‹ Topographie historique du vieux ParisChapitre 85 sur 202 · HT · texte numérisé non relu

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élé révoquée en doute lors du procès de 1767, entre autres raisons, parce qu'il est encore question de la rue Saint-Pierre dans des titres beaucoup plus récents. Toutefois l'argument est sans valeur; car la rue, bien que figurée comme une

impasse sur le plan de Gomboust (1652), y est désignée par le nom de «rue des

« Prestres. » L'impasse Férou, qu'on ne voit point ainsi désignée avant 1680, à été supprimée depuis quelques années. Nous n'avons jamais rencontré de documents datant de l'époque où il constituait une rue, et dans lesquels il fût parlé de son extrémité occidentale. Cette extrémité était déjà bouchée en 1609, comme

le montre le plan de Quesnel; il se pourrait d'ailleurs que, du temps de cet

artiste, la rue Saint-Pierre, passant sous une voüle, alt encore s'ouvrir dans la rue du Pot-de-Fer.

La rue Saint-Pierre était entièrement bordée de constructions vers 1560.

CÔTÉ MÉRIDIONAL

PAROISSE SAINT-SULPICE JUSTICE

ET CENSIVE DE L'ABBAYE

Tnots maisons sans désignation (1592), dont la première élait contiguë à celle du coin de la rue Férou. Ces trois maisons semblent n’en avoir formé d'abord qui deux. L'une provenait d'une vente faite, le 20 septembre 1547, par Laurent Mansion au nommé Blanchet-Faverat, et l'autre est mentionnée dès 1571.

Deux masoxs sans désignation (1593). dont la seconde, contiguë à la maison

du coin de la rue du Pot-de-Fer, a formé le derrière de l'hôtel d'Elbeuf.

CÔTÉ SEPTENTRIONAL

ET CENSIVE DE L'ABBAYT

Mason sans désignalion (1595). contiguë à la propriété faisant le coin de la rue du Pot-de-Fer. Au milieu du xvu° siècle, celle maison était divisée en deux parties, qui furent successivement acquises par le séminaire Saint-Sulpice, le »8 juillet 1708 et le 26 septembre 1714. Sur leur emplacement, on bätit la maison des pauvres étudiants en théologie, connus sous le nom de

Lobertins

Masox sans désignation (1595), contiguë à celle du coin de la rue Férou. Elle était divisée en deux dès 1628.

Le eensier de 1595 mentionne trois maisons du côté septentrional de la rue Saint-Pietre, non compris la propriété faisant le coin de la rue Férou. Nous n'avons pu constaler si la troisième de ces maisons se confond avec l'une de celles que nous venons d'énoncer, ou bien si elle serait celle qui faisait le coin de la rue du Pot-de-Fer.

La rue du Four commence à l'extrémité de la rue des Boucheries (de l'Écolede-Médecine) et finit au carrefour de la Croix-Rouge.

La rue du Four, quoiqu'elle se raccorde assez avec la rue des Boucheries pour en paraître la continuation, n'est en réalité que le prolongement de la rue de Bussy ) et une partie du chemin, extrèmement ancien, qui conduisait de la cité aux villages d'Issy et de Sèvres, en desservant ce domaine d'Issy, possédé par l'abbaye Saint-Germain, Une preuve de son antiquité et de son importance primitive, c'est que, dans une charte de 1395, elle est encore dite «chaussée du «Roy,» qualification qui ne convenait à aucune autre voie de toute-la région. Moins peuplée que la rue des Boucheries, elle avait été cependant la première près de laquelle s'étaient groupées les maisons de la villa Saint-Germain, et elle en conslilua toujours l'artère centrale, de sorte qu'il se pourrait que le nom de +rue’du Bourg, » qui lui est donné dans un titre de 1419, ne fût point une erreur de copiste, el répondit à la locution per burgum dicte ville, employée avec un sens analogue dans un document de 1279. Malgré l'époque reculée de son origime, la rue du Four, vieus Kurni, n'est mentionnée, pour la première fois, qu'à la date de 1261. Elle a été souvent appelée Grant rue du Four, où simplement « Grant rue,» au xv° siècle. Parfois elle a été nommée aussi «Grant rue Saint- « Germain» (1388, 1101), « Grant rue qui va à la Maladerye» (1456), et «rue ce la Maladerie» (1413). Elle conduisait, en effet, à la rue de Sèvres, où était située la maladrerie Samt-Germain, et, comme elle menait également à un des chemins de Vaugirard (la rue du Cherche-Midi), elle est énoncée chemin de Vau-

girard, dans un document de 1428.

