RUE DE LA CHAISE
été en usage avant la seconde moitié du xvwi siècle. Nous lisons encore, dans un titre de 1578 : «rue tendant du moulin dudict Sainct Germain à l’hospital du- «dict lieu,» et, dès 1588 : «rue dela Chaise, qui tend de la Maladerye au
«moulin à vent du Pré aux Clercs. »
CÔTÉ ORIENTAL
JUSTICE
ET CENSIVE DE L’ABBAYE
D'après le censier de 1595, il y avait, entre la propriété faisant le coin de la rue de Grenelle et celle qui formait le coim de la rue de Sèvres : 1° une petite maison avec un demi- arpent de terre derrière ; 2° une maison à M° André; 3° une petite maison qui avait appartenu à Jean Marteau; 4° une masure. Or, en 1687, entre les propriétés des.coins de la rue, il n'existait plus que les dépendances du grand hôtel de Beauvais de la rue de Grenelle, les maisons mentionnées dans le censier de 1595 ayant été détruites. Cette circonstance et l'absence de tout titre relatif au côté oriental de la rue de la Chaise ne permettent pas d'y tenter une restitution parcellaire.
JUSTICE
ET CENSIVE DE L'ABBAYE
Jannis d'environ deux arpents, qui contenait une maison ou masure, et dont dépendait une pièce de trois arpents située derrière. Ge jardin est dit, en 1604. tenir à l'hôpital Saint-Germain (voir Rue de Sèvres); mais il avait sans doute fait précédemment le coin du chemin de Grenelle, qu'on nomme aujourd'hui la rue de Babylone, et qui se prolongeait jusqu'à la rue de Sèvres\). Le 7 octobre 1611, il fut cédé à l'hôpital, dans lequel il a été depuis absorbé, par Martin Haguenyer. qui en serait devenu adjudicataire le 30 juin 1604, suivant certaine pièce des archives de l’Assistance publique. Il ressort pourtant d’un autre document que.
© La démolition de l'hospice des Petits-Ménages Babylone, ancien chemin de Grenelle, a été pro-
(ancienne Maladrerie) a permis, il y a quelques longée à travers les terrains de l'hospice, et elle années, de rétablir cet état de choses. La rue de aboutit de nouveau à la rue de Sèvres. — 1. m. r.
dès 1588, Martin Haguenyer était possesseur du terrain de ce jardin, qu'il avait acquis des marguilliers de Saint-Jean-en-Grève, et sur lequel il leur assigna une rente, à la date du 1% janvier 15837.
Deux Perires maisoxs sans désignation (1588), tenant d'une part et aboutissant à la suivante. Vers 1595. elles étaient en ruines; mais elles durent être rebâties, car elles sont de nouveau mentionnées en 1635. GRANDE MAISON ET TUILERIE, ayant pour enseigne LA CHaise (1588-1b9). L'emplacement de cette propriété, qui a été renfermée dans lhospice des Ménages, est
celui où se trouvait l'hôpital des Teigneux, qui figure sur le plan de Gomboust.
GRANDE MAISON AVEG Janin, qui est dite, en 1595, appartenir à M° Boyer Regnault, « général de France,» el avoir appartenu précédemment à un évèque d'Auxerre. Elle s'étendait derrière les maisons précédentes, et c'est à travers son jardin que Raphaël de la Planche fit ouvrir la rue qui, récemment, portait encore
son nom. En eflet, dans une déclaration passée, le 16 décembre 1644, par Eli-
sabeth Claire de la Planche, d'une maison située rue de la Planche, il est dit que cette maison avait été bâtie sur une place « faisant partye d'un grand jardin... au + travers duquel a esté pris ladite rue de la Planche, donnée au publie par le sieur «de la Planche, père de ladite dame ©.»
Raphaël de la Planche, trésorier général des bâtiments, qui succéda en 16°9 à son père, François de la Planche, dans la direction de la manufacture de tapisseries des Gobelins, établit, rue de la Chaise, la fabrique qu'il dirigea seul à partir de 1633, époque où fut rompue son association avec Charles de Comans. Le censier de 1628 mentionne Raphaël de la Planche comme possesseur d'une grande maison, qui doit être celle de l'évèque d'Auxerre. Raphaël de la Planche acquit aussi celle qui était contieuë, du côté de la rue de Grenelle. L'absence de documents ne nous permet ni de restituer avec certitude les limites de ces deux propriétés, ni de fixer l'époque où fut ouverte la rue de la Planche. I n'en est point encore question dans le censier de 1628; mais elle figure sur le plan de Gomboust (1652), où elle est appelée rue de Varennes, comme aujourd'hui.
Persre MAISON sans désignation (1595 ). Elle occupait l'emplacement où débouche la rue de la Planche, prolongement actuel de la rue de Varennes.
Trois maisons sans désignation (1595), dont la dernière élait contiguë à la tuilerie faisant le coin de la rue de Grenelle. Les deux plus rapprochées de cette rue étaient en masure, vers 1999.
D On donnait ce nom à certains ofliciers de la (Traité de la Cour des Monnoies); il ne figure ni Cour des Monnaies. Boyer Regnault, malgré le dans les listes des officiers de cette cour, ni dans
litre que lui attribue 1
nsier de 1295, n'est pas les biographies. — 2. v. 7.
mentionné dans l'ouvrage de Germain Constant * Arch. nat. cart. S2846.