‹ Topographie historique du vieux ParisChapitre 23 sur 202 · ET CE · texte numérisé non relu

ET CE

SIVE DU PARLOIR AUX BOURGEOIS

Mason sans désignation, élevée sur une place baillée par la Ville, le 31 mai 1486. à Guillaume Moreau, et énoncée comme attenante aux murs de la herse, en d’autres termes, à la barbacane de la porte Saint-Germain. En 15°», elle renfermait un jeu de paume, qu'on appelait, en 1b61, le Jeu de paume du château de Milan. Elle fut démolie en 1589, et sur le même emplacement s'élevèrent ensuite les maisons suivantes :

1° Une maison bâtie sur une place large de quatre toises et demie, baillée à Ferry-Legrand le 19 décembre 1634, et contiguë aux murs de la barbacane ;

2° Une maison bâtie sur une place large de quatre toises, baillée à Gilles Pinel le 11 mars 1608, et par lui accrue, le 4 novembre 1619, d'une autre place située derrière, ce qui donna une profondeur totale de neuf toises à sa propriété. laquelle est dite devant la troisième arche du pont dormant;

3° Une maison bâtie sur une place baillée, le 22 avril 1613, à Pierre Forget ;

l° La maison avec jeu de paume, qui conservait encore, au XVI° siècle, le nom de Jeu de paume du château de Milan. Le terrain de celle-ci, mesurant huit loises de large ® sur huit toises de profondeur, fut baillé, le 4 août 1604, à François Thomas, maître esteulier, qui en agrandit la profondeur par l'acquisition d'une place que lui céda le nommé Vincent Notaire,

Comme il y avait, en outre, le long du jeu de paume, du côté de la ville, un espace large de douze pieds et profond de dix-huit toises, ainsi que le jeu de paume, lequel espace pouvait servir de «filoir+ à un cordier, François Thomas sollicita et obtint, le 18 avril 1606, de l'annexer à sa propriété. Il y ajouta encore. le 22 avril 1613, la petite place, large de quatorze pieds et demi, qui, en bordure sur la rue, aboutissait au filoir; toutefois, dès 1660, cette petite place a fait partie de la maison de Pierre Forget.

Mason sans désignation, appartenant, en 1999, à Richard Le Tort, et s'étendant alors entre le jeu de paume de Milan et la maison suivante. C'est sans doute

la même que celle qui touchait à la maison de Guillaume Moreau, derrière

laquelle elle faisait hache, et qui fut prise à bail, le 22 décembre 1488. par

Les plans ne donnent qu'une longueur de 7 toises.

RUE DES BOUCHERIES. 29 Jean Morin. Elle paraît avoir été comprise dans un des lots adjugés, en 1604, à François Thomas et à Vincent Notaire.

JUSTICE ET CENSIVE DE L'ABBAYE SAINT-GERMAIN DES PRÉS

ce

Maison sans désignation en 1509, puis de «ra Senane» (1531-1659), faisant

2, à Guillaume Le-

le coin oriental de la rue de Condé. Elle appartenait, en 15: vasseur, chirurgien juré du roi, et, vers 1560, à Charles de Dormans, maître des requêtes, qui la fit appeler la maison des Dormans. Elle fut abattue en 1589. et les héritiers de Charles de Dormans en vendirent l'emplacement, le 30 jauvier 1604, au vitrier Vincent Notaire, qui le morcela.

En 1599, la maison de la Syrène s'étendait derrière les maisons précédentes ; mais les limites n’en sauraient être restituées. Nous présumons qu'elle se confond avec celle que, le 7 avril 1510, Jean Mosquin agrandit d'une place de dix toises de long sur les deux côtés, et de cinq toises et demie de large par derrière, tenant, d'une part, «au chemin allant à la porte Saint-Michel, d'autre part, aux « frisches estant près les fossez de la ville, aboutissant par devant au preneur, et «par derrière, en pointe, à autres frisches vers la porte Saint-Michel. »

La censive de la maison de {4 Syrène était revendiquée par la Ville.

Masox sans désignation en 1523, puis pu Croissanr (1534-1553), faisant le coin occidental de la rue de Condé. Elle renfermait deux corps d'hôtel; celui du coin a eu pour enseigne, en 1687, le Mortier-d'Or. Elle fut aussi ruinée pendant le siége de Paris par Henri IV, et était encore à l'état de masure vers 1595.

