LU
RUE DE SEINE. k 247
une rue tout le long d'icelluy pare, depuis la dite rue publicque allant du dit quay de la rivière à l'hospital de la Gharit
6 jusques au bout d'icelluy pare, et Lrois aultres rues traversantes allant
de la rivière à la grande rue ve
. chacune d’icelles rues de quatre toises de lar-
geur; le tout sy bon semble aus ditz creantiers de la dite feue Royne le faire. Et lout ce certif-
fions estre vray : lesmoing nos seing cy mis les an et jours dessus ditz. Ainsy signé en la minute :
Du Buisson, Hacuerre, Desworz, Conresse, Pencevaz, Noguer, Bervan,
De Sainr-GaLoppix (1),
L'hôtel de la Reine-Marouerite, y compris le pare, fut adjugé, le 11 mai 1692, aux nommés Jacques de Garsaulan, .sieur de Chambrejon, Jacques de Vassan, sieur de Massan, trésorier des parties casuelles; Jacques Polier, secrétaire des
LA ge £ . 2 finances; Louis le Barbier, contrôleur général des bois de l'Île-de-France, et
Joachim Sandras, sieur de Bellouard (ou Villouars), commissaire de l'artillerie;
lesquels, après avoir payé, le 13 avril 1629, la somme de 1,315,000 livres tour-
nois, furent mis en*possession le 21 juin de l’année suivante. L'hôtel fut ensuite partagé entre les acquéreurs, et la partie en bordure sur la rue de Seine forma trois grands lots. Le premier appartint, en 1629, à M. de la Moinière, puis à sa file; on l’appelait, en 1687, l'hdtel d'Angoumois. Le deuxième, qui a conservé longtemps le nom d'hôtel de la Reine-Marguerite, appartenait, en 1629, à M. de Garsaulan; en 16/0, à Madeleine de Bailly, veuve de Jacques de Vassan, et, en 1685, à Charles de Vassan, président de la Cour des comptes, lequel, le 31 mars de cette année, le céda, en avancement d'hoirie, à son fils Charles-Jacques de Vassan, seigneur des Tournelles, avocat général à la Cour des comptes. Le troisième lot, celui du coin, appartenait, en 1629, à M. de Vassan; en 1687, il était subdivisé en deux, la seconde parcelle ayant été aliénée au profit de M. de
Bérulle.
CÔTÉ ORIENTAL
PAROISSE SAINT-SULPICE, JUSTICE
ET CENSIVE DE L'ABBAYE SAINT-GERMAIN
Maison sans désignation en 1595, puis ve L'Ancux-ve-Nof (1654), faisant le
coin septentrional de la rue de Nesle, et contiguë à la maison faisant le coin du quai Malaquais. Lors de sa démolition, elle avait seize toises de superficie. C'était un morcellement de l'emprise de Nicolas Canivet. (Voir Quai Malaquais.)
D Arch. nat.
Musox pu e Corrrns (1595), puis pe L'Iuace-Sanr-Crauvr (1623), faisant le coin méridional de la rue de Nesle, sur laquelle sa largeur était de six loises et demie, tandis que sur la rue de Seine elle mesurait dix-neuf pieds. Elle fut acquise, les 22 mars et 13 avril 1663, par les exécuteurs testamentaires du cardinal Mazarin, puis démolie pour permettre le déplacement de la rue de Nesle.
Maison sans désignation en 150b, et ve 'ImaGe-Sanr-Nicoras en 1617, laquelle renfermait un jeu de paume en 16°. Elle fut achetée, le 22 février 1663, par les exéeuteurs testamentaires du cardinal Mazarin, et une partie de son emplacement à 6t6 comprise dans la nouvelle issue de la rue Mazarine. Sa superficie était de vingt-neuf toises.
Musox sans désignation (1595), aboutissant rue Mazarine. (Voir planche IX.)
Marsox ou Ceroze-n On (1628), aboutissant rue Mazarine. Elle devait avoir été bâtie en même temps que la précédente.
