‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 3)Chapitre 24 sur 150 · LA LONGUE-RAIE · texte numérisé non relu

LA LONGUE-RAIE

Nous avons dit que la rue Saint-Dominique, dans le voisinage du Gros- Caillou , s’était appelée « la longue Raye; 11 ce nom devint aussi celui d'un territoire

(1) Nous lisons, par exemple, dans le eensier de 1 5 9 5 , que six arpents aboutissaient «d’un bout à ladicle «Petite Seyne, et d’autre bout .à la Grande Rivière.» — ~! Voirie volume du Bourg' Saint-Germain, p. 8- .

TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS, qu’on ne distinguait guère du canton de ia Petite-Seine; ce qui fait qu’on a écrit dans des actes de 1 6 5 6 et 166/1 : ccau lieu dict la Petite Seine, autrement la et Longue ou la Grande Raye, »

PASSAGE AEX VAGUES.

De la Longue-Raie au bord de la rivière, il existait un chemin qu’on nommait, au xvi° siècle : trie Passage aux Vaches,» trie chemin aux Vaches allant h ttl’lsle,» et trie Passage de la Grant Isle. » Ce chemin se dirigeait à peu près perpendiculairement au fleuve; les textes suivants en donnent toute certitude :

tt Demi-arpent sur le passage de la Grant-Isle , tenant d’une part à . , d’aultre ,

ttau chemin aux Vaches; aboutissant par liault à la Longue-Raye, et, par bas, sur ttl’Isle aux Vaches.» (i5a3.) — ttUng arpent au lieu dict le chemin aux Vaches, «tenant audict chemin aux Vaches, d’autre aux hoirs J. Ballay; aboutissant d’un tt bout au chemin qui va à Gamelles, d’autre sur la rivière.» (i52g.) - — trDemitt arpent au-dessus de la Grant-Isle tenant . au chemin aux Vaches; aboutis¬

sant aux terres de l’Abbaye, d’autre sur la rivière. » (î 52g.)

Or nous avons rencontré, dans les archives du monastère, un plan manuscrit de î 736, où une rue située vers le bout de file des Cygnes est énoncée «rue de «l’Abreuvoir-aux-Bœufs, autrement dit le chemin des Vaches ou des Treilles, «rétabli depuis cinq ans.» 11 est clair que la rue de l’Ahreuvoir-aux-Bœufs, qu’on nomme actuellement la rue Jean Nicot, ne forme qu’une même voie avec l’ancien passage aux Vaches, extrémité de la roule que suivaient les bestiaux du bourg Saint-Germain, lorsqu’on les menait paître dans les îles. Au siècle passé, la rue Jean Nicot débouchait devant le pont de file des Cygnes, auquel suppléait jadis un gué qu’on appelait «le Gué aux Vaches» (i5io), et qu’une requête de i523 mentionne dans le passage suivant, où sont confirmées nos assertions touchant le passage aux Vaches : « Ung arpent de terre assis au Guey aux Vaches, tenant d’une «part au chemin aux Vaches, d’aultre aux hoirs Jehan Ballay; d’ung bout à la « Petite Seyne et, d’aultre bout, au petit chemin qui tend de Sainct-Père à forme «de Grenelles. »

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