‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 5)Chapitre 140 sur 206 · RUE DES POITEVINS · texte numérisé non relu

RUE DES POITEVINS

proprement parler, la première de la rue des Poitevins, puisqu’elle faisait face au retour d’équerre formé par la rue du Pet. C’est elle que désigne Jaillot, lorsqu’il écrit : «Dans un titre nouvel, du 26 août i52i, on déclare une maison sise ez rues des Poitevins et du Pet, tenant au cimetière Saint-André ('). 11

Cette maison et les deux suivantes, c’est-à-dire la Maison de la Corne de Daim et la Maison de l’Image saint Michel, furent annexées au collège de Boissy, en 1 356. Cette annexion résulte d’une note de Félibien ainsi conçue :

et An 1 356. — On destina pour logement aux écoliers la maison qui avait appartenu à Godefroy de Boissy-le-Sec, et où demeurait alors Étienne, son neveu, avec quelques autres maisons voisines, acquises par celui-ci, tenant d’un côté à

. , la maison de Godefroy, et bornées, de l’autre, par la rue de Gérard aux

Poitevins n

Maison de la Corne de Daim ( t 52 3). Mentionnée par le texte, elle ne figure pas sur le plan, où elle est remplacée à tort par la Maison de l’Image saint Michel. Ce dernier immeuble doit être reporté un peu plus à l’est, et placé dans la partie du pourpris de l’hôtel de Thou limitée, sur le plan, par une ligne ponctuée. Cette portion du grand logis parlementaire a été désignée successivement par les appellations suivantes: Partie postérieure du Collège de Boissy (t/171), puis Petit Hôtel de Thou (1 555).

Berty a constaté lui-même l’exactitude de ces renseignements en consignant dans ses papiers deux notes ainsi conçues :

rti/171. — L’Ymaige saint Michel, rue des Poitevins, est achetée par le collège (de Boissy) en cette année, n

te Maison de l’Image saint Michel (1/171), annexée à la maison suivante par le président de Thou, en 1 5 5 5 , appelée au xviuc siècle le Petit Hôtel de Thou. h

IIostel du président de ’lnou. Telle est la désignation qui figure sur le plan de Berty; les notes écrites y ajoutent fort peu de chose; elles se réduisent à ces quelques lignes :

tt Grande maison, habitée, au xvie siècle, parla famille de Thou, et appelée pour cette raison Hostel de Thou, aboutissant rue du Cimetière. Elle fut agrandie en 1 6 1 3 , de 1 8 toises, prises sur le collège, vis-à-vis la chapelle. n

‘! Recherches historiques, elc., Quartier Saint-André-des-Arts , p. ho. — <’) Histoire de la ville de Pans , I, p. 619.

Cette mention, fort insuffisante, a pour complément ce que nous avons dit antérieurement de l'hôtel de Thou , à propos des arrière-corps de logis quil possédait sur la rue du Cimetière^ et de la chapelle Saint-Augustin qui leur faisait face, sur la nef collatérale du midi, dans 1 église Saint-André-des-Ars Agrandi a

Aspect actuel de la rue des Poitevins (partie orientale).

Entrée des maisons ayant remplacé les hôtels de Thou, de Mcsgrigny, des Élals de Blois, etc., d’après une photographie.

plusieurs reprises, l'hotel se composait de divers bâtiments raccordés entre eux, mais séparés par des cours et des jardins, disposition commune a toutes les grandes résidences seigneuriales, ecclésiastiques et parlementaires. Plusieurs corps de logis ayant appartenu à 1 hôtel de Thou subsistent encore aujourd hui ;

Voir ci-avanl, p. -287. — Idem , p. 1G8.

mais on les a défigurés en les appropriant à divers usages commerciaux ou industriels.

Ue pourpris de l’hôtel était considérable, à en juger par les dimensions que lui donne le plan de Berty.

Maison sans désignation. Faut-il l’identifier avec I’Hôtel de Mesgmgny, que certains érudits ne séparent pas de I’Hôtel de Tiiou? Ou doit-on se ranger à l’avis de Germain Brice, qui y voit un immeuble entièrement distinct?

et L'Hôtel de Mesgrigny, dit cet historien, n'est pas éloigné de I’Hôtel de Thou; cest aussi dans la rue des Poitevins: ce dernier est bâti avec beaucoup de régularité, et quoique les appartements n’en soient pas fort spacieux, ils ne laissent pas d’être commodesW. n Berty n’a rien ajouté à cette courte mention.

Maison sans désignation, formant 1 angle nord-ouest des rues Hautefeuille et des Poitevins. C’est sur cette dernière voie qu’elle avait son plus grand développement et sa principale entrée, ainsi que Berty l’a figuré sur son plan.

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