Î ' GRAND CLOITRE
Du côté du chapitre | Clauditur hac tumba, rosa primula, grala columba , Dulce decus morum, genus altum, culmen honorum Î Guillelmus dictus de Barre, cujus amictus Carnis adit cineres; sit regni perpelui heres. Hujus nunc anime, Deus, alme pater, miserere Devotus precor; et qui versus hos leget, orel Te tumulus ut is S.
Hic jacet Guillelmus de Pouniarco(?), monachus istius ecelesie el prepositus de Antontaco, qui obüit anno Domini x. co x1, vi kalendas februarii. Anima ejus requiescal in pace. Amen Hic jacet magister Gerardus de Romano, utriusque juris doctor, et monachus istius ecclesit | J ad succurendum; qui... Orale pro eo. Pater noster Hie Herberte jaces, recoli qu dignus in hac es Ecclesia; merita Le laudant et tua vita.
Pauperibus Ghristi vivens bona multa dedisti, Et nobis tale quod credit nemo jocale.
Hic jacet frater Guillelmus de Pivelas, condam tertius prior el penitenciarius de intus, qui bit anno Domini millesimo quadringentesimo quarlo, die vigesima quinta mensis octobris. Orate Deum pro eo E | Hic jatet magister Stephanus de Sacleis, olim thesaurarius ecclesie Beat Hilarii Pictaviensis , qui obiit sexto kalendas januarii, in festo beati Johannis Evangeliste, anno Domini m Ge LxxvI. Orate pro eo.
Cy gist messire Charles de Saclois (alias Salers), chevalier, qui trespassa.... en l'an de grace M cc LxxvI. Orate pro 0.
| Gal..rius de Boulayo, quondam abbas Sancti Maglorit Paris. qui laudabiliter {1 3 ri .
vixit per 1x et quatuor annos.... obiit anno Domini w oce xxvvu, x kalendas novembris. Orate pro 60.
) D. Bouillart fait observer que l'écriture de antiquité dau moins quatre cents ans, ce qui équicette épitaphe et des trois précédentes indiquait une vaut à dire qu'elles dataient environ de l'an 1300 !
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RP
ABBAYE
ABBAYE DE SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS. 123 Hic doctor Clemens habuit cor nobile, clemens. Est signum yehemens quod X PC erit sibi clemens.
Prudens canonicus fuit olim Parisie
Et Laudunensis archilevita pudicus.
Autre épitaphe :
Cy gist noble homme Jean de Gabre, secrétaire du Roy et greflier du greffe et de la ville et
vicairerie de Toulouze, lequel décéda le 13° jour de janvier 1554. Priez Dieu pour son ame.
Cy gisent nobles personnes Antoine de Cion, conseiller du Roy nostre sire, el auditeur en sa chambre des comptes à Paris, s des... qui lrespassa le 29: jour d'avril 1556: et damoiselle
Perrette du Pré
sa femme, qui trespassa le... jour de... Pan mil...
Les armes de l’abbaye étaient : d'azur à trois fleurs de lys d'or, à cause de la fondation royale, avec un éeu en abime, de sable à trois besants d'argent, que l’on disait être le blason de saint Germain lui-même. On le trouve aussi sous une autre
; ee à > forme; l’écu en abiîme ses
agrandi, et l'azur des armes de France, chargé de six fleurs de 1ys d'or, n'en forme plus que la bordure.
L'abbaye, étant une des grandes juridictions de la banlieue de Paris, a dû s'aflirmer par des actes nombreux, et elle les a authentiqués en y faisant apposer tantôt le sceau impersonnel du monastère, tantôt le sceau personnel des abbés et des
divers officiers claustraux 0), Ces actes, conservés en partie aux Archives nationales,
Feu Berty n'avait pas donné à cette partie de son {ravail l'importance qui lui appartient : il avait indiqué quelques sceaux seulement, et les avait dé crits d’une facon sommaire, sans distinguer suflisanment les sceaux de l’abbaye, ceux des abbés et ceux des officiers claustraux. Il nous a paru que la monographie de Saint-Germain-des-Prés exigeail au point de vue sphragistique, un développement plus considérable. Nous avons donc fait recueillir,
aux Archives nationales, les sceaux les mieux carac-
dans chaque catégorie. Les uns ont été gravés
sur bois, pour être intercalés dans le texte: les au-
tres onL été ringés symétriquement, de manière à former deux planches consacrées, la première aux
abbés
la seconde aux officiers chargés de l’administation temporelle du monastère. Ce travail, et les explications dont il fallait l'accompagner, ont exigé
la refonte complète du texte de l’auteur. — v. m1
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fournissent une certaine quantité de documents sphragistiques, parmi lesquels nous avons fait un choix qui permit aux lecteurs de parcourir sommairement celte im téressante série.
