‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 3)Chapitre 116 sur 150 · ET TRADUITE EN FRANÇAIS PAR DOM JARY · texte numérisé non relu

ET TRADUITE EN FRANÇAIS PAR DOM JARY

La base de la légende dont nous reproduisons les parties principales, est 1 apparition

<■> ,Du coslé dextre et méridional de ladicte «sainct Bruno, leur patron, est représentée en aeglise (Notre-Dame de Vauvert) est le petit cpeinture et descrite en beaux vers latins.» (Du rrcloistre fort dévot, autour duquel l’histoire de Breul, liv. II, p. 356.)

d’un docteur ressuscitant à Paris, dans l’église où l’on célébrait ses funérailles. Ce lait n’a rien de merveilleux en lui-même : au moyen âge, l’expérience et l’observation n’avaient pas appris à distinguer la mort apparente de la mort réelle, et la raison admet sans peine que le prétendu défunt ait pu sortir de son sommeil léthargique et prononcer les paroles qu’on lui attribue. Quelques écrivains ont accepté l’authenticité de cette tradition; d’autres, plus nombreux et plus autorisés, l’ont niée formellement : ces derniers se sont particulièrement attachés à prouver que la conversion de Bruno n’a pas eu pour motif déterminant la résurrection du docteur, et ils regardent même ce dernier événement comme une fable inventée à plaisir. Parmi les ouvrages qui traitent de cette question, en prenant parti pour ou contre la légende, nous pouvons mentionner : le Théâtre des antiquitez de Paris, par Du Breul fp. 334); Y Histoire sacrée de l'ordre des Chartreux , par Corbin (p. 8); une longue dissertation publiée dans les Mélanges d'histoire et de littérature de Vigneul de Marville (t. II. p. 1 8 6 ) , et enfin l’opuscule intitulé: Defensa romani breviarii correclio circa historiam sancti Brunonis , par Jean de Launoy.

Au reste, nous n’avons pas à nous occuper de l’authenticité de la légende. Il nous suffit de savoir que ce récit était inscrit sur les murailles du cloître des Chartreux, et que Paris est désigné comme le théâtre des premières scènes, réelles ou imaginaires, qui y sont relatées. Pour nous, la légende est un fait parisien, et c’est à ce titre que nous en reproduisons la plus grande partie, de même que nous avons reproduit, dans Paris et ses historiens aux xive et xvc siècles W, le Dit des trois morts et des trois vifs, ainsi que la Danse macabre , sujets figurés au portail de l’église et sur les murailles du cimetière des Saints-Innocents.

ORIGO CARTUSIAN.

Quis Cartusiaci iecit fundnmina primum Ordinis, et que causa illi, vis nosse viator?

Historiam liane sequere, hos etiam tu perlege versus: Fructum si queras, aderit compunctio sancta.

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