‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 5)Chapitre 139 sur 206 · PAROISSES DE SAINT-ANDRE-DES-ARS ET DK SAINT-COME · texte numérisé non relu

PAROISSES DE SAINT-ANDRE-DES-ARS ET DK SAINT-COME

Maison de lImage saint Andra (i/i48), couvrant une assez vaste étendue de terrain sur les deux rues Hautefeuille et des Poitevins.

Lu 1 5 y 8 , elle était déjà divisée eu deux corps de logis. Son pourpris s’étendait de la rue des Poitevins à celle du Battoir.

Maison de la Pomme Piouge (1897), aboutissant dans la rue du Battoir, à la Maison du Flacon. C’était un jardin, en i46G. Elle était de la censive du Parloir aux bourgeois.

Maison de l Imaige saint Nicollas (1621), qui lut donnée au collège de Boissy, en 1/171 , par M. Jehan Guillart, prêtre. Elle était contiguë, en 1/166, à un jardin qui fut, dit Berty, l’emplacement de la maison précédente; ce qui semble difficile, puisque la Maison de la Pomme Rouge datait de 1897. 11 s’agirait plutôt de l’immeuble suivant, c’est-à-dire de la

Maison de l’Esciiiquier (i3g3-i/iZi8), aboutissant par derrière à la rue du

Battoir, sur laquelle elle avait sa plus grande façade. Au commencement du xvP! siècle, il y avait, sur l’emplacement de cette maison, du côté de la rue du Battoir, trois maisonnettes sans désignation.

Maison sans désignation, la seule de ce côté de la rue que Berty ait marquée d’un astérisque sur son plan. Est-ce là qu’il faut placer le campus de l’Hôpital Jean Mignon? Car, d’après Jaillot<‘>, en effet, «il y avait autrefois, dans la rue des Poitevins, un hôpital fondé par Jean Mignon, en faveur de vingt-cinq bonnes femmes; il portait le nom du fondateur». Le créateur de cet asile hospitalier n’était autre que Jean Mignon, lequel fonda le collège Mignon, en i3ô3.

Granchette servant d’estables (1 53 1) , sur l’emplacement de laquelle régnaient, en 1 5 éi 3 , deux corps d'hôtel faisant l’encoignure saillante de la rue et s’étendant jusqu’à la rue du Battoir. Eu d’autres termes, cette Granchette, énoncée sur le plan Granche, puis Maison, couvrait tout le liane oriental de la ruelle du let, partie de la rue des Poitevins débouchant sur celle du Battoir, en retour d’équerre et presque à angle droit, ainsi que nous lavons dit plus haut.

CÔTÉ MÉRIDIONAL

(du Sud au Nord, puis d’Occident en Orient).

Maison sans désignation, formant l'angle nord-ouest de la rue du Battoir.

Maison sans désignation, ayant été, ainsi que la précédente, englobée, au siècle dernier, dans le pourpris d’un vaste hôtel occupé par une grande maison d’imprimerie et de librairie, qui doit surtout sa notoriété a une collection de classiques latins. Ce logis a porté le nom d’HÔTEL des Etats de Blois, peut-être parce que les élections aux États y ont eu lieu. Comme il était très voisin de 1 hôtel de Thon, on comprend aussi que les députés aux États généraux aient pu s y réunir soit avant l'ouverture de la session, soit après l’assassinat du duc de Guise, pour conférer avec un membre de cette famille parlementaire. On sait que ce dernier événement motiva une assemblée générale qui fut tenue à 1 Hôtel de Ville, et dont Félibien a imprimé le procès-verbal dans ses Preuves Nous n avons trouve aucun autre document de nature à justifier la dénomination donnée à cet hôtel.

Maison sans désignation, adossée à celles du côté méridional de la rue du Cimetière Saint-André, sur laquelle elle avait probablement une issue. Elle était, à

1 Recherches historiques, etc., Quartier Saint-André-des-Arts, p. 120. — Histoire de la ville de Paris , Preuvcs, III, p. 3o3.

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