Royaze

JarDiN, puis maso DE La Courowve (1523-1565) et ne l'Ér (1687).

Maison er Jeu px Paume ou Daurmiy, qui, ainsi que toutes les maisons suivante

aboutissait, dès 1523, à la rue des Quatre-Vents. Au xvn° siècle, elle formait trois maisons distinctes, dont l’une a eu pour enseigne la Hure (1687).

Mason sans désignation en 1523, puis pe £a Licone (1 531-1698).

Mason sans désionation (1523), contenant un étal à boucher, des écuries el un échaudoir.

Maison sans désignation (1523), avec étal à boucher.

Mason pe L Imace-Sainr-Jacques (1467-1628), avec étal à boucher.

Musox pes Mourons (1429-1 59b), avec étal à boucher.

Graxe maison pe 'lmuce-Sanr-Micmiez (1420-1595). Elle renfermait deux étaux à boucher, et avait été élevée sur l'emplacement de deux maisons, dont l'une pourrait bien être celle de l'hnage-Suint-Germain, qu'une note ajoutée à un

titre de 1453 identifie avec la maison de «l'Image Saint-Michel.» De même que

Entre les rues de Condé et

du Cœur-Volant.

| fi

Entre les rues du Cœur-Volant et du Four

la plupart des maisons précédentes, elle fut saccagée pendant les guerres de la Ligue. Ce n'était plus qu'une masure en 1599.

Mason pe L'Image-Sanre-Carnenne (1429-1505), puis de l'Imace-Norre-Dame 9 9

(1687). C'était aussi une masure en 1595, et il en dépendait alors un corps d'hôtel qui, donnant sur la rue du Cœur-Volant, était anciennement compris dans la maison suivante,

Masu

1687), faisant le coin oriental de la rue du Gœur-Volant. Elle contenait un jeu

g sans désignation en 1377, puis Maisos pe L'Écu-vr-Breracxe (1403-

de paume, qui avait sa façade dans la rue des Quatre-Vents (1523). La rue du Cœur-Volant a été ouverte sur une partie de ce jeu de paume, et, du côté de la rue des Boucheries, sur la partie antérieure de la maison suivante.

se

En 1377, la maison de l'Ecu-de-Bretagne contenait une place avec « grant fo #à eaue,» et aboutissait aux «terres du roy de Navarre.» En 1/19, elle est dite

aboutir à la Voirie.

Maison ve La Croix-ne-Fer (1336-1400), puis ne £a Gnoix-n On (1414? 14h57, 7 9): 7

159), faisant le coin occidental de la rue du Cœur-Volant. Elle renfermait un

jeu de paume en 1530 et 1569, et aboutissait d'abord rue des Quatre-Vents. II

est question, dans les titres, des étables qui s'y trouvaient, ainsi que dans les deux maisons précédentes. Peut-être faut-il conclure qu'il y existait aussi des étaux de boucher.

Maison pu Cuer-Sawr-Dens (1415-1685), aboutissant à la rue et à la ruelle 7 ;

ou plutôt à l'impasse des Quatre-Vents. En 1531, il y avait une brasserie dans cette maison, et, vers 1628, les deux corps d'hôtel qui la composaient avaient pour enseigne, l'un la Rose-Rouge, et l'autre l’Escouvette. Elle renfermait, en outre, un jeu de paume en 1 hG65.

Maison sans désignation (1523). Elle aboutissait à la suivante, dont on ne la distinguait point encore en 1510.

Mason ne La Rosr (1/00), ou Rose-Rouez (1543-1595), aboutissant à l'impasse des Quatre-Vents, où il est dit tantôt qu'elle n'avait point d'issue, tantôt qu'elle en avait une. Elle était en ruines vers 159b, et renfermait, en 1595, quatre échaudoirs avec des étables.

