RUE FÉROU
L'église Saint-Sulpice était précédée d’une sorte de parvis, où s'élevait une croix, et dont une partie fut employée à la construction des charniers bâtis sous Louis XIII. Ce parvis faisait le coin septentrional d’une
Perte nuëzre qui longeait l’éplise en la séparant du cimetière, et aboutissait à la rue Servandoni. Nous croyons, sans avoir réussi à en acquérir l'entière certitude, que cette ruelle, dont les auteurs ne parlent point, est la même que celle qui est énoncée, dans les archives de Saint-Sulpice, «ruelle par laquelle on faict «la procession d’icelle église» (1537-15 46), eb aussi «ruelle de Ja Procession » (1556). Elle a disparu en même temps que le cimetière auquel elle était attenante, et semble avoir été ouverte sur la bande de terrain acquise des hoirs Plateau en 1536; car, au revers de l'acte de vente, onlit: «Lettre d'acquisition de «la ruelle et chemin de la maison qui fut de Nicollas Hénart, tenant, d’une part. «au vieil eymetière Saint Sulpice, qui est un recoing du costé des chappelles « Saint Claude et Saint Michel. » On lit de plus, dans le cartulaire de la paroisse, à propos de la même acquisition : «En laquelle place sont à présent les chap- «pelles Sainct Claude et Sainet Michel, et le lieu par lequel on passe, faisant la « procession, dudict cimetière neuf au vieil 0. »
Cmerière Sanr-Suzrice. Un titre de 1457 mentionne simultanément le petit et le grand cimetière Saint-Sulpice; mais nous ne savons avec lequel des deux se confond celui dont il est ici question, et dont nous constatons l'existence en 1h24. I] contenait, au xvr siècle, une petite maison où demeurait le fossoyeur de la paroisse, et il a 6té supprimé en vertu d’une autorisation du 22 février 1719. pour permettre l'extension de la nouvelle église.
Partie postérieure de la maison pe Sanr-Pignre-aux-Pavizcons, ou du Pren-nr-
Bions , ayant sa principale entrée rue Servandoni.
( Arch. nat. reg. LL 969, fol. 250.
Entre les rues du Vie
et du Canivel.
2olombier
fil 152 TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIÉUX PARIS. Partie postérieure d’une Marsox faisant front sur la rue Servandoni. Elle présentait sept toises de largeur; divisée en deux lots d’une profondeur de sept toises trois quarts, elle fut vendue, le 23 juillet 1620, par Jean Musnier aux nommés Léonard Bourlon et Lagay.
Partie postérieure de peux MaIsoxs donnant sur la rue Servandoni, et dont la
seconde était contiguë à celle du com septentrional de la rue du Canivet.
Entre Partie postérieure d’une GRANDE MAISON faisant le coin méridional de la rue du
es rues du Canivet
et de Vaugirard, Ganivet, et s'étendant sur la rue Férou.
Partie postérieure de DEUX AUTRES MAISONS ayant leur entrée principale en la
rue Servandoni, et contiguës à la maison faisant le coin de la rûe de Vaugirard.
CÔTÉ OCCIDENTAL
JUSTICE | ET CENSIVE DE L'ABBAYE SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS
HÔTEL DE PLANGY, tenant, d'une part, au jardin faisant le coin de la rue de
Vaugirard, et formant, de l'autre, l'angle méridional de l'impasse Férou. Gette
maison appartenait au seigneur de Plancy(, en 1555, et au nommé Jean Lem-
pereur, en 16928.
Mason sans désignation, faisant le coin septentrional de l'impasse Férou, et donnée, le 12 novembre 1553, par Éymart Grand-Jean et Marguerite Duchesne, sa femme, à la grande confrérie du Saint-Sacrement de l'église Saint-Sulpice. Comme cette maison est plusieurs fois énoncée attenante à la précédente, il est à croire que l'une des deux formait voûte au-dessus de la ruelle.