On ne connaît que deux sceaux du monastère : le premier, appendu à une charte de 1216, est de forme ogivale. Il représente saint Germain debout, vu de face jusqu'à mi-jambes, revêtu d'un costume d'évêque, bénissant de la main droite et Lenant sa crosse de la gauche (voir le n° IT de la première planche). Légende : X SIGILLVM SCI GERMANI PARISIENSIS EPISCOPI. Le second sceau est attaché à un cahier de titres dè 169; mais il semble remonter au moyen àge. [l est la reproduction complète du premier, et n'en diffère que par des détails imsignifiants.
Les sceaux personnels des abbés étaient aussi de forme ogivale; ces dignitaires
sant ou tenant un livre.
y sont représentés debout, de face; crossés, mitrés et bénis Le plus ancien de la collection, qui remonte à l’année 1138, époque où Hugues I] administrait le monastère, est très-fruste d'aspect. Il représente un personnage debout, tenant de la main droite un sceptre fleurdelysé et de la main gauche un livre ouvert. Un seul mot de la légende est visible, c’est celui-ei : eIGILLVM; le reste est indistinet. Ge sceau est appendu à un accord entre l'abbé de Saint- Germain et Étienne de Garlande, au sujet de Villeneuve et de Valenton (voir le n° Ï de la première planche).
Hugues V, qui était abbé en 1176, est représenté, sur un sceau de cette même
année, debout et tête nue, autant que l'état fruste de l'empreinte permet d'en
juger. H tient la crosse de la main droite et un livre de la main gauche; la légende
est : CX S'IGILL + HVGONIS ABBATIS SCI GERMANI PARISIENSIS.
Le sceau de l'abbé Eudes, apposé à un acte de 1234, est plus distinct, et la
forme ogivale en est très-nettement accusée. Le personnage a la même attitude,
ABBAYE DE SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS. 195 et la légende, fort lisible, est ainsi conçue : X S + ODONIS ABBIS S : GERMANI D + PRATIS + PAR +
Un contre-sceau du mème dignitaire et de la même année, montre une tête rasée avec la couronne monacale, de profil, tournée à gauche, avec la légende suivante, qui est celle des anciens rois de Navarre : X GRACIA DI SVM ID OVOD SVM.
Ce contre-sceau, qui est de petite dimension et de forme ronde, présente une certaine originalité.
Thomas de Mauléon, l'un des abbés dont l'administration a été la plus active et la plus féconde, a authentiqué ses actes d'un sceau, que nous reproduisons au n° 1II de la première planche, et qui représente le type abbatial ordinaire, accosté de deux quartes-feuilles. La légende, qui se lit dificilement, porte ces mots et ces parties de mots: X S’ ThOM.. ..BATIS S...... ANI DG PRATIS. Le contresceau, en forme de losange (n° VI), offre un buste d’évèque, entouré de Ja légende : X SANCTVS GERMANVS. L'acte est de l’année 1251. ;
Le sceau de labbé Raymond (1285) nous offre également deux empreintes. La face représente, comme toujours, l'abbé crossé, mitré et bénissant, avec la légende : S + R: DI GRA ABBIS SCI GMAI D PTIS PARISIEN. Le revers, ou contre-sceau, de forme ronde comme celui de l'abbé Eudes, que nous avons reproduit plus haut, porte ces mots : X SECRETVM STI GERMANI. (Voir les n° IV el V de la planche première.)
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