Maison avec jeu de paume (1628-1790), dit Le Jeu pe pauwe pu Mérayer, parce qu'il appartint, au commencement du xvu° siècle, à un individu appelé Arnoul Mestayer. La maison a eu pour enseigne le Lion-d'Argent en 1637; elle aboutissait alors à la rue Mazarine. Elle existail sans doute dès 1595, mais, dans le censier de cette année, elle n'est point indiquée d'une manière spéciale et se trouve comprise dans un seul article, avec toutes les suivantes, jusqu'à la maison des Trois- Cygnes. Les comédiens de la troupe de Molière ont eu leur théâtre dans le jeu de paume du Métayer. Selon M. Eud. Soulié, il leur avait été loué pour trois ans, le 12 septembre 1643, par le maître paumier Noël Gallois.
Partie postérieure de la maison pe za Vise-ne-Lvon, faisant front sur la rue Mazarine.
Maison sans désignation en 1628, puis pe La Marcuerire-Couronnée (1687), ayant une façade sur la rue Mazarine.
Masox pe La Toun-Cannée (1607-1696), aboutissant rue Mazarine. Avec les deux suivantes et les maisons correspondantes de la rue Mazarine, elle paraît occuper ce lot de deux cent cinquante-huit toises, qui appartenait au charpentier Guillaume Fournier en 1547.
Maison sans désignation en 1628, et probablement bâtie dès le règne de Henri IV.
Maisox sans désignation en 1628, et dite nôrez Daurmx en 1696. Elle dépendait d'abord d’une maison de la rue Mazarine.
Mason sans désienalion (1628), qui semble devoir sidentifier avec celle de quatre-vingts toises de superficie, occupée, en 15/49, par Claude Boysart, + diet cle Dyable,» maître passeur.
Musox sans désignation en 1628, puis nes Trois-Dams en 1750. Elle ne fa-
sait d'abord qu'une seule et même propriété avec la maison de la Corne-de-Daim
RUE DE SEINE. 29 (1595), située rue Mazarine. En 1547, elle comprenait l'emplacement de la maison suivante et renfermait un jeu de paume. ;
Maison sans désignation (1601), qui aboutissait primitivement à la rue Mazarine, et comprenant la maison de l’Huitre, en bordure sur cette rue.
Mason er seu De Paume pes Tnors-Cyexes (1595-1693), puis es Acces (1687) et pes Trois Caxerres (1687-1728). Dès 1687, cette maison était divisée en deux et avait issue en la rue Mazarine par une allée.
Maison avec seu pe Paume (1595-1696), qui avait pour enseigne 1e Souens-v On en 1687. Elle avait, sur la rue Mazarine, divers corps d'hôtels qui devinrent des maisons séparé
Mason sans désignation en 1595, et dite Lnômer n'Avray vers 1687. Maison sans désignation (1595), qui n’était probablement pas distincte d’abord 8 JOEL l Ï
de la maison correspondante sur la rue Mazarine. Plus tard, elle en constitua la partie postérieure, et elle servit de chantier lorsque les comédiens du roi eurent abandonné le jeu de paume de la Bouteille. Elle appartenait, à cette époque, à Marie-Angélique Laffemas, dont la famille la possédait depuis cinquante ans au moins.
Maisox sans désignation (1595), aboutissant à la rue Mazarine. C'est celle où a été ouvert, en 1823, le passage du Pont-Neuf.
Maison sans désignation en 1549, et appartenant alors à Claude André, conseiller au Parlement. Elle aboutissait rue Mazarine, et a été subdivisée en deux. La seconde partie avait nom l'hôtel de Châteauneuf, à la fin du xvn° siècle, parce
Ï L [l qu'elle appartenait au marquis de l'Aubépine, seigneur de Châteauneuf. Î q Ï 8 GRANDE MAISON couverte d’ardoise, qui appartenait, en 1595, à M. du Peyrat, trésorier général du duc de Montpensier. En 1628, elle aboutissait à la rue Maza- 8 |! ; rine. :
Mason sans désignation en 1595, puis dite nes Trois-Morners (1680) et Le] 9 Ou: F nôrez De Niswes (1697).
