RUE DE BUSSY
toises, laquelle se retrouvait naguère entre la rue de Bussy et la rue du Golombie
Nous croyons que le terrain qu’elle occupait se confond avec certaine place vide, d'environ un demi-arpent, tenant d'une part «au terrouer des fossez» du monastère, ef d'autre part « au chemin par où on va de Saint-Germain à la rivière «de Senne, » qui fut cédé, en 1372, au tuilier Guillaume Frère, à charge par lui d'y bâtir. La tuilerie de Moussy doit avoir. cessé d'exister, en vertu d’une ordonnance de l'abbé de Saint-Germain, ordonnance dont nous ignorons la date, mais à propos de laquelle, le 6 juin 1554, le Parlement ordonna une enquête, sur les réclamations des autres possesseurs de tuileries du faubourg et sur celles de l'Université, Il est parlé, dans le censier de 1595, des maisons qui avaient remplacé la tuilerie. En 1628, elles étaient au nombre de sept sur la rue de Bussy. À cette époque, les quatre premières, après la rue Bourbon-le-Chäteau, étaient encore
possédées par la famille de Moussy.
Maison De Norre-Daur-pr-Lissse (1543-1687), faisant le coin oriental de la rue de Seine. En 1698, elle était divisée en six maisons : la première, faisant le coin, conservait l'ancienne enseigne; la deuxième avait celle des Balances: la quatième, celle de l’Ange; la cinquième, celle des Deux-Anges; la sixième, celle du tosier-Croissant. :
La maison de Notre-Dame-de-Liesse et la suivante furent construites sur un terrain cédé par Simon Chartier à Jean Laurent, le 1 1 septembre 1531.
Maisox sans désignation en 1547, et alors inachevée. En 150, elle renfermait un jeu de paume. En 1628, elle était divisée en deux parties : la maison de l'Écude-Boulogne et le jeu de paume de {a Diligence.
Maison sans désignation (1545), élevée sur un terrain baiïllé à Jean Champion, le 16 mai 1530. En 1595, elle formait plusieurs corps d'hôtel, et, en 1628, cinq maisons distinctes : la première, actuellement réunie à la deuxième, a eu pour enseignes le Petit-Monde (1628) et le Chef-Saint-Jean (1687); la deuxième, celle de la Belle-Image (1690); la troisième, maintenant confondue avec la quatnième, a eu pour enseigne le Cheval-d'Or (1629-1696), et il s'y trouvait un jeu de paume en 1687; la quatrième a eu pour enseigne le Jugement-de-Salomon (1628-1687), et la cinquième, le Pavillon-Royal (1687).
Maison sans désignation en 15/7, puis pe La Saramaxone en 1595, contiouë à la maison faisant le coin de la rue Mazarine. Elle fut élevée sur un quartier de terre baïllé à Nicolas Maretz, le 11 mai 1530, et était déjà divisée en deux, vers
1625. C'était une place vide en 1595, par suite des ravages de la guerre.
® Probablement par allusion au nom de Salomon Champion, propriélaire du tout en 1295.
les rues de Seine et Mazarine
De RME TS
JUSTICE ET CENSIVE DU PARLOIR AUX BOURGEOIS
Deux maisons sans désignation (1607), dont la première faisait le coin oriental
de Bus. du chemin sur les fossés ou rue Mazarine, et a formé ensuite l'angle de la rue
Dauphine, Le terrain de ces maisons paraît avoir été baillé en 1605 aux nommés Simon Turpin et Jean Raimbaut.
Deux maisons sans désignation (1607), élevées sur une place large d'environ cinq toises et profonde de quatre, baillée à Jean Bayet, le 25 mai 1609. Au même lieu avaient existé, avant 1589, deux maisons bâties sur un terrain large de huit toises et profond de six, vendu par la Ville à Jean Gabory, le 8 août 1549. Ce terrain était attenant à une place large de cinq loises, la mème peut-être que celle
de Bayet.