SAINT GERMAIN
QC
RG
ORIGINE ET DÉVELOPPEMENT DU BOURG SAINT-GERMAIN. 11 occidental de la rue de Seine, entre la rue Jacob et la rivière, remontent à cette époque. Enfin la vente du reste des terrains entre la Seine et la rue Jacob, jusqu'au droit de la rue Saint-Benoît, eut lieu de 1541 à 1545, sauf quelques parcelles.
Ainsi que nous l'avons dit, les documents commencent à nous faire défaut en 1547; cependant, entre 147 et 1629, nous constatons la transformation de cinq chemins en rues. Ces chemins sont : ceux des fossés entre les portes de Bussy et de Nesle (rue Mazarine), de la Noue (rue Bonaparte), de Grenelle, de Sèvres et de la Vieille-Tuilerie (du Cherche-Midi).
Nous constatons aussi l'ouverture de quatre rues nouvelles : celles de Nesle, des Marais, du Gindre et de Saint-Pierre (impasse Férou), auxquelles il conviendrait peut-être d'ajouter les rues Honoré-Chevalier, Mézières et Charpentier, ce que la rareté des titres ne nous permet pas de vérifier.
Le seul accensement dont nous ayons connaissance, dans la seconde moitié du xvi siècle, est celui auquel on procéda, en 1581, pour les terrains du côté septentrional de la rue Saint-Sulpice actuelle; il est à supposer que les terrains riverains des rues Saint-Guillaume et de la Chaise furent aussi baillés après 1550: Quant au réseau des rues, il s'augmenta, dans la période correspondante, de la rue du Cœur-Volant, ouverte en 1569, de la rue de la Foire (Mabillon), qui date de 1584 et qui était plutôt un passage qu'une rue, de Îa rue du Canivet et de la petite rue Taranne, percées toutes quatre à travers des propriétés.
À la fin du xvi siècle, le bourg Saint-Germain avait pour limite la tranchée qu'on creusa dans tout son périmètre pour sa défense, et dont nous essayerons ailleurs de restituer le tracé. Touchant aux maisons, dans la partie centrale de son parcours, cette fortification embrassait à ses deux extrémités des espaces assez vastes, qui restèrent dépourvus d'habitations jusqu'aux dernières années du règne de Henri IV, excepté dans la région située derrière les Chartreux, où l'on n'éleva aucune construction. Le premier quart du xvnt siècle n'était point écoulé, et déjà les maisons du faubourg, ayant franchi la tranchée, se pressaient le long de la rue du Bac et des autres grandes artères de la plaine.
Avant l'année 1611, le bourg Saint-Germain, dans le périmètre de la tran-
chée, a été sillonné par cinquante-six voies distinctes, qu'on peut répartir ainsi :