Masox sans désignation (1595), aboutissant d’abord à la rue Mazarine. puis au jeu de paume de Saint-Nicolas.
Mason sans désignation en 1b47, et dite ce Jeu ne Paume nes Deux-Ances en 1595. Elle a ensuite formé deux maisons appelées, lune {a maison Rouge où de lImage-Saint-Martin (174 1), et l'autre le Jeu de paume des Trois-Torches (1687). Cette dernière, dont l'agencement se comprend mal, paraît avoir été séparée de la suivante par l'allée servant d'issue au jeu de paume de la Place-Royale, situé rue Mazarine.
Partie postérieure du eu ne Paume DE Forr-Arrame (1536), dans la suite maison pe L'Imace-Sanr-Lous (1628-1696) et pu Heauwe (1710). Cette maison semble avoir été élargie du côté de la rue de Seine.
Maison sans désignation (1547), qui s'étendait encore jusqu’à la rue Mazarine:
6 1) JuSq
ur. 50
en 1698. A la fin du xvr siècle, elle appartenait à l'architecte Claude Vellefaux, comme l'indique l'article suivant du censier de 1595 : + De M° Claude Vellefaux. «juré du Roy en l'oflice de massonerye, et voyer général de la terre et seigneurie +de Saint Germain des Prez et ses appartenances, au lieu des héritiers de M° René « Saulson, procureur au Grand Conseil, pour une maison el jardin assis en ladicte «rue de Seyne, tenant d'une part audiet J. Martin, d'aultre part à la veulve et « héritière de feu François Pastoureau, d’un bout par devant sur ladicte rue et par «dérière sur les fossez; qui doibt de cens chacun an, lediet jour Saint-Remy, «tant cens que rente, cinquante-un sols six deniers parisis. » Claude Vellefaux, en mourant, laissa à sa famille, qui en a joui pendant soixante ans encore, sa maison de la rue de Seine, laquelle a eu pour enseigne Le Liox-Nom et L'Aurrucne, dans le cours du xvn° siècle.
Partie postérieure d'une maso située rue Mazarine (1547). Elle était déjà séparée de celle-ci en 1595 et renfermait un jeu de paume. Elle paraît avoir-eu pour enseigne Le Gxaxe-n8-1a-Cnoix en 1087, et était contiguë aux maisons du coin de la rue de Bussy.
En 1566, il y avait dans la rue de Seine, auprès de la rue des Marais, une Mason DE L'Imace-Sanr-Cnrisropne, dont nous ne connaissons point la situation exacte. Nous n'avons pu déterminer davantage celle du «jeu de paume de Tout- -voyes (1540), qui appartenait à Jean Touvoye, maitre esteulier, et s'étendail de la rue de Seine à la rue Mazarine, offrant ainsi une superficie de quatre cent douze toises. Il est probable que ce jeu de paume fut abaltu, avec la plupart des
propriétés attenantes, lors du siége de Paris.
RUE SERVANDONIL.
La rue Servandoni, qui a toujours fini à la rue de Vaugirard, commence aujourd'hui à la rue Palatine; elle partait autrefois de l'église même ou du cimetière Saint-Sulpice.
