RUE DES CI
La rue des Ciseaux commence à la rue Sainte-Marguerite (Gozlin) et finit à la rue du Four.
C'était primitivement une ruelle sans importance, qui conduisait de la rue du Four sur le chemin des fossés de l'abbaye, et ne renfermait aucune maison ayant là sa facade, ou sa principale entrée. Aussi les anciens titres ne la désignent-ils que par une périphrase, comme : «rue qui va des fossez à la rue de Blanchoue» (1429); cruelle qui va de la Grant rue sur les fossez de l'abbaye» (1469). et
plus souvent par le simple mot ruelle. Le censier de 1595 est le premier docu-
ment où nous ayons vu la «ruelle des Ciseaulx » indiquée par ce nom, qu'un acte
de 1633 modifie en celui de «rue des Ciseaulx d'Or.» I est à croire que l’on disait communément « rue des Ciseaux» avant l'époque où cette appellation apparaît dans les documents, puisque l'enseigne des Ciseaux, distinguant la maison qui formait le côté occidental de la rue, existait dès le milieu du xv° siècle.
Jaillot dit que, dans certains actes, la rue des Ciseaux a été « confondue avecune”
la rue de Rennes à coupé de nouveau dans une de la Ville de Paris, et à Marguerite Masson, sa direction oblique, et où l'on voyait, il y a quelques femme, ce jardin était possédé, en 1698, par leurs années , une pelite chapelle dépendant des Carmes, trois enfants, le peintre Augustin Quesnel, le lia existé un jardin d'environ un arpent, qui renfer- braire Jacques Quesnel, et Denise Quesnel, épouse mait une pelite maison. Après avoir appartenu à de Jean Perruchon, audiencier de l'élection de François Quesnel, l'artiste auquel nous devons le Paris. (Arch. nat. cart. S 3740. Inventaire des
premier plan géométral et assez généralement exact * Carmes, fol. 146 wet147 1°). —LMT.
RUES DES CISEAUX ET DU COŒUR-VOLANT. 59 «ruelle voisine, située plus près du Pilori, et qui ne portoit, dans le xiv° siècle, « d'autre nom que celui de ruelle qui descend des Jossés Saint-Germain à la rue de la « Blanche-Oie et à la rue du Four;» mais il est évident, au contraire, que la seule rue qui ait conduit des fossés aux rues du Four et de la Blanche-Oie est bien la rue des Ciseaux, car elle débouche au point même où les deux rues s'unissaient, tandis qu'une ruelle, placée comme Jaillot Fa imaginé, n'aurait mené qu'à la rue de la Blanche-Oie exclusivement. Aussi bien est-il certain que la ruelle dont parle Jaïllot se confond avec la rue des Ciseaux, puisque les documents où il en est question la présentent comme une des limites du grand hôtel plus tard appelé Casin (, qui occupait la totalité de l'ilot compris entre les rues des Ciseaux, Sainte-Marguerite et du Four. Cet flot ne peut donc avoir été coupé par aucune ruelle ® : les archives de l'abbaye en fournissent vingt fois la preuve. Les propriétés qui bordaient la rue des Ciseaux avaient leur entrée dans les rues du Four et Sainte-Marguerite.