III. - CHAPELLE DE SAINT-JÉRÔME
Cette chapelle, qui prenait jour sur la rue du Cimetière-Saint-André, était la troisième, à droite , quand on entrait par le grand portail, et la septième, à gauche, en venant du sanctuaire. Elle était antérieure de près d’un siècle à celles de la Résurrection et de l’Annonciation, ayant été fondée en i52 2 par Mathieu Chartier, avocat au Parlement. Nous avons vu plus haut qu’elle avait motivé la fondation des Gallard et des Guillon.
Par contrat passé devant deux notaires au Châtelet, le 26 janvier i522, les marguilliers de la paroisse de Saint-André-des-Ars convinrent travée Mathieu Chartier, advocat en la court de Parlement d, qu’ils feraient bâtir tt la derrenière chappelle estant en ladicte église, du costé de celle que faict édiffier maistre Augustin de Thon, aussi advocat en la dicte court de Parlement, et toute grosse massonnerie, voultes, lampes, marches et aultres choses nécessaires, saulf et hors ce que cy aprez sera réservée. Ce sont quelques travaux accessoires restant à la charge du fondateur et pouvant être exécutés plus tard. Les marguilliers concédèrent, en outre, le droit de clôture et de sépulture à Mathieu Chartier et à sa famille, moyennant une somme de deux cents livres tournois, et à charge par le concessionnaire de tt faire faire, à ses despens, lavoirrière, l’autel, pavé et closture d’icelle chappelle, ymages et aultres choses qui resteront pour la décoration d'icelle , à sa dévotion n M.
Le contrat de fondation ne mentionne pas le vocable sous lequel sera placée la nouvelle chapelle; c’est plus tard seulement, et à propos de services religieux à y célébrer, qu’elle est désignée par le nom de Saint-Jérôme.
On trouve dans la liasse relative à cette chapelle, à côté de nombreux mémoires de travaux d’entretien, diverses pièces portant établissement de propriété; une liste des ornements servant à la célébration du service divin dans la chapelle; des copies d’épitaphes, parmi lesquelles celle de ctMessire Michel Chartier, docteur
(,) Arcli. nat. I, 63a.
TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS, en décrets, maistre de Boissy et curé de Saint-Christofle à Paris, qui décéda le 5e de juillet 1 5 3 1 u. On y trouve également une et généalogie des Chartiers, imprimée, relativement au collège de Boissy n; fondatrice de cet établissement, dont elle s’était réservé toutes les bourses, la famille Chartier, propriétaire d’une chapelle à Saint-André, avait un double intérêt à bien établir sa filiation.
Il importe de remarquer, dans le contrat de fondation, deux particularités qui confirment ce que nous avons dit plus haut. D’une part, la chapelle Saint-Jérôme est qualifiée de « derrenièren, ce qui prouve que la construction des chapelles avait commencé par le voisinage du sanctuaire ; elle devint plus tard l’antépénultième, lorsqu’on eut bâti celles de l’Annonciation et de la Résurrection. D’autre part, il est dit quelle était et à costé de celle que fait édiffier maistre Augustin de Thouu; ce qui révèle une fois encore l’esprit d’imitation auquel l’église Saint- André dut la ceinture de chapelles dont elle était entourée.
Parmi les épitaphes que renfermait la chapelle Saint-Jérôme, on distinguait celles de Mathieu Chartier, le fondateur; de Michel Chartier; de Nicolas Sacbot, conseiller du Roi et doyen des conseillers du Châtelet, mort en 1669; d’Antoine Fontaine et de Jean de Mesgrigny, décédés l’un en 17 1 G, l’autre en 1718.