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xvr® siècle () (voir le Juc-simile ci-contre), la partie de la courtine qui s'étendait de l'angle rentrant du redan à lencoignure sud-ouest de l'enceinte était défendue par deux échauguettes. Les trois autres tourelles de cette sorte avaient été pla-
ce
s à chaque extrémité ainsi qu'au centre de la muraille méridionale, laquelle élait aussi rectiligne et apparaît sur le tableau du Louvre®), où l'on voit qu'elle était buttée de contre-forts à l'extérieur.
Du côté de lorient, Fenceinte, qu'on a toujours fort mal restituée, se composait d'un premier pan de mur qui, long de vingt-sept Loises quatre pieds à partir de la tour du Colombier, faisait un angle de 193 degrés avec la courtine septentrionale. Venait ensuite un autre pan de mur, long de quinze toises cinq pieds, qui allait s'attacher au pavillon du logis abbatial, à cinq pieds en retraite de son parement. Au milieu était pratiquée une porte large de deux toises un pied, garnie de pilastres et appuyée sur des éperons intérieurs. Elle fut refaite par le prince de Gonti, et s'ouvrait sur un pont qui débouchait devant la rue Bourbonle-Chäteau. Le reste de l'enceinte était formé par le flane du logis abbatial et une
muraille parallèle à la rue de l'Échaudé.
Tel était l'état des choses après la construction du palais abbatial qui existe encore aujourd'hui, c'est-à-dire après 1586; mais antérieurement la grande porte d'entrée, munie d’un pont-levis et même d'une planchette, était bien plus rapprochée de l’encoignure sud-est, ce qu'indiquent très-clairement le tableau du
Louvre et le dessin précédemment cité. Sur ce dernier document, le mur d’en-
ceinte, vers lorient, est représenté sans flexion aucune, disposition tr probable, qui implique un déplacement de la elôture en 1586 et un reculément partiel du fossé. La connaissance de l'emplacement des angles sud-est et nord-est de l’enceinte permet de restituer le mur détruit sous Henri HE, mais non l'agencement du « Vieux Portail,» comme on appelait l'ancienne entrée, en 1610. Au milieu du xvu siècle, l'enceinte de l'abbaye était déjà fort entamée; les premières démo-
litions avaient été effectuées du temps de Louis XIE, dans les environs du redan.
® Feu Berty avait retrouvé ce dessin aux Ar-
chives nationales ‘et M. A. Lenoir:
auquel il l'avait signalé, l’a reproduit dans sa Statistique. C'est l'original de la prétendue vue de l'abbaye en 1368, que D. Bouillart a donnée dans son ouvrage et que nous plaçons, après l'avoir fait réduire, en regard du dessin lui-même, afin de mettre le lecteur en garde contre les arrangements et les interprétations arbitraires. Îl n'était pourtant pas difficile de reconnaître que ce croquis informe avait élé exécuté à l'occasion du grand procès que les moines soulinrent contre l'Université en 1548. Dans tous les cas, on
ne saurait le faire remonter au x1v° s
cle, puisqu'on
y fait figurer la maison du Chapeau-Rouge, qui n'existait point encore en 1539. — 1. M, v.
® Nous avons déjà reproduit, par la gravure , ce tableau, qui provenait de l'abbaye (Zopograplie historique du vieux Paris, région du Louvre et des Tuileries, t. [”, p. 146). Nous croyons, avec feu Berty, utile de le donner ici de nouveau, mais après l'avoir dégagé des personnages qui occupent une partie du champ. — 1. x. r.
® Il subsiste de ce mur biais un fragment de plus de quatre mètres, appuyé sur le flane occidental de la maison située à l'extrémité du passage de la Petite-Boucherie.
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î | 110 TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS.
En 1636, les fossés du midi et de lorient, qui n'avaient jamais été fermés de murailles. subsistaient encore; mais ils allaient bientôt disparaitre; nous avons dit 114 ailleurs ce‘qui advint de ceux du nord et du couchant!)
ècle.
Les grands bâtiments claustraux ayant été somplueusement établis au x si il Sécoula près de trois cents ans avant qu'on eût à en élever de nouveaux d'une importance notable. L'abbé Richard, mort en 1387, est cependant ainsi qualifié dans son épitaphe : istius ecclesiæ lapsæ quondam relevator; circonstance dont Du Breul a conclu que cet abbé pouvait avoir restauré la voûte du chœur. Mais le caractère archéologique de la voûte exclut l'hypothèse, et l’on n'apercçoit rien dans l'église qui justifie la phrase citée.
En 1544. le cardinal de Tournon fit bâtir au bout du dortoir, près du grand jardin , une infirmerie dont les vues, imprudemment ouvertes, valurent aux moines fl ‘ bien des déboires. À en juger d'après une planche publiée par D. Bouillart el reproduite par nous, l'aspect de l'édifice n'était aucunement monumental, et la seule construction vraiment capitale dont l'abbaye se soit enrichie depuis le moyen âge esl le beau palais abbatial que le cardinal de Bourbon commença en 15860. II était, dit Sauval. enrichi d'un portique du côté de la cour, et, du côLé du jardin, d'une « gallerie» ou longue serre, ornée d’une belle suite de têtes de cerfs, admirables pour leurs « singularités.» Cette galerie n'existe plus.
Le premier plan géométral de l'abbaye que nous ayons trouvé a été dressé en 16536. Le monastère renfermait alors, appuyés sur le mur occidental de l'enceinte. plusieurs bâtiments dont la plupart se retrouvent sur le plan de Quesnel, mais n'apparaissent point sur le mauvais dessin de 1548; il est d'ailleurs impossible d'en distinguer les parties relativement modernes. Durant le xvuf siècle et surtout pendant le xvm, les constructions se multiplièrent dans le pourpris même du couvent; on y bätit des maisons disposées en rues"; on } pratiqua trois ou quatre portes nouvelles, ete. Aujourd'hui l'ancienne physionomie des lieux est compléte-
Aux articles des rues Saint-Benoît et du Go- écouvrit en terre, dit Lebeuf (édit. Cocheris, L FI
- lombier. p.13), une grande quantité de cereueils de pierre On pourrait croire que ce palais ne fat pont tendre où de plâtre... On en découvrit encore, à achevé et que le projet primitif comprenait un se- - rois ou quatre pieds en Lerre, au mois de mai 17/8,
- beaucoup d'autr
: : cond pavillon , destiné à faire, vers l'ouest, le pen- s semblables près le portail de la
dant de celui qui existe à l'est; mais la corniche, se -vue Sainte-M:
uerite, à droile en allant à l'église
continuant en retour sur le mur occidental de l'édi-
lice, infirme la supposition.
«lorsqu'on bâtit les petits logements qu'on voit du
-côté du jardin du palais abbatial. Ge qui en prouve
| Arch. nationales. Seine, N, n° 1. [y a un «la haute antiquité est qu'en tête de quelques-unes, croquis de plan de l'église, en 1641, dans la chro- au côté extérieur, était figurée une croix et une nique manuscrile de l'abbaye. (Bibl. nat. Résidu “colombe sur celte croix. On n'y remarque point Saint-Germain, n° 1151, p. 9h.) autre chose.» De nouvelles et nombreuses décou- “ Lorsqu'on bâtit les maisons des rues Childe- vertes de ce genre ont eu lieu en 1873 et 1874 Ë bert et Sainte-Marthe, commencées en 1719, “on par les soins de M. Th. Vacquer. — 1. M. 7 !
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