VII. — CHAPELLE DE SAINT-NICOLAS ET DE SAINT-CLAUDE
Le Beuf lui donne ces deux vocables; les autres historiens de Paris ne mentionnent que le premier, de telle sorte qu’011 ne saurait dire si ces vocables ont été simultanés ou successifs.
La chapelle Saint-Nicolas occupait le septième rang, quand on pénétrait dans l’église par le grand portail et qu’on se dirigeait vers le chevet, en longeant l’église Saint-André. Dans l’ordre inverse, elle était la seconde, si l’on tient compte d’une ancienne chapelle transformée en sacristie.
On s’accorde à dire quelle fut fondée en 1/191 par Jacques Coylier, médecin de Louis XI, qui y fut inhumé. On sait que Coytier, propriétaire de la Maison db l’Éléphant, qu'il avait fait construire sur une partie des terrains de 1 hôtel de Navarre ou d’Orléans, était en son temps l’un des paroissiens importants de Saint-André. Son nom, que Le Beuf écrit « Coctier u, et qu’on retrouve dans les archives de l’église sous la forme nCottiern, paraît s être éteint au xvmc siècle.
La liasse conservée aux Archives nationales ne contient pas de titre de fondation ou de concession ; toutes les anciennes chapelles sont, d’ailleurs, dans ce cas. On sait seulement quelle a été possédée par les familles Le Clerc et de Gourgues. Un membre de cette dernière famille la céda pour l’agrandissement de la sacristie, laquelle, dit un mémoire du temps, «est si petite qu’il ny a pas de quoyn.
L’absence de pièces authentiques constatant la fondation ou la concession de la chapelle Saint-Nicolas est compensée, dans une certaine mesure, par une requête du président de Gourgues en date du 6 octobre 1722, dans laquelle il est dit que, par contrat passé devant Dreux Comtesse et Nicolas Comtesse, notaires au Châtelet, le 10 juin 1/191, sur la réquisition de maître Jacques de Collier, chevalier et vice-président de la Chambre des comptes, les curé et marguilliers de la paroisse Saint-André-des-Ars «auraient consenty et lui auraient accorde deux petites places joignantes ladicte églize de Sainl-André-des-Arcs, pour y construire une chappelle de neuf, à sa disposition, et de dame Marguerite Leclerc, son épouse, et de leurs hoirs et successeurs, pour y establir leur sépulture; ce qui aurait été exécuté à la diligence et aux frais desditz sieur et dame de Cottieni.
ÉGLISE SAINT-ANDRÉ-DES-ABS
En 1783, le possesseur de la chapelle Saint-Nicolas l’échangea contre celle de Saint-Jean-Baptiste. Ce n’était sans doute point un descendant de Coytier, et il est à croire que la famille de ce personnage s’était éteinte avec le sieur a de Cottier», dont il est question dans l’acte précité; car ce dernier n’eût point abandonné, pour une autre, la chapelle où reposait son illustre ancêtre.
Les pièces contenues en la liasse font mention des épitaphes existant dans la chapelle de Saint-Nicolas.