RUE DE BABYLONE
Elle doit son nom actuel, qu elle portait déjà en i6^3, à l’évêque de Babylone, Bernard de Sainte-Thérèse, qui avait là des maisons et des jardins, sur l’emplacement desquels fut construit depuis le séminaire des Missions étrangères. Les auteurs nont point su que cette voie était d’origine ancienne, et ils n’en citent aucune indication antérieure au xvn° siècle. Elle existait néanmoins bien longtemps auparavant : c’était le chemin qui conduisait le plus directement du bourg Saint- Germain à la ferme de Grenelle. Divers documents l’énoncent nie chemin allant " de la Maladerye à Gamelles» (i448, 1629, etc.), ou, par abréviation, le chemin de Gamelle, et, plus tard, cia Bue du Vieil chemin de Gamelles» (1 G/ii). Dans un titre de 1676, elle est appelée : ccGhemiii de la Maladerie, autrefois dit de « Grenelle;» elle subsistait alors tout entière, à l’exception d’un tronçon s’étendant de la rue de la Chaise à la rue du Bac. Ce tronçon, qui s’embranchait sur la rue de Sèvres, et qui a produit l’élargissement que cette dernière voie présente près de la rue de la Chaise, a été sans doute supprimé vers l’époque où l’on creusa la Tranchée. En 1 55/T, il est encore mentionné comme constituant l’aboutissant de la Vieille Maladerie, tandis que nous 11 en trouvons plus de mention au commencement du
\vne siècle. Il n’est point représenté d’ailleurs sur le plan de Quesnel. La construction de l’Ecole militaire et le percement des avenues rayonnant autour de la place Vauban ont fait disparaître successivement toute la partie de la voie au delà de la rue de Babylone; mais, à l’aide de nombreux plans manuscrits, nous en avons pu restituer très fidèlement le parcours; il en est d’ailleurs resté, jusqu’à la Révolution, des traces qui nous ont servi de jalons.
La rue do Babylone, ou son prolongement, est le chemin désigné sous le nom rr de Grant sentier de Gamelles» dans un titre de i /i g a , et seulement de te Grant n sentier» dans un titre de 1 Zi 5 g , où il est question d’un demi-arpent ttà la Gatt renne . . . aboutissant par haut au Grant sentier, et, par basff, au Chemyn neuf. »