Comme elle longeait, au commencement du xvi° sièele, les bâtiments de l'hôtel de Garancière, elle avait, suivant plusieurs censiers, «esté prise de ladicte mai- «son.» On pourrait done: en induire qu'elle a été ouverte assez tard; mais il est parlé, dans une transaction de 124, de «la ruelle qui va au long de l'ostel de
« Garancières, » et il paraît constant que cette ruelle est la même que la rue Ser-
vandoni U), Dans des actes de 1522, 1537 et 1554, celle-ci est appelée «la ruelle
Le document qui nous fournit cette citation et d'autre à la ruelle; aboutissant d'un bout à Lorin
est l'acte de la vente d’une propriété située devant Gauldry, et d'autre au cimetière Saint-Sulpice. Or
Saint-Sulpice. tenant d'une part à Jacques Cardon, ces indications s'appliquent exactement au clos
RUE SERVANDONI. 251 « Sainct Sulpice;» dans un autre document de 1548, «rue Sainct Sulpice qui «tend du chemyn de Vaugirard à l'église dudict Sainet Sulpice,» et, dans des titres de 1556 et 1566, « Petite rue Sainct Supplice, » sans doute pour la distinguer de la Grande rue Saint-Sulpice ou des Canettes. Nous sommes bien certain d'ailleurs de ne point tomber ici dans une de ces confusions si difficiles à éviter lorsqu'on étudie l’histoire topographiques des environs de Saint-Sulpice; le litre de 1566 auquel nous venons de faire allusion se rapporte, en effet. à la maison de Jean Allain, dont l'emplacement n'est pas douteux.
Dans le censier de 1595, la rue Servandoni est énoncée «rue des Cordiers, » et, dans un acte de 1620, «rue des Fossoyeurs, ditte des Cordiers. » L'appellation de «rue du Fossoyeur» se rencontre dès 1577; avec le pluriel ou avec le singulier, elle a été d'un usage général jusqu'au moment où une ordonnance de 1806 y substitua le nom moins lugubre de Servandoni, architecte de la façade de l'église Saint-Sulpice. Sauval dit, eton le devine sans peine, que le fossoyeur de Saint-Sulpice demeurait dans la rue. Il est question, en termes obscurs, dans un document de 1537, de la maison qu'il habitait, et une sentence du 23 décembre 15441, où il est appelé Pierre Chaufard, nous apprend que cette maison, de pe-
ttes dimensions, était située près de l’église.
Sous le règne de Louis XIIT, la rue Servandoni a été parfois nommée, surtout dans sa partie septentrionale, rue du Pied-de-Biche, à cause de l'enseigne d’une maison attenante au cimetière, et l'identité résulte des termes mêmes d'un bail de 1631 : «rue du Pied de Biche, aultrement dict des Fossoyeurs.» L'enseigne d'une autre maison faisant le coin de la rue de Vaugirard lui a valu le nom de rue du Fer-à-Cheval, dans le contrat de vente de hôtel du Luxembourg, en 10192; mais nous ne connaissons point d'autre exemple de cette appellation, qui a dù être peu employée.
Vers l'extrémité méridionale de la rue Servandoni, le long de la rue de Vaugirard, existait un rlieu diet la Kalende, » sur lequel nous n'avons jamais recueilli de renseignements détaillés. Un arpent de terre qui y était situé est énoncé, en 1100, «tenant d’une part à la vigne de monseisneur de Garencières, d'autre à « Pierre Gaucher, fossoyeur; aboutissant aux ruelles qui vont à Vangirard.» Un demi-arpent contigu est, en outre, énoncé tenir « aux ruelles Saint Sulpice.» Le territoire de la Kalende est mentionné dans le censier de 1355 et dans des documents de la fin du xv° siècle. 11 n’en est plus question après.
Férou , qui appartint à J. Cardon. La ruelle lon- cet hôtel, et, par conséquent, ce ne peut être que geant Phôtel de Garancière était donc à l’ouest de la rue Servandoni.
Jes rues de Vaugirard
CÔTÉ ORIENTAL
JUSTICE
ET CENSIVE DE L'ABBAYE
Partie postérieure de wuôrez de la rue Garancière, qui appartint à M. de la Tour. Cet hôtel, du côté de la rue Servandoni, était apparemment conüigu au
cimetière Saint-Sulpice, et, dès 1628, on avait bâti sur son emplacement quatre
ou cinq maisons peu profondes. Au même lieu il y avait, en 1595, deux maisons que nous n'avons pu identifier; la plus rapprochée de l'église était possédée par M° Lejay, procureur au Parlement.
