‹ Topographie historique du vieux ParisChapitre 194 sur 202 · NT GERMAIN · texte numérisé non relu

NT GERMAIN

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APPENDICES ET PIÈCES JUSTIFIGATIVES. 409 xvi° siècle, montrent une croix, ou un piédestal, dans une région presque déserte, où l'existence d’une enseigne est très-improbable. L'arbre n'apparaît qu'au xvn° siècle, avec Quesnel et Mérian, de telle sorte que ces «pourectraicts de Paris» plaident une thèse autre que celle de l’auteur.

Feu Berty dit, il est vrai, avoir constaté l'existence d’un arbre planté au carrefour, + longtemps avant celle d’une croix quelconque.» Cet arbre, ajoute-t-il, était dit, en 1489, « l'orme du four,» et servait à dénommer l'un des coins de la rue du Cherche-Midi, qu'on trouve appelé «la pointe de lorme,» en 1355 et 1372. Si le fait résulte des titres, l'hypothèse de l'auteur peut se soutenir; cependant, l'arbre et la croix ont bien pu coexister, ainsi qu'on le voit encore aujourd'hui, au point de croisement des chemins ruraux, dans beaucoup de pays

chrétiens. Le savant topographe, qui a consacré vingt années de sa vie aux travaux historiques,

n'ignorait certainement pas que le moyen âge avait l'habitude de planter des croix partout où le paganisme plaçait des objets où attributs religieux, c’est-à-dire des idoles. Il y voyail un moyen de purifier les lieux qui avaient été profanés par l'exercice de l’ancien culte, et qu'il regardait comme hantés par le malin esprit.

I n'y a donc pas lieu de s'étonner de la présence d'une croix au carrefour dont nous nous occupons : les religieux de Saint-Germain-des-Prés devaient évidemment suivre, en leur censive, un usage chrétien auquel les possesseurs laïques du sol n’eussent certainement pas manqué de se conformer. — £. m. Tr.

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