VIII. — CHAPELLE TRANSFORMÉE EN SACRISTIE
Elle était la huitième à gauche, le long de la rue Saint-André, pour le visiteur entrant par la porte occidentale, et la deuxième à droite, eu allant du chevet de l’église au grand portail.
Omise par Le Beuf et par Cocheris, la sacristie de Saint-André est mentionnée sommairement par Berty: «La huitième chapelle à gauche, et la deuxième a droite, dit-il, c’est la sacristie; on ignore si elle a été chapelle; elle est sacristie depuis fort longtemps, »
L’esprit de symétrie qui paraît avoir présidé à la construction des chapelles de l’église Saint-André, lesquelles étaient placées «entre les arcs-boutans de la nef», fait présumer que la sacristie, comme la première chapelle des fonts, était aussi une chapelle originairement. Cependant, l’unique pièce contenue dans la liasse et dépourvue de toute date, ainsique de toute signature, laisse planer un doute à cet égard; elle est ainsi conçue :
«Sacristie. — Ou ignore si elle a formé autrefois une chapelle; on voit par l’énoncé d’anciens titres quelle existe depuis un temps immémorial, destinée à servir de sacristie. Cependant pour plus grande seureté, on l’a comprise comme un des objets dans lesquels rentre la fabrique par sa délibération du 1er mai
«On voit, par une délibération du i5 août 1736, quil fut arrêté qu on vendroit deux grilles de fer, qui étoient dans la cave, sous la sacristie. 11 seroit à présumer qu'il y a donc une cave sous cette sacristie, qui est fermée-», — la cave sans doute, et non la sacristie.
Aucun autre document ne nous permet d’élucider la question.