Partie postérieure de L'nôrez pe Sourpiac, remplacée par trois où quatre maisons en 1028.
Maison sans désignation (1566), dite, en 159b, composée de deux corps d'hôtel, et, en 1628, de deux maisons. Elle aboutissait à la propriété d'Ambroise Paré, située rue Garancière, et en dépendait en 1603.
Maisox sans désignation, qui dépendait de la suivante et fut cédée, le 31 décembre 1566, à Jean Allain par Guillaume d'Aussy. Elle n'avait alors que vingt pieds neuf pouces de largeur sur rue, et quinze pieds seulement à son extrémité opposée; la maison qui, selon nous, la représente aujourd'hui à done dû ètre élargie.
Mason sans désignation, appartenant, en 1566, à Guillaume d'Aussy. Elle parait être la même que celle qui fut vendue, le 18 novembre 1597, par Jean du Verger à Thibaut Cressé, élu à, Clermont en Beauvoisis. Nous sommes sûr de son emplacement, mais non de ses limites.
Mason sans désignation (1595), dont les limites sont également douteuses, et
qui était contiguë à la maison faisant le coin de la rue de Vaugirard.
CÔTÉ OCCIDENTAL
JUSTICE ET CENSIVE DE L'ABBAYE
Mason ou Fen-x-Cuevar (1595-1687), faisant le coin de la rue de Vaugirard.
Elle appartenait à Étienne Casin, qui demeurait en la maison du Fer-à-Cheval,
située rue de la Harpe. Elle était divisée en deux dès 1626.
Mason sans désignation en 1595, puis pe La CHaise (1628-1635). L'un de ses propriétaires s'appelait Marguerite Chaize.
Marson sans désignation (1595).
Deux maisons sans désignation (1 595), aboutissant à la rue Férou. En 1698, la seconde appartenait à Robert Fusée, sieur d’Assy, et s'appelait, en 1653, la Grange d'Assy Fusée.
Gnaxpg maison sans désignation (1595), faisant le coin méridional de la rue du Canivet et aboutissant à la rue Férou. Elle était divisée en deux dès 1628.
Maison sans désignation (1595), puis ou Verr-Bois où Garzzarp-Bois 1) (1628- RTE 1735), aboutissant à la rue Férou et contiguë à la maison faisant le coin septen- RE MINE trional de la rue du Ganivet. RSS
Mason sans désienation (1595), aboutissant à la rue Férou. Elle paraît avoir été divisée en deux dans sa largeur, car, dès 1628, elle était séparée de la pré cédente par une maison qui ne doit point avoir été bâtie sur le terrain de celleci, dont elle a d’ailleurs dépendu dans le dernier siècle.
Maison sans désignation (1556), aboutissant à la rue Férou. La partie postérieure en fut retranchée l'an 1620, et la partie antérieure fut achetée par la fabrique de Saint-Sulpice le 14 mai 1733.
Maisox sans désignation en 1556, puis pe L'Iuacs-Sarnr-Pienne-aux-Pavircons (1580) et ou Pro-ne-Bions (1631-1661). La première enseigne rappelait le nom de Pierre Pavillon, à qui elle fut adjugée le 27 mars 1579. Elle aboutissait à la rue Férou, et, comme elle était destinée à être démolie, elle fut achetée par la fabrique de Saint-Sulpice le 22 février 1719.
Cgriène Sainr-Susrior, faisant le coin de la ruelle longeant l'église. (Voir Rue Férou.)
La rue de Sèvres commençait, comme aujourd'hui, au carrefour de la Croix- Rouge, et finissait à la barrière qui limitait le faubourg. Au delà c’était le chemin de Sèvres.
