‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 3)Chapitre 71 sur 150 · SUPPLÉMENT A LA PARTIE ÉPIGRAPHIQUE DE LA MONOGRAPHIE DES CHARTREUX · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENT A LA PARTIE ÉPIGRAPHIQUE DE LA MONOGRAPHIE DES CHARTREUX

Les inscriptions funéraires de ia Chartreuse de Vauvert ont leur importance. I lusieurs bourgeois de Paris se sont retirés dans le monastère et y ont eu leur sépulture; diverses fondations de chapelles et de cellules étaient mentionnées sur les murs de 1 église, du grand et du petit cloître; la légende relative au fait qui avait motive, disait-on, la fondation de 1 ordre, y était exposée tout au long, en vers latins. Le relevé complet de cette curieuse épigraphie offre donc un réel intérêt. Pénétré de cette pensée, nous avons d’abord recherché les épitaphes qui ont échappé aux recherches de Berty. Plusieurs sont restées inconnues de lui, parce qu elles ne se trouvent que dans 1 un des volumes manuscrits de la célèbre collection Gaignières, et que ce volume appartient, avec un certain nombre d’autres , de la même série, à la bibliothèque d’Oxford.

Notre Bibliothèque nationale en a fait exécuter, dans ces dernières années, un iac-similé, que nousavonspu consulter. Nous avons, en outre, été autorisé à reproduire les curieux dessins que le volume renferme, et qui forment une précieuse iconographie funéraire de la Chartreuse. Il est résulté de ce double travail un chapitre supplémentaire, dans lequel nous avons réuni d’abord les variantes que présente le texte de Gaignières comparé à celui de Du Breul et de Millin, puis les épitaphes et inscriptions omises ou tronquées par les historiens de Paris. Ce supplément et l’appendice consacré cà la légende de saint Bruno compléteront la partie épigraphique de notre monographie de la Chartreuse.

Page 76: Guillaume Bose.

Berty a indiqué le lieu de la sépulture de Guillaume Rose, sans reproduire son épitaphe. Cette inscription a été relevée par Gaignières (fol. 81); elle est ainsi conçue :

Hic iacet magister Guillelmüs Rose, advocatus condam parlamenti, qui pro dotatione liuic capelle cingentos Irancos pro emendis xl tib. ann. Qui obiit décima quarto die februarii anuo Domini mccclx.w. Orale pro eo.

Page 76 : Michel Maucondcit.

De même que la précédente, l’épitaphe de Michel Mauconduit ne se trouve pas dans le texte de Berty, quoique le lieu de la sépulture ait été indiqué. Voici cette inscription d’après Gaignières (fol. 79 ter):

Hic jacct dominus Michael Mauconduit, legum professor, Carnotensis ecclesie decanus, canonicus parisiensis et domini regis Francie consiliarius, qui obiit xim septembris, anno Domini hcccxxviii. Orate pro eo. Requiescat in pace.

Le fac-similé de cette inscription figure à la page 108.

Pages 82 et 83 : Jean et Guillaume de Dormans.

Le monument funéraire de Jean de Dornians, décrit par Berty, lut remplacé , en 1(196, par un tombeau portant une inscription que nous reproduisons ci-dessous, d'après la collection Gaignières (fol. 99) :

Hic jacet iilustrissimus Ecclesiæ princeps, Joannes de Dormano, S. R. G. cardinalis, episcopus belvaconsis et Franciæ cancellarius, designatus anno mccclxiv, qui munus suum in regias manus deposuit anno mccclxxi, l’ratre ejus, qui liic etiani adjacet, in idem munus mox suftecto. llujus cardinalis effigies de métallo cupro, ante hic exposila, pro laciliori divini cultus et ritus cartusiensis, quilles diuturno iinpedimento fuit, calebratione, translata est ante altare sacelli Sanctæ Annæ, consensu, pietate et religione illustrissimi domini Ludovici Boucherat, comitis de Compans la Ville, regiorum ordinum commendatoris et Franciæ cancellarii, nobili familiæ de Dorinano affinis, qui sumptibus suis hoc monumcnto parentavit, anno Domini 11. dcxcvi.

Page 8/1 : Michel de Crenay.

L’inscription relevée par Gaignières (fol. 95), plus complète que celle que donne le texte de Berty, est ainsi conçue :

Hic jacet Micuael de Creneïo, oriundus Trecis, episcopus quondam ecclesie Autissiodorensis

et Karoli sexti regis Francorum confessor, qui obiit Parisius in sua domo . tertia décima

mensis octobris anno Domini millesimo quadringentesimo. Anima ejus requiescat in pace.

Le fac-similé de cette inscription figure à la page 8/1.

Page 85 : Pierre Remus.

Voici le texte de l’inscription d’après Gaignières (fol. 96) :

Cy gist honorable discrelte personne et saige maistre Pierre Reuus, dit de Tonnerre, jadis

LE COUVENT DES CHARTREUX

chanoine de Reims et de Tournay et conseiller du Roy et de Monseigneur le duc de Bourgoigne, qui trespassa le vin d’octobre, l’an de grâce mil cccun" et quinze. Priez Dieu qu’il en ait lame de luy. Amen.

Page 85 : Nicolas le Diseur.