Jusque sous le règne de François 1, on divisait habituellement la rue du Four actuelle en deux parties : la rue de la Blanche-Oie, qui s’'étendait de la rue

La rue des Boucheries avait pour prolongement la voie qui a été supprimée en 1368 et remplacée par la vue Sainte-Marguerite,

ééaaer amie

des Boucheries à la rue des Canettes, et la véritable rue du Four, où avait été

itué le four banal de l'abbaye. Gelle-ci s'étendait de la rue des Ganettes au car-

efour de la Croix-Rouge. et elle est dite « la rue de la Granche Jehan le Bouvier, » dans le rôle de la taille de 1296. La «rue de la Blanche Oe,» dont il est question dans le rôle de la taille de 1292, devait cette désignation à l'enseigne d'une maison sur laquelle nous n'avons point de renseignements topographiques, mais

ui subsistait en 1398, époque où elle est énoncée «en la rue qui va du Pillory

«à l'église Saint Sulpice.» Comme dans tous les cas analogues, les deux rues du Four et de la Blanche-Oie étaient fréquemment prolongées aux dépens l'une de l'autre. Ainsi, on lit dans un acte de 1429 : «rue qui va du Pillory à la Mala- « derie, appelée la, Blanchouë » (sic).

La rue du Four présente, au droit de la rue des Canettes, un élargissement assez considérable. Cette dilatation de la voie, qui est accusée sur le plan de Quesnel, remonte à une époque ancienne; toutefois aucun document n'y fait allusion. I est à présumer que la petite place qu'elle forme a servi de marché, et

que, avant le xvr siècle, c'était un lieu de réunion pour les habitants du bourg.

CÔTÉ MÉRIDIONAL

JUSTICE

ET CENSIVE DE L'ABBAYE

GRANDE MAISON ET TUILERE attenantes à la dernière maison de la rue des Bou-

cheries. Cette propriété, qui offrait une superficie d'environ trois quartiers, el

renfermait. en 1523, divers bâtiments, des granges, ainsi qu'un four à tuiles,

s'appelait encore, en 1581, «la Vieille maison de la Tuilerie,» bien que, depuis plus de vingt ans, on n'y fabriquât plus de poteries. En 1595, elle était divisée en plusieurs maisons distinctes, mais dont on ne trouve point le détail. Sur Île mème emplacement nous discernons, en 16928 :

1° Trois maisons ou échoppes au lieu où fut ouverte, en 1726, la rue de Bissy, actuellement Montfaucon, conduisant au marché Saint-Germain:

2° La maison de L'Éeu-de-Bourbon :

3° La maison de Saint-Cosme ; h° La maison de Saint-Damien; 5° Les maisons des Quatre-Évangélistes, dont la quatrième, celle de Saint-Mare,

faisait le coin oriental de‘la rue de la Foire.

RUE DE LA FOIRE, aujourd'hui rue Mamircox. Destinée à servir de principale

RUE DU FOUR. 157 entrée à la foire Saint-Germain , elle fut ouverte sur une partie du terrain de la maison suivante, en vertu d’une clause insérée dans le bail que l'abbaye en fit le 15 août15840); mais il est vraisemblable que le passage qui conduisait à la Foire, en traversant la maison, existait là depuis longtemps, et qu'on n'eut qu'à le clore d’un mur, vers l'occident, pour le transformer en une rue publique. Gette rue fut

d'ailleurs fermée de portes à ses extrémités, et la propriété en demeura réservée

au monastère. Le 13 décembre 1607, lorsque «l'allée et voye» de la foire fut accensée à maître Emery Moreau, elle avait deux toises cinq pieds neuf pouces de large sur dix-neuf toises et demie de longueur, c'est-à-dire les mêmes dimen-

sions que la rue actuelle.

HÔTEL DE NAVARRE, où MAISON DE LA FOIRE. La maison qui faisait le coin occidental de la rue de la Foire, bien qu'elle ait été possédée sous le règne de Louis XV par le marquis de Brulard, s'est appelée, jusqu'à la Révolution, hdtel de la Guette, parce qu'elle avait appartenu, vers le milieu du siècle précédent, au maitre des requêtes Bon-André de Broé, sieur de la Guette, fils de maître Bon- François Broé, également sieur de la Guette et président du Parlement, qui la tenait de son oncle le président de la première chambre des enquêtes, maître Bon de Broé, mort en 1588. Elle avait été vendue à ce dernier le 15 août 4584. et, en ce temps-là, elle était encore connue sous le nom de maison de la Foire, qu'on lui donnait dès 1542 et depuis que la foire Saint-Germain fut établie dans les jardins. Néanmoins, vers 1530, on n'avait point encore perdu l'usage de la désigner sous son ancien nom d'hdtel de Navarre, dénomination qu'elle devait au séjour de Charles le Mauvais. Nous ne savons si c’est bien le fameux roi de Na-

