DATI
® Polyptyque d'Irminon, Prolégomènes, p. 907 Cap. AX,
ap. D. Bouquet, & I,
et suiv.
® Aimoin (lib. 11, cap. xux) dit: +lgitur de-
«funclo gloriosissimo rege Childeberto xuix post- «quam regnare cœpit anno, nondum quidem «dedicala vel consecrata Sancti Vincentii quam fa- «bricaverat ecclesia, gloriosus Clotharius rex non ædignum ducens hoc fore procraslinandum , concferre curavit cum beatissimo Germano, ele.» Mais ce lexte a été taxé d'interpolation. Quant à Gislemar, il exprime la date de 559 (Act. SS. ord. S. Bened. 1.T, p- 25
); en revanche, il rapporte que la cérémonie eut lieu le même jour que les funérailles de Childebert, ce qui implique contradiction, s'il est vrai que Childebert mourut en 558; on n'en est point, du reste, parfaitement sûr.
Peut-être s'agissail-il d'une crypte ou église souterraine, Beaucoup de basiliques, en effet, ont
été l’objet d’une consécration provisoire, et le ser-
vice divin y a été célébré, alors que leurs murailles
ne dépe
ient guère le niveau du sol. Les guerres, e défaut de ressources, l'insuflisance des moyens
de construction, ou toute autre cause, entravaient
l'édification de ces grands édifices et en retardaient
’achèvement. De nos jours, malgré les progrès qu'a
aits l'art de bâtir, ne se propose-t-on point de construire et d'utiliser, pendant un temps plus ou moins long, l'étage souterrain d’une grande église volive? M. Cocheris (édit. Lebeuf) a discuté lex-
)ression solo tenus. — L. M. 7.
La vie de saint Droctovée, premier abbé du monastère, écrite par Gislemar!, qui vivait dans la seconde moitié du xr siècle ©, nous fournit des détails intéressants sur le monument construit au vi siècle. « Il nous paraît inutile, dit l'hagio- «graphe, de décrire le merveilleux travail de cette basilique, habile agencement +de ses fenêtres, les marbres précieux qui la soutenaient, la disposition des lam- «bris dorés dont la voûte était hérissée, la splendeur des muraïlles, qui, comme il # convient dans la maison du Christ, étaient revêtues d’une brillante couleur d'or, et la beauté du pavement orné de mosaïques ©. Le Loit de l'édifice, recouvert +de bronze parfaitement doré, et réfléchissant ainsi les rayons du soleil, étince- «lait de telle sorte qu'il éblouissait les regards par son éclat excessif. De à est “advenu que jadis le vulgaire, par métaphore, et non sans raison, appelait le «monument le Palais (aula) de Saint-Germain-le-Doré. » Gislemar ajoute : + Cette basilique étant, ainsi qu'on la dit, construite en forme de croix, contenait «quatre autels. Le premier était consacré à la sainte croix et au saint martyr « Vincent, dont l’étole y avait été déposée par le glorieux roi Ghildebert, qui « l'avait rapportée d'Espagne. Childebert avait fait dédier l'autel septentrional aux saints martyrs Ferréol et Ferrution, celui du midi au saint martyr Julien de Brioude, et celui de l'occident aux saints Gervais et Protais, au jeune Celse et #au saint martyr Georges. Au midi de l'église, avait aussi été bâti, en l'honneur «du martyr saint Symphorien, un oratoire où le même Germain, serviteur de e Dieu, voulut plus tard être inhumé. Du côté du nord, s'élevait une autre cha- «pelle, sous le vocable de l'apôtre saint Pierre, et dans laquelle... à cause des mérites particuliers du saint apôtre, le Seigneur accomplissait chaque nuit un
“nouveau miracle 8), »
Sous la dynastie mérovingienne, la basilique de Saint-Vincent, alors fort renommée, fut choisie pour la sépulture de nombreux membres de la famille royale. C'est ainsi qu'elle renferma les tombeaux de Childebert, d'Ultrogothe, sa femme, et de leurs filles, Crotherge et Chlodesinde; du roi Gharibert; de Chilpérie [”, de Mérovée et Clovis, ses fils, et de Frédégonde, sa femme; de Clotaire Il et de Bertrude, sa femme; de Childérie Il, de Bilihilde, sa femme, et du jeune Dagobert, leur enfant, dont on placa le cercueil sur celui de sa mère. Ges trois
dernières sépultures furent découvertes, en 1646, sous le pavé du chœur, près du
clocher septentrional, puis déplacées avec toutes les autres ©. Le tombeau de Lebeuf, Histoire du diocèse de Paris, édit. rélait fait de grands carreaux en compartiments.
Cocheris, £ HE, p. 4. } Act. SS. ord. S. Bened. L. 1, p. 254 et 255. Piganiol dit: + Lorsqu'en 1653 on changea la % Conf. D. Bouillart, p. 252.
‘disposition du chœur, et qu'on fut obligé d'en lever Une autre sépulture de la même période avait
rle pavé, on trouva une quantité infinie de pierres
+de différentes couleurs et taillées différemment:
sce qui confirme qu'autrelois le pavé de cette église
été lrouvée, en 1643, dans le préau du cloître. près de la porte conduisant au dortoir et à l'église:
c'était la tombe d’un personnage nommé Hilpéric:
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