‹ Topographie historique du vieux ParisChapitre 52 sur 202 · LT À · texte numérisé non relu

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Lemaitre, elle fut baillée de nouveau, et pour quatre-vingt-dix-neuf ans, le 14 janvier 1477, au tuilier Robert Montrouge. En 1574, le fils de ce dernier, nommé Guillaume, fut condamné à en déguerpir à l'expiration du bail, c'est-à-dire en 1576: mais Ravaud. fils de Guillaume, obtint, le 11 octobre 1597, qu'elle lui fût cédée moyennant une rente de 200 livres. Elle appartenait encore à la famille Montrouge en 1668, année en laquelle les dernières cinquante livres de la rente süipulée en 1577 furent rachetées au chapitre du Saint-Sépulere. Suivant un cartulaire de Saint-Germain-des-Prés, la maison du Sépulere était la même que celle sur laquelle, lan 1267, Jean, dit Rane, et sa femme Théophanie, vendirent à l'abbaye une rente de Lo sous parisis. La maison de Jean Rane est énoncée, dans la charte originale, in vico per quem iur ab abbatia apud Sanctum Petrum, ce qui doit s'entendre de la rue Taranne actuelle, et elle est dite tenir d'une part à la maison de Gillebert, dit Rane, et d'autre part à la maison du euré de Saint-

Sulpice.

RUE DE L’EÉCHAUDE.

La vue de l'Échaudé commence à la rue de Seine et finit à la place Sainte- Marguerite. De ce dernier côté, la construction du bâtiment d’une boucherie a transformé la partie méridionale de la rue en une impasse, qui a été nommée

\ cul-de-sae du Guichet, et qui a subsisté depuis le milieu du xvnt siècle jusqu'au commencement de celui-ei, époque où on lui a rendu un débouché.

Ainsi que nous avons déjà eu l'occasion de le dire, les échaudés en pâtisserie affectaient autrefois la forme triangulaire, d'où est venu l'habitude d'appeler échaudés les terrains présentant une configuration analogue. La disposition de l'ilot compris entre les rues du Colombier, de Seine et celle qui fait objet de cet article, lui valut, peu de temps après sa création, le nom + de l'Eschaudé, » qu'on appliqua ensuite à la rue qui remplaca le chemin longeant le fossé oriental de l'abbaye et conduisant, de la principale porte du monastère, au Pré-aux-Cleres et à la Seine. Cette voie a été énoncée successivement : «chemin qui joint aux « fossez de ladite église (de l'Abbaye), par où l'on va de la porte d'icelle église vers “ledit Pré aux Clers» (1388 ); cruelle par où lon va du Pilory à la rivière de «Seine» (1419): vsentier des fossez dudit Saint Germain» ( 1h14); «grant “rue allant pardessus les fossez à la rivière de Seine » (15/1); «petite rue allant «sur les fossez de l'Abbaye... et au Pré aux Clers » (1595); «rue du Guichet,

«qui conduit du vieux portail et du pont-levis de ladite abbaye, le long des fos-

& Le guichet en question était la vieille porte de l'abbaye.

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