‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 5)Chapitre 56 sur 206 · V. — CHAPELLE DE SAINT-JE AN-BAPTISTE · texte numérisé non relu

V. — CHAPELLE DE SAINT-JE AN-BAPTISTE

Contiguë à la chapelle de Saint-Augustin, celle de Saint-Jean-Baptiste était la

(1) Le passage d'Isaïe, que cite Le Beuf, est tronqué; le voici en entier :

— Quarc ergo rubrum est indumentum tuum, et vesliincnta tua sicut calcantium in torculari?

— Torcular calcavi soins , et de gentibus non est vir mecum ; calcavi eos in furore meo , et conculcavi eos in ira mea ; et aspersus est sanguis eorum super veslimenla mea, et oinnia indumenta mea inquinavi.

On voit que le sens d'appropriation est un peu différent du sens propre : l'homme dont parle le prophète foule le raisin, et le Christ, représenté sur le vitrage de la chapelle citée par Le Beuf, est foulé comme la grappe.

(2) Notamment ceux de Jacques de Tliou , troisième

du nom , le premier membre de la famille qui soit venu se fixer à Paris, ainsi que le constate Fr. Blanchard dans le livre précité :

rr Jacques de Tliou, troisième du nom , seigneur de Bignon, de Beville et de Lavercy, advocat général de Sa Majesté en la Cour des Aydes à Paris, vivoil en 1/176, et fut le premier de sa famille qui vint s’habituer à Paris, où il contracta mariage avec Geneviefve Le Moine , fille de François Le Moine des Aliénions, de laquelle il cul un fils et trois filles. Et estant décédé le premier jour d'octobre de l'an t5oè, il fut enterré dans le chœur de l’église de S. André des Arcs, sa paroisse. « Les présidais à mortier du Parlement de Paris, par François Blanchard, p. 2 53.

ÉGLISE SAINT-ANDRÉ-DES-ARS

cinquième à droite, Je long delà rue du Cimetière, en partant delà façade occidentale de l’église; elle occupait le même rang dans la succession des chapelles, quand on se dirigeait du chœur vers le grand portail.

Ce titre de fondation, ou de concession, manque; mais on sait par divers autres documents que la chapelle était possédée par les familles Brinon et du Tillet. Le G avril i 5A 1 , Jean Brinon et Jeanne Lhuillier, sa femme, y fondèrent des messes. Hippolyle Cocheris a pris cette date pour celle de la concession, ou de la fondation!1). Le fait est possible; mais nous n’en avons pas de preuve certaine.

La liasse relative à la chapelle de Saint-Jean-Baptiste ne contient que peu de pièces : on y trouve notamment une copie, qualifiée informe, d'épitaphes rappelant les personnages qui y étaient inhumés : Jean Brinon, fondateur présumé, et Jeanne Lhuillier, sa femme, morts l’un le 6 février i5Ao, l’autre le 19 décembre i53o;.Tean Rusé, conseiller au Parlement, décédé le 5 septembre 1537; il était probablement allié à l’une des familles du Tillet, Brinon, ou Lhuillier.

On trouve également dans cette liasse une généalogie des familles Brinon et du Tillet.

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