I est douteux que la rue de Sèvres se soit appelée rue de la Maladerie dès le x siècle, ainsi que l’assure Jaillot en faisant allusion à des chartes de l'abbaye. qu'on ne retrouve point dans ses archives. Au commencement du règne de François [*, en effet, bordée exclusivement de terres en culture, elle n’était point
® Les deux expressions étaient synonymes : appliqué au mot bois, l'adjectif gaillard signifiait verdoyant.
encore une rue, mais bien un chemin qu'on appelait le chemin ou «le grant che- «min de la Malladerie» (15341, 1534, ete.), et «le grand chemin qui tend de “la rue du Four à la Maladerie» (1523). Un titre de 1414 l'énonce «chemin «par lequel on va de Paris à la Maladerie,» et un acte de 1419, «chemyn qui «va de la Maladerie en la grant rue dudict Sainet Germain. » Sans aucun doute, des locutions analogues ont dû être employées dès l'origine de la Maladrerie; mais nous n'en avons point rencontré d'exemple antérieur à celui que nous citons.
La rue de Sèvres est nommée « voie de Sèvres» dans le censier de 1355: «che- “min qui va, par devant la Maladerie, droit à Sèves,» dans un document de 1h47, el «chemin ou grand chemin de Sèvre» dans une foule d'autres. Comme elle conduisait à Meudon aussi bien qu'à Sèvres, elle a été dite chemin de Meudon, en 1474, et «chemin tendant dudiet Sainet Germain à Meudon, appellé chemin + des Charbonniers,» dans un ensaisinement de 1534, relatif à un terrain situé au-dessus et près de la Maladrerie. Sur un plan de 1671, le vocable de chemin des Charbonmers est également appliqué à la route de Sèvres, au delà de Grenelle.
La voie dont nous nous occupons n'a commencé à être ordinairement qualifiée de rue que dans la seconde moitié du xvr siècle , et, en 1554, on y voyait encore le «chemin par lequel on va dudict Sainet Germain à Sèvres. » Elle est appelée crue allant à FHospital» et «chemin par lequel on va de la Maladrye à Vaugi- «rard,» dans le cueilleret de 1595: «rue des Petites-Maisons, » dans un acte de 1624, et «rue du Boullouer, » dans d'autres de 1568, 1638 et 1658. Le «chemin du Boullouer» est mentionné dans le censier de 1547. Nous avons expli-
qué ailleurs l'origine de cette dénomination. CÔTÉ DU SUD-EST.
JUSTICE
(Voir le plan de la paroisse Saint-Sulpice.)
Masox pe La Tavenxe (1372), faisant front sur le carrefour de la Croix-Rouge, et formant à la fois le coin de la rue du Cherche-Midi et celui de la rue de Sèvres. Le 8 janvier 1489, Pierre Montrouge la prit à bail avec l'arpent qui en dépendait et qui était situé derrière. En 1523, elle appartenait à Tanneguy \ulbry, et renfermait, mdépendamment de larpent que nous venons de mentionner, une grange, une bergerie et un jardin, le tout offrant une superficie d'un quartier et demi. En 1595, elle était possédée par Julienne Bouchardeau, riche propriétaire du quartier, et, en 1628, elle contenait une tuilerie. Suivant les
Fr
titres de cette époque, elle aurait alors eu trois arpents de superficie, ce qui impliquerait qu’elle s'était étendue jusqu’à la première brisure de la voie. Saisie sur Geoffroy Lambert et Julienne Malherbe, sa femme, elle fut adjugée, le 3 février 1627, au conseiller et médecin du roi, René Chartier. D’autres décrets d’adjudication, datés des 17 juin 1669 et 17 février 1663, en procurèrent la possession aux Prémontrés réformés, qui s'y installèrent (),
Maïsox sans désignation (1 599), aboutissant à la précédente.
Deux maisons sans désignation (1543), qui, réunies en une seule, ont formé l'hôtel de la Faye au xvin siècle. Ainsi que toutes les suivantes, elles devaient être bâties déjà vers 1535, mais alors la plus grande partie de leur emplacement était en jardins.