Masox sans désignation, résultant du morcellement d'une des maisons contiguës. Elle parait avoir existé dès 1583, et fut donnée à l'église Saint-Sulpice, le 30 mars 1608, par Claude de Cambray, exécuteur testamentaire de Jean Bouderot. Elle n'avait que treize pieds et demi de largeur sur le devant, quatorze pieds sur le derrière, et sept toises et demie de profondeur.
Graxpe PROPRIÉTÉ qui est mentionnée dès 1553, et ne consistait encore, vers
159), qu'en un jardin avec appentis. En 1698, elle renfermait une maison qui
avait pour enseigne le Nom-de-Jésus, et appartenait à Jean de Brion, président de la Cour des aides, par le fils duquel elle fut vendue, le 8 juillet 1661, à Henri Coulon, écuyer du roi, et à Nicolas Dury. Elle s'étendait alors jusqu'à la rue
Ce pouvait être François de Courtenay, seigneur de Plancy et autres lieux, qui, élevé à la cour de
Louis XIE, mourut en 1561.
IMPASSE FÉROU. 115 du Pot-de-Fer, et contenait unie superficie de neuf cent vingt toises. Dury et Coulon en divisèrent l'emplacement en deux lots, dont l’un, situé au nord de l'autre, et renfermant quatre cent quatre-vingt-dix-sept toises et demie, demeura à Coulon, qui y établit une académie. La maison de l'académie Coulon fut achetée, le 15 octobre 16951, par les directeurs du grand séminaire de Saint-Sulpice, et devint le petit séminaire de ce nom. Quant au lot de Dury, la partie postérieure, large de huit toises et demie et profonde de vingt-trois et demie, fut acquise, le
21 Mai 1707, pour y loger la communauté des philosophes, aussi dépendante du
séminaire. Enfin. dans la partie antérieure était placée, à la fin du xvir siècle, une école de sœurs de charité.
Mason sans désignation (1595). La largeur de cette maison et de la suivante. qui toutes deux ont 6té subdivisées dans la suite et sont détruites depuis plus d'un siècle, est aujourd’hui impossible à fixer.
Grañve maison sans désignation (1 992), contiguë à la maison faisant le coin de la rue du Vieux-Colombier; elle appartenait, vers 1599, à M. du Tremblay, sieur
de la Tour-Tillery.
IMPASSÉ FÉROU.
L'impasse Férou commençait à la rue Férou, et se terminait au revers d’une maison faisant front sur la rue du Pot-de-Fer.
Suivant les apparences, c'était primitivement une rue qui traversait de la rue Férou à la rue du Pot-de-Fer, et qui a dù être ouverte vers 1540, à l'époque où l'on bätissait le clos Férou, dont elle limita la pièce de onze quartiers. Les archives de l'abbaye n’en contiennent aucune mention antérieure à celle du censier de 1595, où elle est énoncée «rue Férou dit Sainct Pierre :* mais, dans le mémoire imprimé auquel nous avons déjà renvoyé, on cite diverses indications de la rue Saint-Pierre, ou Saint-Père, remontant jusqu'en 1547. Dansle censier de 1698, la rue Saint-Pierre est appelée rue des Prestres, soit parce qu'elle débouchait devant le noviciat des Jésuites, soit parce que des ecclésiastiques de la paroisse \ demeuraient. On y lit: «rue Saint Père, à présent dicte des Prètres,» et «rue «des Prêtres, autrement dite de Saint Pierre, » dans des contrats de 1614.1639 et 1637. |
L'acte de vente de la maison qui formait le fond de l'impasse, et qui fut acquise par les Jésuites en 1639, portait que ladite maison avait issue par derrière «sur «la rue Saint Pierre, autrement cul de sac.» La sincérité de cette affirmation a
Jaillot dit le 31 mai 1686. La date que nous donnons est celle qu'on trouve dans les archives du séminaire el de l'abbaye.