LUE
matériaux, la somme de 300 livres, une rente annuelle de 30 livres el un cens
général introduisit
de 7 sols 6 deniers par arpent. Informé du fait, le procureur une requête concluant à l'exécution de l'arrêt précédemment rendu, et un procès eut lieu, où comparurent simultanément G. Gellinard, le bourgeois Robert Fallentin, qui lui avait acheté le terrain en litige et avait commencé à y construire , puis les religieux de Fabbaye. Ceux-ci consentaient bien à ce que l'emplacement de la Maladrerie fût aliéné dans l'intérêt des pauvres, et reconnaissaient même qu'il leur incombait le devoir de nourrir et entretenir les lépreux de leur fief; mais ils demandaient, en échange, à être déchargés de l'obligation de leur fournir
Par arrêt du 27 novembre 1548, le Parlement sa-
un lieu pour rebätir l'hospice.
üisfit aux prétentions des moines, et, prenant en considération l'offre faite par Fallentin de payer 600 livres aux pauvres et de leur servir la rente qu'il servait préel
cédemment à l'abbaye, lui adjugea la possession définitive de la Maladrerie Cependant, le nombre des pauvres augmentant sans cesse, les commissaires nommés par le Parlement pour administrer l'assistance publique proclamèrent
la nécessité de créer de nouveaux lieux de reluge, et, par lettres patentes du
11 novembre 15540, Henri IT les autorisa à construire, dans les faubourgs, un où deux hôpitaux « sesregés de voisins, pour illec loger el nourrir lesdiels pauvres +mendians en petites loges et eschoppes, de neuf ou douze pieds en carré chas-
«eune, selon les pourtraicts, desseings et modelles» qu'ils en avaient présentés au
Parlement ®. Le 3 février 1554, ils achetèrent, dans cette intention, au prix de 9 Arch. nat. cart. S 28/9, et reg. Z 7601, «de nos amez et féaulz conseillers de nostre dicté fol. g7 v’. Les circonstances à la suite desquelles # Court de Parlement, advisent et regardent à tous la Maladrerie est devenue l'hôpital Saint-Germain rles moyens el expéliens convenables pour pourn'ont point été comprises des historiens de Paris. -veoir el donner ordre au faiet d'iceulx pauvres. » Ces lettres patentes avaient été précédées, à Nous avons cru devoir reproduire la partie la dix ans de distance, d’autres lettres datées du 7 no- plus significalive de ces lettres patentes, que feu vembre 15/4, par lesquelles François [°° attribuait Berty avait omises; elles contiennent, en effet, le au Prévôt des Marchands et aux Échevins de la Ville principe de l'institution appelée successivement : de Paris la superintendance, soin et entretien de la +l'Aumosne générale ,» le Grand Bureau des Pau- Communauté des pauvres : vres et l'Assistance publique. — 1. ur. rOrdonnons, disait le roi, qu'ils commettent et Nous croyons devoir également reproduire en -deputent, ainsi qu'ils ont acoustumé de faire, entier les lettres patentes du 11 novembre 1554, - pour le gouvernement de l'Hostel Dieu, ung cer- dont feu Berty n’a donné que quelques lignes. L'en- + tain bon nombre de notables bourgeois. conseillers semble de cette pièce établit la part que le souve- “de ladicte ville, et aultres gens de bien et chari- rain, le Parlement et le Bureau de la Ville ont prise “tables, lesquelz ilz présenteront d'an en an et de à la transformation de l'antique léproserie Saint-
-deuz ans en deuz ans, ainsy qu'ilz adviseront, à notre dicte Court de Parlement, pour illec faire -et prester le serment que font et prestent en icelle «Court les gouverneurs du diet Hostel Dieu... et, “en ce faisant, appelés avec eulx ung bon nombre
+de conseillers de ladicte ville, et assistans aucuns
Germain; elle montre, en outre, que les intentions charitables de François 1° ont été religieusement suivies par Henri IE.
Henry, par la grâce de Dieu.…., sçavoir faisons
que, comme pour nourrir avec cerlain bon ordre
set police ung grant et merveilleux nombre de