FIEF DU CLOS-AUX-BOURGEOIS
Nuson er seu pe Paume pu Payiuon (1582), qui contenait, en 1607, une orange et un colombier. Antoine Chabiot, sieur de la Fond, valet de chambre du roi, en passa déclaration Île 9 septembre 1585.
Maison sans désignation (158). Elle occupait. avec la précédente, l'emplacement d'une partie de l'hôtel de Bourges. Gel hôtel renfermait un pressoir, mais il fombait en ruines lorsqu'il fut acheté des héritiers de François Roger, le 1% mars 1D8, par Jean-Antoine Lombard, plus communément dit Brusquet, valet de chambre et fou célèbre des rois François F*, Henri Il, ete."
Mason sans désignation (1571), qui parait s'être appelée «la maison de la + Salle neufve » vers 1582, et avoir fait hache derrière la suivante. Le séminaire Saint-Louis, érigé en 1696 et habité en 1705, fut établi dans la partie postérieure de cette maison, par donation de l'abbé de Marillae, qui avait acquis lemplacement en 1683.
Mason er Jeu pe Paume pu Gyene-pe-La-Croix (197 1-1 585). En 1578, elle était en masure, et lon a peine à la distinguer de la maison précédente, avec laquelle on l'a confondue pour plusieurs raisons.
Mason sans désignation (1 584 ), faisant le coin de la rue des Francs-Bourgeois. Elle contenait un jeu de paume en 1593, et derrière S'étendait un jardin de forme triangulaire. Guillaume Duval, seigneur de Vaugrigneuse, l'acquit, le 1 li janvier 1584, de Hatiforel Lombard, fils d'Antoine Lombard. Comme le jeu de paume du Cygne-de-la-Croix, et très-probablement aussi comme la maison précédente. celle-ci constituait un morcellement de la maison de l'Image-Suint-Étienne, dite également de la Poste (1570), dont Étienne Loiseau était possesseur dès 15370, et qu'il avait vendue, le 13 mai 1559, à Antoine Lombard, — probablement Brusquet, ou son fils, — lequel tenait la poste royale. Le 11 février 1571, ses héritiers se partagèrent ses biens, ce qui produisit les trois lots que nous venons d'indiquer, et dont la plus grande partie était en jardins, vers 1615. Sur l'emplacement des
héritages «Brusquet» avaient été antérieurement les principaux bâtiments de
et introduit, dans les églises mêmes, les chapiteaux grimaçanis , les mascarons grolesques el autres représentations railleuses? Il est du moins permis de le supposer. — LT.
0 [ mourut en 1563, suivant la Biographie
universelle, où son véritable nom n’est point indiqué.
Il n'y a rien dans les archives de la confrérie qui apprenne à quel titre Étienne Loiseau possédait cette maison; mais il paraît très-probable qu'il
l'avait acquise de Marthe de Selve.
RUE D'ENFER. 139 l'hôtel de Bourges, qui fut longtemps la seule construction élevée sur les terrains du Glos-aux-Bourgeois.
C'est dans la maison du seigneur de Vaugrigneuse que fut transféré le collége du Mans, en 1683.
CLOS-AUX-BOURGEOIS, HÔTEL DE BOURGES. Dès le commencement du xin® siècle, la Grande Confrérie aux Bourgeois de Paris, placée sous l'invocation de Notre-Dame, possédait, près de la porte Gibard, certaines vignes dont, au mois de janvier 1217, elle bailla le quart au nommé Odon le Hardi, à la charge de cultiver ce quart et d'y faire la vendange, en abandonnant la moitié du produit à la Confrérie, qui devait fournir le pressoir et payer un homme pour le manœuvrer. Les vignes baillées à Odon se composaient de deux pièces, l'une appelée la vigue du Châtelet, vinea de Castellulo, et Yautre dite Odeline, vinea que dicitur Odelina; cette dernière, contenant cinq quartiers, fut amortie, en avril 1263, par la confrérie des marchands de la Hanse Parisienne, envers qui elle était grevée d'une rente de sept deniers et une obole. Au mois de février 1258, sur la demande de Louis IX, la Confrérie abandonna aux Chartreux six autres quartiers de vignes, au canton de Brisebarre, avoisinant leur couvent, et, en échange, elle reçut du roi cinq quartiers situés au territoire de Brahüs. Le samedi après la Nativité 12
270, un nouvel échange de terrains eut lieu entre les Chartreux et la
Confrérie, échange qui arrondit encore son domaine par des acquisitions effectuées en 1316. L'ensemble des vignes de la Confrérie, au faubourg Saint-Michel, lormail un clos important que Philippe le Bel comprit dans l'amortissement général des biens de la communauté, par lui accordé en avril 1293. I y existait alors, depuis plus de dix-sept ans, une maison où la Confrérie s'assemblait au « temps + de son siége, » el qui conserva cette désignation Jusque vers l'année 1356 , époque où le creusement d’un fossé autour des murailles de la ville motiva la destruction
d'une partie de «l'ostel du siég
On lit dans l'inventaire de 1390 : « La Confrarie ot jadis un hostel séant audit «lieu (à la porte Gibart, à présent appellée la porte d'Enfer), appartenant à yce- «lui hostel; et grant partie des héritaiges furent desmoliz et anientez pour la for- « ification de la Ville de Paris, car partie dudit hostel et des héritaiges estoient « joignans à icelle porte d'Enfer et aux murs de la ville; et présentement èsdiz « héritaiges et masure n'y a que xm quartiers de terre, lesquelz ont esté baillez à «u fois, à Jehan Mouchart, à xc sols de rente et n deniers de fons de terre. Et « d'icelles vignes vi quartiers en ont estez depuis bailliez par ledit Mouchart à Phi- « lippot Regnier, demourant à la porte Saint Jacques, à l’Escu de France, à xvi sols
Sauval et les historiens postérieurs ont con- municipal du Parloir-aux-Pourpcois, attenant au fondu la maison des Bourgeois de la Confrérie, couvent des Jacobins et contigu à la porte Gibard dont ils n'avaient qu'une idée vague, avec l'édifice ou d'Enfer.
