RUE CARPENTIER
La rue Carpentier commence à la rue du Gindre et finit à la rue Cassette.
I n'y a rien dans les archives de l'abbaye qui soit relatif à l'origine de cette rue; il ne semble pas, d’ailleurs, qu'elle puisse remonter au delà du règne de Henri IT. Dans le censier de 1595, le plus ancien document où nous en ayons vu une mention, et dans celui de 1628, elle est énoncée «rue du Charpentier, » et non rue Charpentier comme plus tard, ce qui donne à penser qu'elle doit son nom au mélier qu'exerçait soit l’un de ses habitants, soit l'individu sur les terrains duquel elle a été ouverte. L'appellation de la rue du GindreU), où elle aboutit. donne l'exemple d'une semblable origine, et parmi les propriétaires de cette région, au xvi° siècle, nous en connaissons un ou deux qui étaient charpentiers.
On remarquera que les enseignes ont été fort rares dans tout le quartier compris entre les rues de Tournon et du Cherche-Midi, par cette raison bien simple, que le quartier était peu industriel et peu commerçant. Il en résulte beaucoup de monotonie dans l'énoncé des maisons de cette région.
CÔTÉ MÉRIDIONAL
JUSTICE
ET CENSIVE DE L'ABBAYE
Perire Maison sans désignation (1595), contiguë à celle du coin de la rue du Gindre.
Partie POSTÉRIBURE D'UNE MAISON ayant sa facade principale rue Cassette, et fai-
sant hache derrière la maison du coin de la rue Cassette. CÔTÉ SEPTENTRIONAL.
JUSTICE
ET CENSIVE DE L’ABBAYE
Maison sans désignation (1595), contiguë aux maisons faisant les deux coins
® Gindre indique naturellement un boulanger, malgré la célébrité du han ! de saint Joseph. — 4. pe L.
de la rue. Elle appartenait, en 1595, à Mesnager, clere au grefle du Châtelet, et. en 1628, à Pierre Baudouin, sieur de Montarsy. Elle a été, dans la suite,
annexée à la maison des Orphelines de Saint-Sulpice, à laquelle elle aboutissait.