Maison pe L'Imace-Sanr-Jacoues (1319-1628). Cette maison aboutissait au retour d'équerre de la ruelle des Quaire-Vents, et elle y avait une issue. En 1595, elle était déjà divisée en trois propriétés, el, vers le même temps, elle à souvent été appelée la maison aux Bretesche, parce qu'elle appartint aux héritiers du notaire Simon de la Bretesche, entre autres à Regnault de la Bretesche, général des monnaies. Elle est indiquée, dans plusieurs documents, comme ayant jadis dépendu de l'hôtel de Navarre; mais il n'est point parlé de cette particularité dans le bail

qui fut fait, le 18 août 1400 , au boucher Jean Cousin. On l'énonçait alors «ung

« hostel, avec ses appartenances, à à Sainct Germain, au bout de la Boucherie. « par devers la porte de l'Abbaye, tenant d’une part à l’hostel de la Roze, et d'autre # au jardin de Navarre de tous coustez; lequel hostel a et contient de long quinze + toises et demye, et de large six {oises et demye; auquel hostel a ung enclave con-

«tenant deux loises et demye ou environ.» La maison de J. Cousin fut agrandie,

dès l’année suivante, d’une propriété attenante el décrite en ces termes : « Une “masure, court, puis et cave... avec le jardin derrière, tenant tout au long audict «preneur, et d'autre part aux jardins de l'hostel de la Roze, aboutissant par dercrière à ung huys par où l'on yst (sort) aux champs, et, d'autre part, au long, aux «jardins de Navarre; contenant tout ce que dessus, treize toises de large par der- «rière el par devant, sur le chemin, neuf toises et demye, et quarante toises de + long U), »

Masox sans désignation (1523), morcellement de la précédente.

C'est au travers de cette maison que la rue de Seine a été prolongée, en 181», jusqu’à la rue de Tournon. Le projet exécuté à cette époque était bien ancien: car, dans le traité que Pierre Boyer passa, le 18 novembre 1627, pour la construction d’une enceinte des fauboures de Paris, nous trouvons parmi les clauses à lui imposées celle « d'ouvrir à ses despens, une année après la vérification du «traité, la rue de Tournon, jusques à la rue de Seine, de cinq thoises de largeur. »

Mason

ET THUILERIE (1/40 1), partie de l’ancien hôtel de Navarre 2. Les grands jardins de l'hôtel de Navarre en ayant été retranchés, cette maison [ut baillée, le 12 janvier 1641, à Étienne Sandrin, tuilier, demeurant aux Tuileries de la porte Saint-Honoré, On lit dans l'acte original : « Toutes voyes a esté appoincté que

«ledit mons. l'abbé, ses gens, chevaulx et harnoys, auront leur danger de passer

cet rappasser parmy la court dudit hostel..… pour aller labourer et cultiver lesdits

"grans jardins qui sont réservez de ce présent marché, et aussi pour admener les,

«grains et austres choses estant esdits jardins, jusques à deux ans prochains venans

«seulement; et, après lesdits deux ans passez, icelluy mons. l'abbé sera tenu faire

“estoupper à ses despeus l’uisserie d'iceulx jardins, à l'endroit d'icelle court, et «trouver autre chemin pour entrer esdits jardins.» On doit croire que la clause fut rigoureusement exécutée, puisque, les jardins de Navarre ayant été choisis

comme lieu d'emplacement de la foire Saint-Germain , le 8 janvier 1489, l'abbé

racheta de Sandrin, au prix de 20 livres 5 sols, la permission de laisser passer le public par la maison, pendant la durée de la foire.

Gette transaction est l'origine première du passage de la Treille, qu'on appelait, au xvu° siècle, la porte Greflière, non pas, comme l'a dit Jaillot, parce qu'il conduisait à une petite maison servant d'audience, mais parce que la maison qu'il traversait apparünt, vers 1580, à Simon Caillot, greflier en chef de la jus-

®) Arch. nat. reg. LL 1091, fol. à r°. — () Voir Rue du‘Rour, maison de la Foire.

les rues de Bussy

des Mauvais-Garçons

{Grégoire-de-Tours).

tice temporelle et du bailliage de Saint-Germain-des-Prés. À en juger d'après la teneur des titres, à la fin du xvnt siècle, le passage qu'on nommait déjà « l'allée de la Treille» en 1669 n'aurait encore été publie qu'aux jours de foire. Il est représenté sur le plan de Quesnel (1 6og) comme une allée fermée, du côté de la rue, par une grande porte en retraite sur l'alignement des maisons.

