VIVIT ENIM NAM MORS QUEM TULIT IPSA TIMET
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CREVIT ADHUCG POTIUS JUSTUS POST FUNERA NAM QUI FICTILE VAS FUERAT GEMMA SUPENBA MICAT HUJUS OPEM AG MERITUM MUTIS DATA VERBA LOQUATUR REDDITUS ET GÆCIS PRÆDICAT ORE DIES
HUNC VIR APOSTOLICUS RAPIENS DE CARNE TROPHÆUM
JURE TRIUMPHALI CONSIDET ARCE THRONI.
On lit, au sujet de la châsse de saint Germain, dans le «Procès-verbal de l'inventaire et description des effets mobiliers de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, du 14 septembre 1790» (Arch. nat. S 2866), ce qui suit :
«L'an 1790, le mardi quatorzième jour de ce mois de décembre, dix heures du matin, nous, Le Bon, Joseph, Dacier et Claude Lafisse, officiers municipaux... assisté des prieurs el religieux, nous étant transporté dans l'église abbatiale et conventuelle, nous y avons trouvé MM. Gabriel-François Doyen, peintre du Roy, demeurant aux galeries du Louvre; Louis-Philippe Mouchy, sculpteur du Roy, demeurant auxd. galeries... pour procéder avec nous commissaires aux opérations ci-après :
«Dans le chœur de lad. église, au-dessus du maïtre-autel, nous avons reconnu la châsse de saint Germain, telle qu'elle est décrite dans la déclaration faite à la municipalité, le 26 février 1790, par Dom Faverotte, prieur. Cette chässe est longue de deux pieds dix pouces, surmontéc
d'un clocher, la couverture de lames d'or, le reste en vermeil; elle est garnie de 260 pierres
précieuses, qui, sur le rapport du s° Masson, ne nous ont pas parues de grande valeur, et dont il manque quellesques (sic) unes, et de 197 perles, dont il manque aussi quellesques unes, attendu la difficulté de descendre ladite chässe, nous ne l'avons point fait peser, nous en rapportant au poids annoncé dans ladite déclaration, laquelle porte qu'il a été employé 26 mares > onces d'or et 150 marcs d'argent, suivant le marché de février 1108, d’aucuns inventaires portent 250 mares d'argent; et pour la sûreté de ladite châsse, nous y avons apposé le scellé sur deux bandes de ruban placées aux deux extrémités de ladite châsse du côté du chœur des religieux,» ete.
On trouve en tête d'un rôle des recettes du pitancier, en 1373 (Arch. nat. carton L 801), une copie des «vers escrips entour la chasse d'or mons. Saint-Germain, nostre glorieux patron et evesque de Paris par Messire Jehan Baudouin, bacheler en decrez, vicaire en la ville S. Léonart de Corbigny, le samedi avant la Toussaint, l'an mil cccsxxunt, lequel jour fu ou-
verte ladicte chasse.»
En 1643, on découvrit, dans le préau du cloitre de l'abbaye de Saint-Germain, un tombeau
de pierre avec celle inscription :
TEMPORE NULLO VOLO HINC TOLLANTUR 0ZZA HILPERICI
PRECOR EGO ILPERICUS NO AUFERANTUR HINC 0ZZA MEA.
À l'exception de Valois, qui voit dans ce monument la tombe du roi Chilpéric, tous les érudits s'accordent à reconnaître dans ce Hilpericus un personnage de la cour des rois mérovingiens. La forme du caractère de cette inscription, chargée de ligatures, et la présence d'un crucifix dans la tombe, sont deux motifs qui portent mon savant confrère M. Le Blant à considérer cette inscription comme postérieure au vin° siècle, mais (voy. Inscrit. chrét. de la Gaule, t. I, p.288 et suiv.) comme la plus antique des épitaphes peintes qui aient été trouvées en Gaule.
Alexandre Lenoir trouva aussi, à la fin du siècle dernier, une inscription qui esl aujourd'hui
déposée à l'abbaye de Saint-Denis. Les nombreuses mutilations qu'elle a subies en rendent
l'intelligence difficile. Les mots imprimés en italique ont été restitués par notre confrère M. Leblant. (Voy. Inscript. chrét. de la Gaule, p. 284, ct pl. n° 143.)
ARE LE ut TUMULUS EROTRUDI. ..........
DEMI LEUTHARDZ PRORIA GEN....:.:....