L’inscription relevée par Gaignières présente quelques différences avec celle qui a été indiquée par Berty. Voici le texte de Gaignières (fol. 85):

Hic jacet reverendus pater et magne circonspeclionis et scientie vir, dominus Nicolaus le Diseur, de Fiamigeria, laudunensi diocesi oriundus, sedis apostolice protonotarius et laudunensis et novionensis Ecclesiarum arcliidiaconus, nec non itnpar, et parisiensis canonicus et regis Franciæ secretarius, qui obiit Parisius die ai octobris, nnno Domini 1399. Requiescat in pace.

Page 86 : Hugues Chabert.

D’après Gaignières (fol. 88), l’épitaphe est ainsi conçue:

Hic jacet magne scientie, liclelis et prudens vir dominus Ciiabertus Hugonis, legum doctor. archidiaconus matisconensis et obedienciarius Sancli Jusli Lugdunensis et cabilonensis canonicus, qui migravitad Dominum, Parisius, anno Dom. u. cccm, xi die mensis maii, cujus anima per misericordiam Dei requiescat in pace. Amen. Pater noster.

Le fac-similé de cette inscription ligure à la page 86.

Page 86 : Pierre de Chanac.

La collection Gaignières (fol. 84) reproduit complètement l’épitaphe ainsi qu’il suit :

Hic jacet venerabilis Petrus de Chanac, lemovicensis, nepos episcop. parisiensis, quondam ollicialis parisiensis et canonicus lemovicensis, qui obiit anno Domini millesimo trecentesimo quadraginli sexto, die mensis tertii maii. Anima ejus requiescat in pace.

Le fac-similé de cette épitaphe figure à la page 86.

Page 86 : Ivain de Béarn.

Voici l’épitaphe d’après la collection Gaignières (fol. 90) :

Cy gist noble homme messire Ivain de Béarn, chevalier, chambellan du Roy de France, lils naturel de feu noble et puissant seigneur mr“ Casio autrement dit Febus, jadis comte de Foix, qui trespassa à Paris en l’ostel S1 Pol , l’an do grâce 1 3 9 2 , îe pénultième jour du moys de janvier. Priez Dieu pour l’âme de luy. Amen.

Le fac-similé de cette épitaphe figure à la page 86.

Page 88 : Jean de Cérées.

L inscription qu’on iit dans Gaignières (fol. 89) n’est guère plus complète que celle qui est indiquée par Berty. Voici le texte de Gaignières :

. venerabilis et discretus vir dominus Joiunnes de Cereseo, quondam clericus eapellœ

regii (sic) Philippi . ærium . edificationi hujus ecclesie .

Outre le fac-similé de cette épitaphe, qu’on trouve à la page 88, nous croyons qu’il esta propos de donner, également d’après Gaignières [fol. 100], le fac-similé

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de I inscription qui rappelle la part prise par Jean de Gérées à l’édification de l’église, inscription que Bertv a reproduite page y 5.

LE COUVENT DES CHARTREUX

Page 88 : Jean de Cuisse.

Berty indique le lieu de la sépulture du défunt, sans donner l’épitaphe. Voici cette inscription d’après Gaignières (fol. 91) :

Hic jacel reverendus in Christo paler Joiiames de Cuissjaco, Dei gratia condam episcopus granopolitanus, qui obiit die mensis xvn augusti, anno Domini millesimo trecentesimo quingentesimo. Anima ejus, per misericordiam, requiescat in pace. Amen.

Le fac-similé de l’inscription figure à la page 88.

Pages 88 et gfi : Hugues Lecoq.

Berty a reproduit (p. g k) une inscription rappelant les fondations dues à Hugues Lecoq, et il a indiqué (p. 88) le lieu de la sépulture de ce personnage, mais sans donner son épitaphe. Cette dernière inscription a été relevée par Gaignières (fol. gfi); elle est ainsi conçue :

Cy gisl vénérable et discrette personne, maistre Hugue Lecoq l'aisné, licensié en droit canon et civil, jadis chanoine de 1 eglise collegiale d’Authun et archidiacre de Beausne en icelle eglise, qui trespassa le xxvf jour du moys de septembre Tan de grâce mil ccccnu" et v. Dieu, par sa grâce, de ses peschez don lui fasse. Amen.

Le fac-similé du dessin de Gaignières figure à la page 88.

Page go : Jehan du Four.

L’inscription est complète dans la collection Gaignières (fol. 80). En voici la reproduction :

Icy gist Jehan dd Four, changieur, bourgeois de Paris, qui trespassa Tan de grâce 1 35a , le 6° jour du mois de may. Priez pour lui.

Le fac-similé du dessin de Gaignières figure à la page go.

Page 89 : Hervé et Guillaume de Neauville.

Outre l’épitaphe de Hervé de Neauville, dont le fac-similé figure à la page 90,

TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS, il y avait une inscription rappelant les donations de Hervé de Neauville et de son frère Guillaume. Elle a été reproduite par Berty en des termes qui présentent une

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légère différence avec ceux qui ont été relevés par Gaignières (fol. 79 bis). Nous donnons ici la page empruntée au célèbre collectionneur.

LE COUVENT DES CHARTREUX

Pages 90 et 91 : Pierre Loisel et sa femme.

L’épitaphe relevée par Gaignières (fol. 109), et dont le fac-similé figure à la page go, est identique, sauf une légère variation dans l’orthographe, avec celle qui est rapportée par Berty. Une autre inscription , rappelant, avec la consécration de l'autel du chapitre, les bienfaits de Pierre Loisel et de sa femme, a été reproduite par Berty (p. 9 1) en des termes qui diffèrent quelque peu de ceux qu’on trouve dans le texte relevé par Gaignières (fol. io3). Voici ce texte, avec les figures qui l’accompagnent.

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