La maison de Sandrin, qui était chargée d’une rente de 2,000 tuiles envers l'abbaye, formait quatre propriétés distincies vers 151, savoir :

19 La maison pe L'Axoxcarion-Norns-Dame (1529-1543), puis pes Trois-Rois (1585-1628), où était la tuilerie, qu'un arrêt au Parlement, rendu le 19 novembre 1560, ordonna d'abattre. Bien que le censier de 1628 indique cette maison comme si elle conservait encore l'enseigne des Trois-Bois, il est certain que, dès 1699, elle avait celle du Cardinal. Le corps d'hôtel, bâti au-dessus de l'entrée du passage, en dépendait jadis comme aujourd'hui.

20 La maso pu Daurmn (1519-1628).

30 Une maison sans désignation en 1523, puis pu Gnevar-Branc (159

(1505-1628). Elle est dite, en 1518, aboutir

lo La maison pe La MAGDELEINE à l'hôtel de Navarre, ce qui suppose qu'elle était plus profonde que maintenant. On lit dans le censier de 1595 : «Toutes ces maisons, depuis celle des Trois « Roys jusques à celle de la Souche, n'estoient anciennement qu'une prise, et a « à présent dix ou douze maisons qui en dépendent.» Sur le même emplacement, il y en a maintenant sept, dont quatre formées par l'ancienne maison des Trois-Rois.

Musox pe La Soucue (1595-1687); morcellement de la suivante. En 1698, elle en était séparée par une petite maison ayant pour enseigne l'Étoile.

Mason sans désignation en 1461, puis DE Norre-Dame-nr-Bouroëxe (1b29- 1687), en laquelle se trouvait un jeu de paume vers 1525.

Mason sans désignation en 1495, puis pu Sanr-Esprir (1628-1687).

Maison pe La Trinité (1547-1628), contiguë à la première maison de la rue du Four. Cette maison et la précédente paraissent avoir d'abord fait partie de celle de Notre-Dame-de-Boulogne; le tout formait la «prise» du boucher Louis

Gauldry, dans la première moitié du xv° siècle.

CÔTÉ SEPTENTRIONAL

JUSTICE ET CENSIVE DE L'ABBAYE

Maison pe L'Image-Sar-Jeax (1509-1543), faisant le coin de la rue de Bussy.

Maison sans désignation (1523), partie ou morcellement de la précédente.

Masox sans désignation en 1599, el énoncée en 1698 : «qui soulloil estre r appelée la Maison des Forpes. »

Maison sans désignation en 1599, puis dite pe L'Imae-Sanr-Crauns en 1687, parce qu'elle dépendait alors, et depuis longtemps, d’une maison de la rue de Bussy qui avait cette enseigne,

Marsox pe La Fceun-ne-Lis (1459-1534), située, suivant les titres de 1513 et 1538, devant le «puys de Malleparolle.» Ce puits, dont nous ne connaissons l'emplacement que d'une manière approximative, figure sur le plan de Gomboust.

Maisox sans désignation en 1h75, puis ou Liox-n'Or (1500-1628).

Mason pes Trois-Poissons (159-1628), morcellement de la précédente.

Masox ve L'Imace-Sanr-Pienne (1411-1698)

“ae « 9 }; ou 1 ON avait, en 15931, des

étables à chevaux.

Mason ou Havre-pe-Grice ( 199b-1628). Dans la première moitié du xvr° siècle. elle était annexée à la suivante; mais plus anciennement elle parait en avoir été distincte, et s'est confondue ensuite avec la maison pu Fen-1-Mourn 0) (1395- 1484), qu'une seule maison séparait de hôtel de Malicorne, en 141 9- I est dit de la maison du Havre, dans le censier de 1547, que M Audry de Commeaulx, procureur à la Chambre des comptes, l'avait « repparé de neuf,» et qu'il y avait alors «sur l'huys et entrée d'icelle, .. une pelite enchapperonneuse, où portail cou- « vert d'ardoise. »

Mason pe La Cai6e-Verne (1523-1698). En 1593, lorsqu'elle était unie à la maison du Havre-de-Grâce, elle aboutissait rue de Bussy, et renfermait des étables ainsi que deux jardins. Elle aurait ainsi présenté une superficie de trois quarliers; toulelois cette superficie semble fort exagérée, de même que celle qui est donnée à plusieurs maisons des environs. Il y avait là anciennement une tuilerie.

