, pour la fondation du collège.
COLLEGE de BâYEDX. — La notice consacrée à cette importante maison scolaire se trouve à la suite de celle qui est relative aux collèges de Séez et de Narbonne.
Maison de l’Ostel dessus la porte (1/180), ainsi nommée parce qu’elle était placée, le long de la rampe qui gravissait la rue de la Harpe, du nord au sud, et au-dessus de la porte du collège de Bayeux d. On sait que celte porte, détruite lors du percement du boulevard Saint-Michel, a été déposée et rétablie dans les jardins du Musée de Cluny.
CENSIVE DE LA SORBONNE
La Maison peinte (1/180), puis la Maison du Plat de boys (i5yo), aboutissant à la rue des Maçons. Dans une dépendance de cet immeuble, se trouvait, au xve siècle, la dépense, ou économat, du collège de Bayeux, dont on voyait encore des traces avant l’ouverture du boulevard Saint-Michel. Sur l’emplacement de celte maison paraissent avoir été les étables et les cuisines de la grande maison de Guillaume Bouvet, qui aussi céda la petite (Maison du Fer X cheval) pour l’établissement du collège.
La Maison peinte, ou le Plat de boys, l’Ostel dessus la porte, ainsi qu’un autre immeuble en façade sur la rue des Maçons, occupaient, avec les bâtiments du collège, l’emplacement des deux maisons données par Guillaume Bouvet aux écoliers de Bayeux.
Le Grand Bayeux n’était, au xvic siècle, que le collège de ce nom; on le trouve ainsi dénommé, au xvic siècle, pour le distinguer de la maison suivante, qui s’appelait
Le Petit Bayeux ( i 52 6). En îàjù, il existait sur l’emplacement de cet im- Vl- a 3
meuble, quatre r masures v formant line sorte de carré, avec un terrain en enclave. Une cinquième masure était attenante aux quatre autres, et se profilait sur la rue des Maçons; mais il n’est pas certain qu'elle ait fait partie du Petit Bayeux,
Hostel des Sebviers de Notre-Dame ( i 3 g i ) croù esloit cy-devant, pour enseigne, la Roze merveille est-il dit dans un litre de iâg-2.
La Maison des Sebviers, ou serviteurs de Nostre-Dame, appartenait au collège d’Harcourt situé en face, sur le côté occidental de la rue; elle aboutissait à une cour, où les boursiers avaient fait construire un corps d'hôtel , au rez-de-cha lissée duquel se tenaient les écoles de théologie ; au-dessus, on avait établi des chambres d’étudiants. Cette double disposition avait fait donner, communément à ce corps d’hôtel, le nom de Petit Harcourt Ù>.
Maison des Trois Croissants rouges (i 4a i), puis Maison du Tranciiouer (1673). appartenant au prieur de Saint-Remy, de Reims.
Maison appelée d’ancienneté cLa Maison aux Créneaulxd (i4a6). Les Créneaux, 011 Carneaux, oui servi à dénommer un grand nombre de maisons du vieux Paris.
COLLÈGE DU ou DES TrÉSOPJERS. — Cet établissement universitaire a sa notice particulière à la rue des Poirées, sur laquelle s’ouvrait sa porte majeure. Il formait l’angle septentrional de cette rue. C’est sur son emplacement qu’a été percée la rue Neuve de Richelieu, lors de la reconstruction du Collège de Sorbonne.
Nous nous bornerons ici à faire remarquer que le collège, dont les bâtiments avaient leur partie postérieure sur la rue de la Harpe , n° 7 , 11’y possédait aucune entrée et aucune issue. La porte principale s’ouvrait, avons-nous dit, sur la rue des Poirées, et une porte de service donnait sur celle des Maçons.
PAROISSE DE SAINT-BENOIT
CENSIVE ET JUSTICE DE SAINTE-GENEVIEVE
COLLÈGE de ClUNY, ayant sa notice spéciale à l’article de la rue des Poirées; il formait l'angle méridional de cette rue, et n’avait, sur la rue de la Harpe, qu’une
Sur les servîtes, serfs ou serviers de Notre- Dame, l’opinion classique est ainsi résumée par l’abréviateur de Félibien, t. V, p. 26, de sa Description de Paris : «On reçut aussi en 1258, à Paris , des Religieux mandians nommés Serfs de la
Vierge Marie, que le peuple appela Blancs Manteaux, de la couleur de leurs habits. . . Leur ordre fut supprimé en 127/1; cependant il en restoit encore trois religieux en 1287 à Paris, qui traitèrent avec les Guillemites, et embrassèrent leur institut. »
RÉGION CENTRALE DE L’UNIVERSITÉ, porte de derrière. Les bâtiments scolaires étaient masqués, de ce côté, par une série de maisons omises sur le plan de restitution. Quelques pièces importantes nous ont permis de les rétablir à la place qu’elles occupaient.
L’une de ces pièces, qui porte la date de 1698, contient la mention suivante : s Item, une autre maison, l’Image Saint-Joseph, tenant à la précédente — c’est-àdire à Saint-Pierre, sur la rue des Poirées — et, d’autre part, aux Carneaux d’or, par derrière, au collège, et, par devant, sur ladite rue de la Harpe. — Item, les Ciseaux, tenant à une porte cocbère, qui est la porte de derrière du collège, n
Une autre pièce, antérieure d’un siècle, nous fournit une nouvelle mention ainsi conçue : « 1 5 n 5 . Sur le collège, jadis deux maisons, appartenant aux Frères de l’Hostel-Dieu de Paris, l'une en la censive de Saincte-Geneviefve, l’autre en celle des Prévost et Escbevins. n
Ces expressions ttsur le collège, tenant par derrière au collège n montrent que l’établissement n’avait pas son entrée principale sur la rue de la Harpe, mais seulement une porte cocbère, ou issue postérieure, des deux côtés de laquelle s’étendaient les cinq maisons suivantes :
L’Image Saint-Josepii,
Les Carneaux d’or,
Les Ciseaux, séparés par la porte de derrière du collège, des
Deux maisons, sans désignation, mentionnées dans la pièce de î 5 9 5 , comme appartenant aux Frères de l’Hôtel-Dieu.