Deux maisons sans désignation (1547). Elles furent élevées, avec les deux précédentes, sur quatre pièces de terre baillées à bâtir par l'abbaye le 9 décembre 1529. Ces pièces s'élendaient de la rue de Sèvres à la rue du Cherche-Midi, de
même que celles dont il sera question ci-après. Les deux premières, que prirent les nommés Richard Greslé et Antoine Greslé, contenaient chacune cinquante perches; les deux autres, qui échurent à Geoflroy Hévet et à Jacques Rigaut, renfermaient chacune vingt-cinq perches.
Deux maisons sans désignation (1547). Le 9 février 1712, Jeanne de Sauvagel fit donation de la seconde au profit des dames de Saint-Thomas, qui s'y élablirent. Ges deux maisons, ainsi que celles auxquelles elles aboutissaient rue de Sèvres, furent construites sur cinq pièces de terre baillées à bâtir, savoir : la première et la deuxième, qui contenaient chacune un quartier, à Pierre de Bagneux et à veuve Jacques Berthon, le 9 novembre 159 9: la troisième, qui contenait cinquante perches, à Jean Allain, probablement aussi en 1229; la quatrième, qui contenait vingt-cinq perches, à Jean Poussin, le 10 mars 1530; et la cinquième, qui paraît avoir contenu (rois quartiers, à Richard Le Tort, en 1290).
Deux marsons sans désignation (1595). Elles n'étaient sans doute pas moins anciennes que les précédentes, car elles occupaient l'emplacement d’un demi-arpent baillé, le 19 février 1529, à Jean Boillet, et d'un quartier baïllé, en la même année, à Guyot Fleury. -
Pièce De verre attenante à la Tranchée et aboutissant à la rue du Cherche- Midi (1595). Elle était large de trente toises cinq pieds et demi sur cette dernière rue, et de vingt et une toises un pied et demi, sur la rue de Sèvres.
” Jaillot dit que la veuve de René Chartier Ja dont l'application offre des difficultés sans nombre. leur avait vendue le 16 octobre 1661 ; nous n'avons Cette superficie est d'ailleurs portée à quatre arretrouvé dans leurs papiers que la copie des dé- penis au lieu de trois et demi, dans l'arpentage crets. (Arch. nat. cart. 34341.) de 1529, et, pour les lots suivants, à un arpent
® La superficie réelle des deux maisons dont il au lieu de trois quartiers, ce qui paraît être un
s'agit est supérieure à celle qu'indiquent les Litres, peu plus exact.
L'Hôtel-Dieu, à qui elle appartenait dès 1529, la vendit, à charge de bâtir, au nommé Jean Langellé, dit Marchand, le 3 juillet 1509. (Voir Rue du Cherche-
CÔTÉ SEPTENTRIONAL
JUSTICE ET CENSIVE DE L'ABBAYE SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS. Entre Maisox sans désignation, avec un jardin et terres dépendantes (1595), faisant
a vue de la Charité : : A1 : : A nude le coin oriental de la rue de la Ghaise. À la fin du xvr° siècle, elle appartenait à le a Croix-Rouge. (aude Morel, et, le 30 juillet 1638, renfermant alors deux arpents dix-sept perches,
elle fut vendue 18,000 livres tournois, par Guillaume Bouchardeau, aux Annon-
ciades de Bourges. Les créanciers de ces religieuses les en firent exproprier par
arrèts du Parlement rendus en 1650, 1659 et 1654; puis, le 9 mars 1654, la maison fut acquise, au prix de 126,000 livres, par les dames de FAbbaye-aux- Bois, qui s'y établirent.
Tenne où sanix (1595) contigu à la maison faisant le coin du carrefour de
la Croix-Rouge. Ce jardin occupait l'emplacement d’un arpent de terre qui.ap- 8 J F { [ur.af
partenait, en 1523, à Jean Bausart, à cause de sa femme, fille de Jean Ballat. lequel avait possédé la plus grande partie de lot. En 1628, il y avait là une petite maison, puis deux autres renfermant des jardins; Pierre Racine en était propriétaire. Ge fut ensuite un grand chantier, large de quarante toises, que les
religieuses de l'Abbaye-aux-Bois acquirent le 2h septembre 1670.