Masox pe L'Iuace-Sanre-Mançuerire (1595-1687), partie de celle de la Cage. Cette maison et la précédente furent construites sur l'emplacement de masures qui, après avoir élé plus de quarante ans sans propriétaire, furent baillées à Laurent Leblanc le 3 octobre 1h78. Elles avaient contenu une tuilerie, et pourraient nèlre point distinctes de l'inage-Saint-Jacques, qui, en 1310, lenait à celle de abbé de Corbie, et, en 1453. était séparée, par une autre masure, de l'hôtel de Malicorne, auquel elle aboutissait.

Masox er Janin sans désignation (1543). Elle était large d'environ trois toises, el fut bâtie sur le premier tiers d'un terrain large de huit toises cinq pieds et demi dans œuvre, porüon occidentale de l'hôtel de Malicorne, vendue par Antoine Prime, le 8 juin 1590 , à Pierre Vaucombert et consorts. et divisée par ceux-ci en trois lots, le 8 juin 1521. Cette maison a été détruite par le prolongement de la rue de Seine, qui a également entamé les deux suivantes.

” Le fer à moulin, où anille, est une pièce héral- reliés par une courte traverse, percée d'un trou dique ayant la forme de deux croissants adossés et carré.

Maison pe L'Axxoxcrarion-Norre-Daue (1559), el aussi De Norns-DamE-pes-

Venrus (1445-1628), dite, en 1536, aboutir rue de Bussy.

Mason pe L'Imace-Sanr-Fraxçois (1522-1628). Elle appartenait, vers 1595, à

un nommé Barthélemy Prieur, qui pourrait bien être le sculpteur de Henri IV. 5-1628), bâtie

sur l'emplacement d'une masure faisant partie de Thôtel de Malicorne. Gette

Masox sans désignation (1559), puis pes Trois-Piceons (1!

PRE

masure, large de trois toises, fut vendue par Ant. Prime à Guillaume Lunel, le Î 7 Mal 1991.

Mason ou Seixe-ps-ra-Croix (1522-159b), aboutissant rue de Bussy. C'était fl la plus grande de toutes celles qui furent construites sur le terrain de l'hôtel

4] de Malicorne, dont le dernier possesseur, Antoine Prime, la réserva pour sa part. ail [ | |

HÔTEL DE MALICORNE. Ce manoir apparünt, en 1319,à un abbé de Corbie:

puis, vers 1372, à « madame de Tournabu,» et, en 1395, au chevalier Pierre

A1 de Villaines, qui y annexa une petite maison attenante, du côté de l’orient. Pierre de Villaines tenait son hôtel du chef de sa femme, dite «madame de Malicorne, » et leur fille, + damoiselle Jehanne de Fescamp,» la posséda après eux. Le »° septembre 1471, il en fut passé une reconnaissance, au terrier de l'abbaye, par Jean | Aubin, sieur de Malicorne-en-Puisaye, premier chambellan du duc de Berry, et héritier de Jeanne de Fécamp. Philippe de Suzes, baron de Malicorne , l'un des gentilshommes du roi. le céda ensuite à M° Vaast de Marle, seigneur de la Falaize, qui le revendit, le 14 mai 1519, au voiturier Antoine Prime, par lequel la propriété fut morcelée. Au commencement du xvr siècle, l'hôtel de Malicorne, dont quil les dépendances s'étendaient sur la rue de Bussy, contenait un four à tuiles et des bâtiments appliqués à l'industrie céramique. En 1400, il avait pour enseigne {ll LE Daurmx, et avait eu précédemment celle du Cuer-Saunr-Denis.

Mason sans désignation en 1400, puis pu Sozeu-D Or (1569-1687). Gette

maison, morcellement de la suivante, fut annexée, avant l'an 1400, par Pierre de Villaines à son hôtel de Malicorne. Jeanne de Fécamp l'en sépara et la céda à Jean Augrand.

