TOMBE DE PIERRE LESCOT
(Voir t. I, p. 2t3.)
M. J. Gailhabaud, le collectionneur émérite si connu, nous a fait profiter, une fois de plus, de sa vaste expérience en matière iconographique. 11 a bien voulu rechercher pour nous s’il n’existait point quelque dessin de la tombe de Lescol, et a fini par en découvrir un au département des Estampes à la Bibliothèque impériale. Ce dessin, dont on voit ci-contre le fac-similé réduit ('2), représente la dalle funéraire de Clagny, moins le quart supérieur, auquel l’artiste a malencontreusement substitué le titre suivant : « Tombe de Pierre Lescot, seigneur de Glagni , ff abbé de Glairmont, surintendant des bâtiments du Louvre de 1 55 3 à 1 5 7 4 . Posée a N. D.
W Le pas commun était réputé de deux pieds et demi (om,8i); dix-huit pas équivalaient donc à sept toises trois pieds. Ajoutant deux fois trois pieds pour l’épaisseur des murs, on obtient une largeur totale de huit toises et demie.
'2) Le dessin original est haut de om,â85 et large de om,696.
(;,) Nous ne sachions pas qu’il y ait eu au xvi* siècle un surintendant des bâtiments du Louvre , et nous pensons que le dessinateur s’est trompé; mais il peut être dans le vrai en donnant la date de 1 57 4 comme celle à laquelle Lescot cessa de diriger les travaux du palais.
1 HdV
APPENDICES. 173
-de Paris, dans la Chapelle des SS. Féréol et Ferrucien. - -Levé sur le lieu par A. Duchesne fils , «i759.»
Nous n avons pas reproduit ce titre puisqu’il est sans intérêt; mais nous avons complété par des lignes ponctuées la pierre telle qu’elle devait être réellement, à en juger par la disposition symétrique des parties dont nous avons l’image. La tombe de l’architecte du Louvre consistait en une dalle de marbre blanc, qui portait une inscription et qu’encadrait une bordure de marbre noir, ou Ion avait incrusté des larmes, deux têtes de mort, des ossements croisés avec un ou deux écussons aux armes de Lescot R), le tout découpé dans du marbre blanc et modelé par des hachures, suivant un usage commun au temps de Louis XIII. Le monument, en effet, ne paiail remonter qua cette époque, et il était dû à la piété de Léon Lescot, dont il mentionne la mort, soit parce qu il était postérieur à cet événement, soit par suite d’une addition à l’épitaphe. Celle-ci confirme tous les détails que nous avons précédemment donnés sur l’oncle et le neveu, et elle apprend, en outre, que le premier mourut âgé de soixante-trois ans; il était donc ne en i5i5 , et non en i5io, comme on le croit généralement. Voici, d’ailleurs, le texte de l’inscription, que le rédacteur a prétentieusement rehaussée d’une double citation hébraïque empruntée aux Psaumes et au Livre de Job <2) :
Petro Lescotio, e gente dominorum a Lissy, domino a Clagny, monasterii B. Maria? a Claromonte abbati commendatario ; regum sub queis vixit, Francisci I, Henrici II, Caroli IX et Henrici III a consiliis, hujus insignis Eeclesiæ Parisiensis canonico. Obiit iv idus septembris anno Domini mdlxxviii , ætatis suæ lxiii.
Léo, exfratre nepos, e successione Clanius, a resignatione Claromontanus abbas , regius in benatu Parisioruin supreino Parlamenti curia concilianus, in Ecclesia Parisicnsi canonicus patruo suo charissimo de se optime merito, mœrens poni curavit. Obiit ni idus novembris, anno mdcxxiv.
et SIBI