Les trois premières ayant été, en 1 jù5 .jugées comme <t absolument hors d’état d’être réparées et de subsister, il fut ordonné, par sentence contradictoire du Bureau des finances de la Généralité de Paris, de les démolir n. La communauté du Collège de Cluny fit donc démolir ces trois maisons et reconstruire, sur le même sol et et suivant les devis dressés par le sieur Janiot, entrepreneur, une nouvelle maison laquelle, suivant le procès-verbal de visite, prisée et estimation du sieur De Beuf, architecte expert, nommé par les parties, a été estimée cinquante six mille deux cents quarante livres, un sol six deniers; et cette dite somme se trouva payée par le secours de deniers totalement étrangers au diocèse de Paris W v.
Un bail de cette maison, conservé, comme la pièce précédente, aux Archives nationales (S 6Ai5) nous apprend quelle fut louée, en 1771, six cent livres
(1) Déclaration du 18 mai 1767. (Archives nationales, S 64 1 5. )
seulement, et quelle se composait de te un berceau de cave, un petit caveau, une boutique et une cuisine au rez-de-chaussée, deux étages, deux cabinets lambrissés dans les combles, séparés avec des cloisons recouvertes en plâtre, éclairés chacun par une lucarne à demoiselle». Ces détails ont leur intérêt pour l’histoire de la topographie et de la propriété parisiennes.
PASSAGE DES Jacobins. — Situé topographiquement à ce point de la rue delà Harpe, sur laquelle débouchait son extrémité occidentale, le passage dont il s'agit est 1 objet d'un article spécial, qu'on trouve plus loin, à son ordre alphabétique.
.Maison sans désignation (161 3), mais ayant porté anciennement, est-il dit dans un acte de cette année, l’enseigne des Verds Gallands. Elle faisait le coin méridional du Passage des Jacobins.
PAROISSE DE SAINT-CÔMB
Hostel de Bourc, -Moyen (ia3i-i36o). Cette importante maison, dont les dépendances s’étendaient jusqu'à l'allée intérieure des murs de Paris — enceinte de Philippe-Auguste, — avait été en 123i, acquise de la Ville, dans la censive de laquelle elle avait été construite, par acte signé de l’abbé et des religieux du monastère de Bourg-Moyen, en Blésois, qualifié de b couvent et moustier de ÎNostre Dame de Bourg-Moyen de Blois, de l’ordre de Saint-Augustin, au doyenné de Chartres». Ils les possédaient depuis plus d’un siècle, lorsque la défaite de Poitiers rendit nécessaire une nouvelle enceinte sur la rive droite de la Seine et le creusement d’un fossé le long des murs de la rive gauche. Pour établir ce fossé entre les portes Gibart et Saint-Jacques, il fallut prendre sur les terrains des Jacobins, dont le clos s'étendait au delà de la muraille de Philippe-Auguste. Les Jacobins demandèrent et obtinrent, de Charles V, une indemnité en nature, tt Comme la nouvelle clôiure, dit Félibien, leur osta leur cimetière, avec une partie de leur cloistre, dortoir et réfectoire, le roy Charles V, pour les dédommager de cette perte, leur donna, par acte du 5 novembre 1 3 6 5 , l'hostel du Bourg-Moyen, qu’il acheta des abbés et des religieux de Bourg-Moyen de Blois; à quoy il adjousta les douze deniers de cens, avec une redevance de soixante sous, que la Maison de Ville prenoit tous les ans sur cet hostel, et qu’elle céda au roy, pour en disposer à sa volonté. 11 falloit, ajoute l’historien de Paris, que cet hostel fust fort caduc, puisque, en 1 3 6 G , la reine Jeanne de Bourbon le fit abattre pour y bastir une infirmerie, qui a subsisté jusqu’en 16/11 M.»
-1' Histoire de Paris, t. I, liv. 6, p. 262. Voir aux Appendices l’acte de donation de l’hôtel aux Jacobins, ainsi que la délibération du Conseil de
Ville portant cession au roi de ses droits seigneuriaux sur cet immeuble.
L’hôtel de Bourg-Moyen, qui avait son entrée sur la rue de la Harpe, occupait, en profondeur, une grande partie du terrain qui a formé, dans la suite, le jardin du couvent des Jacobins. 11 en dépendait d’autres terres, que ces religieux englobèrent dans leur clos, lequel se prolongeait au delà de l’enceinte. On sait, en effet, que les rues Saint-Hyacinthe, Saint-Thomas et Saint-Dominique, dont les noms furent empruntés aux membres canonisés de cet ordre, ont été ouvertes sur la partie extra-muros de ce clos.
Nous publions, aux Appendices, le texte de l’acte de donation, aux Jacobins, de l’hôtel de Bourg-Moyen, ainsi que la délibération du Conseil de Ville portant cession des droits seigneuriaux que le Parloir aux Bourgeois percevait sur cet immeuble.