Maisox ve L'hnaGe-Sunr-Marmn (1413-1687). Des maisons de la rue des Mauvais-Garçons en dépendaient au xwr siècle, et elle faisait hache derrière la précédente. Elle est indiquée, dans le censier de 1628 , comme appartenant à la veuve de Claude Velfaux, l'architecte voyer de Saint-Germain-des-Prés.

Musox ou Ponc-Esric (1595-1628). Sur l'emplacement de cette maison et de la suivante se trouvaient plusieurs masures en 1453.

Maison sans désignation (159b), qui, avec la précédente, provient du morcellement d'une des maisons contiguës, très-probablement de la suivante.

Musox pe L'Enure (1473-1599), ou ne L'Henmrace (1543-1687), faisant le

coin occidental de la rue des Mauvais-Garcons. Au xvn° siècle, elle fut divisée en

RUE DES BOUCHERIES. 35 deux, et la première moitié conserva l'ancienne enseigne. Elle est indiquée, en 1471, comme composée de plusieurs masures et attenante à Fhôtel de Saint-

Martin.

Maisox sans désignation en 1523, puis pe L'Houme-Sauvace (159-1639), fai- Entre tes rue . : on : N des Mauvais-Garçon sant le coin oriental de la rue des Mauvais-Garcçons. et de l'Ancienne

Maison pe L'Inace-Sanr-Anrone (1523-1595), où se trouvait un jeu de paume

Comédie

en 1593 et 143. Elle avait, en 1531, une issue sur la rue des Mauvais-Garçons,

et, en 1547, il en dépendait une autre maison sur la rue de Buss

Maison ve L'Écniquien (1423-1698). Elle contenait un étal à boucher, et, en 1523, des étables, une foulerie, ainsi qu'un jeu de paume, et avait eu, selon toute vraisemblance, une assez grande profondeur, puisque la maison des Trois- Maures, de la rue des Mauvais-Garçons, y a abouti pendant un certain temps. Dans ce sens, les limites en sont douteuses, car elles ont subi des modifications dont on ne saurait se rendre compte avec précision.

GranGe, puis maison pe La True (1406), ou Pourcezer (1512), pe La Truie-rrpes-Cocnoxs (1517-1595) et ou Mouron-Braxc (1597-1687).

Mason pe L'Imace-Norre- Dane (1406-1531), puis De L'Image-Sunr-SéBasrien (1531-1595), avec étal à boucher. Elle apparlint au collége de Boissy, et fut reconstruite, avant 1531, par M° Michel Bénard, qui la légua au couvent de Sainte- Croix-de-la-Bretonnerie, où il était moine. C'est lui qui, avec «la permission el « congé » des religieux de l’abbaye, remplaça ancienne enseigne de Notre-Dame par celle de lmage-Saint-Sébastien. La première se voyait encore, avec l'autre, en 1547.

Musox pe L'Image-Saunre-Gexeviève (1435-1683). avec étal à boucher.

Masure à demi-pignon, avec étal à boucher (1453). En 1531, elle était confondue avec une des maisons qui y sont contiguës; mais, en 1698, elle formait une maison distincte, et moins étroite que jadis, puisque, en 1453, elle n'avait que neuf pieds de large par devant sur sept pieds de large par derrière, et sept

toises de profondeur.

| Wy!|

Mason pes Tnois-Éraux (127h4-1595), ou pes Trois-Ecnaurvouers (1531),

et aussi ou Beur-Vioré (1453) ou Trompé) (1455-1693). Cette maison est

énoncée, en 1467, comme attenante à celle de Notre-Dame, Elle comprenait done les deux précédentes, et par conséquent renfermait réellement trois étaux.

Gnanpe maison pe L'Écu-pr-Krancr (1 ho5-1695), dont les dépendances s'éten-

Er ee)

daient sur la rue des Fossés. En 1480, elle est dite renfermer un étal, une cour, un colombier, un jardin, un jeu de paume et trois louages; elle tenait alors, vers

l'est, à la voirie, c’est-à-dire au chemin des fossés, et, de l'autre côté. à la maison

DRAM

? Getle enseigne comportait un jeu de mots; elle représentait, en ele, un bœuf devant lequel on jouait

de la viole ou l'on sonnait de la trompe

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