- dé rente et 1 denier de fons de terre à ycelle Confrairie deubz. Et le résidu, qui « fait va quartiers tant en masure comme en vignes joignans à ycelle, et de nouvel «mesurez et abonnez Ü), demeurent chargez à ycelle Confrarie en xxun sols de -rente et 1 denier de fons de terre®.»
Le bourgeois de Paris Jean Mouchart, «porte-chappe du Roy, » prit à cens les restes de l'hôtel de la Confrérie le 15 juin 1364, et il ÿ exécuta quelques travaux, puisqu'un paragraphe de l'inventaire que nous venons de citer est ainsi conçu : + Masure, court, jardin et vigne, contenant ensemble environ un quartier, où + jadis fu lostel du sierge (sie) de la Grant Confrairie Nostre Dame, appelée le Clos aux Bourgois. Tout ce baïllé à Jehan Mouchart..... En ladite terre ou partie - d'icelle. séant sur la chaussée, a fait ledit Mouchart granche et cloison entour, “et contient, par droite mesure, tant le clos avecques jardin et court, comprins + la muraille, xxx perches; et les vignes séans au plus près d'ycellui hostel ap- - partenant à ce, abonnées et mesurées par Michelet le Tonnelier..... et con- -tiennent v quartiers xvmi perches : tout ce mesuré par le dessus dit Michelet, -juré du Roy nostre sire, jeudi an° jour de janvier, mil ccc ur et onze, présent
ledit Mouchart ®.»
Entre 1409 et 1491, le manoir amoindri de la Confrérie Notre-Dame eut pour propriétaire Guillaume de Boisratier, archevêque de Bourges; il le tenait du prôtre Roulant Bélier, et le reconstruisit probablement, ce qui valut audit manoir le nom d'hôtel de Bourges. Il consistait, à celte époque, en un « petit hostel, » un pressoir, une grange, une foulerie, et quatre arpents et demi, plus un demiquartier de vignes. Guillaume de Boisratier se proposait d'en gratifier l'Hôtel-Dieu, établissement qu'il visitait souvent; mais une longue absence ne lui permit pas de réaliser ses intentions, et les maîtres de l'Hôtel-Dieu, voyant que, faute d’entretien. les bâtiments et les terres de l'hôtel de Bourges périclitaient, sadresstrent aux commissaires sur le fait des confiscations et obtinrent d'y pourvoir à leurs propres frais. L'hôtel demeura en leurs mains, et ils en jouirent jusqu'au h septembre 1532, jour auquel ils l'aliénèrent au profit de M° François Roger (ahas Roigier), procureur général au Parlement de Rouen. On l’appelait alors le Petit-Pressoir (1523), pour le distinguer du Grand-Pressoir, attenant, lequel était iussi une propriété de l'Hôtel-Dieu. Îl passa alors aux héritiers de ce dernier, qui le morcelèrent et Sen défirent successivement. Marthe de Selve, veuve de F. Roger, en vendit, de 1534 à 1537, les jardins divisés en sept lots, et, en 137, elle avait déjà vendu la moitié septentrionale des bâtiments, dont l'autre moitié
cessa d'appartenir à sa famille en 1558.
Bornés. On dit encore aujourd'hui abornés ; 1348 sont conservés aux Archives nationales, dans abonnez est une allitération. — 1. mu. r. le portefeuille coté S 882.
Fol. 72 v°. L'inventaire de 139o et celui de Jbid. fol. 11 r°.