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Nous avons vu, dans un compte de 105-1506, l'une des tours énoncée «tour «des Monnyaulx;» mais nous ne savons point celle qu’on désignait ainsi.
A la tour du nord atténait une sacristie extérieure, à chevet circulaire, qui, d'après le plan de D. Bouillart, aurait remplacé l'antique chapelle Saint-Ferréolet-Saint-Ferrution, circonstance sur la réalité de laquelle nous ne sommes point du tout édifié. Cette sacristie est ‘actuellement détruite, ainsi qu'une autre de même forme, mais plus grande, qu’on y accola en 1715. Au midi et dans une situation correspondante, D. Bouüllart fait figurer, à titre de restitution, un édicule avec abside, qu'il nomme la chapelle Saint-Julien-Martyr; mais il est clair que D. Bouillart n'avait pas plus de renseignements graphiques sur l’ancienne chapelle de ce nom que sur celle de Saint-Pierre, à laquelle il prête aussi un chevet circulaire et dont il fait un pendant de la chapelle Saint-Symphorien (), L'oratoire Saint-Pierre, où lon aflirme que saint Droctovée fut enterré ®, était certainement au nord de la basilique, ad aquilonis partem, dit Gislemar: mais cest là tout ce qu'on en sait, et Jaillot, en avançant que l’oratoire a été rapproché de la grande église au x° siècle, n'a émis qu'une conjecture. Quant à la chapelle Saint-Symphorien, rien ne s'oppose à ce qu'on admette qu'elle s'élevait sur l'emplacement de l'édifice actuel ®, où, en 1670, fut refait le cénotaphe de saint Germain. Les neuf chapelles entourant le chœur furent consacrées, le 21 avril 1163, par Hubault d'Ostie et trois évèques, qui leur donnèrent une foule de vocables #. La première, en commençant par le nord (voir la planche), fut dédiée à saint Clément, saint Saturnin, ete. ; la deuxième, à saint Laurent, saint Xiste, ete. ; la troisième, à saint Denis, saint Nicolas, saint Martin, etc. ; la quatrième, à saint Benoît, saint Mare, saint Luc, ete. : la cmquième ou chapelle centrale, à la Vierge, aux apôtres Pierre ©, Paul, etc.; la sixième, d’abord appelée de Saint-Turiaf, puis de Sant-Félix, fut dédiée à saint Jean l'Évangéliste, etc.; la septième, à saint Claude, saint Georges, etc.; la huitième, à sainte Marguerite, saint Christophe, etc.; et la neuvième, à sainte Magdeleine, aux saints Innocents, etc.
En 1527, Guillaume Briconnet appuya contre la muraille et consacra de nou-
® Si la chapelle Saint-Pierre occupait cet emplacement, elle dut être démolie lorsqu'on construisit la galerie occidentale du cloître, c'est-à-dire dans le xm° siècle au moins. D. Bouillart n’en pouvait donc avoir de plan.
® Gislemar ne confirme aucunement l'assertion ; car il dit : «Sepultus est autem idem Dei gloriosus #sacer Droctoveus, ad occidentalem plagam basilicæ, -retro scilicet Sancti Germani altare:» ce qui ne peut s'entendre d’un oratoire placé au nord de Ja grande éplise, comme l'était, suivant lui, la chapelle dédiée à saint Pierre.
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® Elle avait toujours été très-proche ‘de la basilique, et assez proche même pour qu'on la confondit avec cet édifice. Le testament de Bertchram, fait en 615, l'énonce la «basilique de Saint-Vincent, où «le corps de saint Germain reposait : basilica domni # Vincentit, ubi ejus sanclum corpusculum requiescit. »
® Conf. D. Bouillart, p. 310.
® Ce fait, que la chapelle de la Vierge fut consacrée sous le vocable de Saint-Pierre en 1163, tend à établir que le vieil oratoire mérovingien de ce nom était déjà détruit, ou plutôt transporté hors du monastère. (Voir Rue des Saints-Pères.)
veau les autels de Saint-Clément, Saint-Martin, Saint-Benoît et Saint-Placide; ce dernier était dans le croisillon septentrional. Le 10 août de l'année suivante, il fit Ja même cérémonie dans la chapelle Sainte-Marguerite, à laquelle il donna pour patrons supplémentaires saint Nicaise et saint Éloi. Six jours après, il consacra de plus, en l'honneur des anges, un autel érigé derrière celui de Sant- Germain. On le blâma d’ailleurs, rapporte D. Bouillart, d'avoir «interrompu le our des chapelles» en prenant celle de Saint-Nicolas pour y placer la tribune.
l'usage de l'abbé, qu'on y voyait encore au xvi° ècle. En 1557, le 21 avril,
saints
Charles Boucher, évêque de Mégare, consacra derechef, en l'honneur des Étienne, Vincent, Gervais et Germain de Paris, le grand autel qui venait d'être refait pour remplacer celui de 1163. «On y montoit par cinq ou six degrez, etil + étoit environné de quatre colonnes de cuivre; le saint sacrement suspendu par -le moyen d'une crosse de même métail; les figures de saint Vincent el saint + Germain, de marbre blanc, placées aux deux côtez; son circuit enfermé d'un alustre de bois fort bien travaillé; telle étoit à peu près sa structure, dont on
-n'a laissé aucun dessein. On trouve, par le nombre des dépenses qui y ont été
: faites, qu'il avait coûté deux mille huit cens huit livres quatre sols tournois.»
Le grand autel était alors au centre du chœur, d'où il fut déplacé en 1644 et reporté à l'entrée du transept. Au centre du rond-point élait l'autel matutinal, ou
de Saint-Germain, qu'on remplaça dans la suite par le siége abbatial, et, derrière.
quatre colonnes portaient la magnifique chässe de saint Germain, refaite, en
1108, par l'abbé Guillaume. Tout à côté se trouvait le puits de Sant-Germa
auquel on accédait en descendant quelques marches, et dont, au ix° siècle, l’eau
était réputée excellente pour guérir la fièvre. église de Fabbaye possédait un splendide devant d'autel, donné en og par l'abbé Guillaume, et un grand nombre d'objets d'orfévrerie fort précieux, dont on trouve des dessins dans l'ouvrage de D. Bouillart. Elle était moins riche en vieux monuments, et n'en complait que trois ornés d'une statue ou d'une mosaique : c'étaient ceux de Childebert, de Chilpérie et de Frédégonde; mais plusieurs pierres tombales offraient des figures
gravées au trait avec incrustations de marbre blanc sur marbre noir.
Quelques-unes des inscriptions que renfermait l'abbaye ont été rapportées pré-
cédemment; voici le texte des autres :