‹ Topographie historique du vieux ParisChapitre 28 sur 202 · CÔTÉ OCCIDENTAL ET SEPTENTRIONAL · texte numérisé non relu

CÔTÉ OCCIDENTAL ET SEPTENTRIONAL

JUSTICE

ET CENSIVE DE L'ABBAYE SAINT-GERMAIN

Mason pu Cnorssanr (147h-1698), faisant le coin de la place Sainte-Margue- ‘Entre la place Sainte-Marguerite

rite. La partie postérieure de cette maison, donnant sur la rue de l Échaudé, n avait pour enseigne le Paon, au xvn° siècle. BRENT

Maison ou Granb-Conxer (1595), puis ou Mourox (1628).

Mason pe La Bicue (1595-1628), puis pu Gros-Rasin (1687).

Musox pe L'Ansarère (1595-1628).

Maison pe L'ANNONGIATION (1543-1687 7). Cette maison et les maisons précédentes, qui toutes aboutissaient à la rue de l'Éc ‘haudé, furent construites sur l emplacement d'une grande propriété, laquelle renfermait une grange avec des étables, et est déclarée, en 1593, être appelée anciennement « l’hostel de la Forge.» Cet hôtel de la Forge est mentionné en 1437 et 1466; il n'était point distinct de la maison du Croissant mentionnée en 1h74, puisqu'il est énoncé « devant le Pill lory. x Nous trouvons en outre, dans les archives des Chartreux, l'indication d’une maison énoncée, en 1319, devant le Pilori, « en laquelle maison la Forge est, ad présent, « faisant le coing donc l'en va de la Boucherie à Sainet Germain, et, de l'autre part, « devers les prez, en alant à Sainet Souplice, et tenant aus maisons dudit Clément « Le Fèvre.» Cette maison de la F orge paraît ètre celle dont il est question dans le présent arlicle; toutefois le fait n’est point entièrement certain, parce qu'il à existé aussi une autre maison de la For ge vers le co de la rue des Boucheries. La première se confondait, vers 1548, avec la maison suivante, dont il est dit, dans le

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censier de celte année, que le « princippal manoir» avait effectivement pour enseigne l'image de « F Annonciation-Nostre-Dame. » Au même lieu il y avait, en 1388, une grange appartenant à Jehan Laioneau.

Deux maisons, dont lune, faisant le coin méridional de la rue Bourbon-le-

Château. a eu pour enseigne La Hense en 1628, et ca Hense-ex-Croïssanr en 1671. [ (a 7 L'autre appartenait, vers 1630, à Joachim et Pierre « Sauvalle, » père et oncle de

l'historien, qui lui-même en fit don à l'Hôpital général, le 14 mars 1671. Ges

deux maisons avaient été construites sur l'emplacement d’une grange, avec ber-

geries et étables (1523), dont les limites, vers la rue de Seine, paraissent répondre au côté méridional de la rue Bourbon-le-Château. Cest, en ellet, sur le terrain

de la maison suivante que cette rue fut ouverte.

RUE BOURBON-LE-CHÂTEAU. François de Bourbon, prince de Conti, abbé commendataire de Saint-Germain, ayant fait rebâtir la porte du palais abbatial et voulant éviter le long détour au moyen duquel on } accédait U), résolut de percer une rue «depuis le pont neuf de la Maison abbatialle jusqu'à la rue de Bussy. Dans ce dessein, le 5 juillet 1610, il acquit de Jean de Moussy, auditeur à la Cliambre des comptes, une zone de terrain dépendant de la maison de celui-ci, et mesurant quatre toises de large sur dix-neuf et demie de profondeur. Jean de Moussy reçut, comme indemnité, une propriété à Cachan, et la construction du mur destiné à séparer sa maison de la ruenouvelle fut payée par l'abbé ®. H est dit. dans le texte du contrat d'échange. que la voie à ouvrir s'appellera «la rue dé « Bourbon-Guise, » et telle est, en effet, la dénomination qu'elle a portée d'abord el à laquelle a ensuite été substituée celle de rue Bourbon-le-Chäteau. On lit «rue «de Bourbon-le-Chäteau, ey-devant rue de Bourbon-Guise,» sur un titre de 1748 %. La première dénominalion avait été choisie, non point, comme on le dit, à cause du cardinal de Bourbon, mais bien en l'honneur de François de Bourbon et de sa seconde femme, M! de Guise, qui continua à jouir des revenus de l'abbaye, longtemps après la mort de son mari.

Musox er runerte (1388-1547), s'étendant jusqu'au coin de la rue de Seine, et, le long de cette dernière, jusqu'à la rue du Colombier. Du temps de François I, elle appartenait au nommé de Moussy et s'appelait la Tuilerie de Moussy: Elle est énoncée « une loge, masure, place et tuillerie» dans le bail qui en fut fait, le 23 avril 1388, au tuilier Jehan Fleurye, moyennant diverses conditions, parmi lesquelles figure l'obligation de fournir chaque année deux milliers de tuiles à

l'abbaye. Elle présentait alors, sur la rue de Seine, une longueur de trente-neuf

) On ne pouvail y arriver de Paris que par la ) Sur le plan de Gomboust, la rue Bourbonrue du Colombier, ou par la place appelée aujour- le-Châtean est dénommée rue du Petit-Bourbon, ce d'hui de Sainte-Marguerite. qui constitue une erreur manifeste et fait confusion

Arch. nat. cart. S 2875 avec la rue voisine de Saint-Sulpice.

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