), au

varre qui lui donna le développement qu'elle prit; mais le censier de 13: lieu dénoncer ce manoir, énumère de la façon suivante les diverses masures abattues pour lui faire place : « Le roy de Navarre, pour n masures qui furent l'évesque «de Carcassonne, vf; pour la masure qui fut Berthaut de Meullent, x vid; pour «la masure qui fut l'évesque du Puy....:; pour la masure qui fut Jehan la Bour- «goise, ur; pour la masure qui fut Girart le Boucher, md; pour les masures qui

e furent Robert Charles, m°; pour les vignes qui furent Simon Barbète, xxxmd; pour

est assavoir à Noël x‘ et

«les jardin et terres de Borneau (du clos Bruneau), x «à la Saint-Jehen x‘; item, pour la masure Thévenin Derby, ur; pour les masures e qui furent aus Peletiers, vi @. »

Nous trouvons, dans les cartulaires de l'abbaye, que l'évèque de Care

sonne

acheta, en 1311 ), d'Isabelle dite La Vire, veuve de Nicolas Burgoise, sa maison

? Arch. nat. cart. S 2870-71. L'original de ? Arch. nat. rep. LL 1033, fol. 10 v°.

Le

cette transaction n'existe plus dans les archives de En 1311, l'évêque de Carcassonne était Pierre

l'abbaye, et nous n'en connaissons l'existence que de Rochefort. par une simple citation.

me ain sue

voisine de la Boucherie, laquelle maison tenait alors, d'un côté, à Alain de Meulan, et, de l'autre, à maitre Raoul de Presles. Or Sauval rapporte") qu'en 1317 Louis de France, fils de Philippe le Hardi, père de Philippe, roi de Navarre, et grand-

père de Charles le Mauvais, acheta de l'avocat Raoul de Presles, au prix de trois

mille livres, plusieurs maisons el jardins; c’est done lui qui fut le véritable fondateur de l'hôtel de Navarre, dont l'extension put être due à ses descendants, et qui est indiqué comme la maison du comte d'Évreux, €’est-à-dire de Philippe, roi de Navarre, dans une charte de 1324.

Compris dans la confiscation des biens de Charles le Mauvais en 1386, l'hôtel de Navarre fut donné, au mois de mars 1398 ©), par Charles VI à son oncle le due de Berry, qui, le » avril 1399, après Pâques, labandonna aux religieux de l'abbaye, en échange de leur renonciation à une rente de neuf livres neuf sous quatre deniers dont son hôtel de Nesles était chargé envers eux. L'hôtel de Navarre, incorporé dans le fief particulier des abbés de Saint-Germain, fut baillé par eux à divers individus, mais morcelé au moins en deux parties, non compris les jardins. Le plus vaste des deux lots était celui qui fut pris par Étienne Sandrin, le 19 janvier 1461, et qui, depuis, forma toujours une propriété particulière, sur laquelle l'abbé ne conserva que les droits féodaux et la servitude du passage dont nous avons parlé. Le second lot, au contraire, c’est-à-dire la maison de la Foire, baillé successivement, le 5 avril 1500, à Thomas Vaucombert, le 4 juillet 1542. à Jean Rotonnet, et, le 14 mai 1547, à Pierre de Mareuil, évêque de Lavaur, ne fut aliéné que temporairement jusqu’en 1584. Nombre de titres font savoir que ces deux lots avaient été jadis des parties de l'hôtel de Navarre, tandis qu'on ne trouve rien de semblable dans les documents relatifs aux maisons intermédiaires entre l'hôtel de la Foire et celui de Sandrin. Ges maisons semblent donc avoir été une enclave dans le manoir de Charles le Mauvais. Il se pourrait même qu'elles n'en fussent qu'un morcellement très-ancien. La maison de FImage-Saint-Jacques esb aussi mentionnée comme ayant dépendu de l'hôtel de Navarre, ainsi que nous

l'avons dit déjà.

L'an 1176, Louis le Jeune obunt des moines de l'abbaye Saint-Germain l'abandon à son profit de la moitié des revenus d'une foire que ceux-ci tenaient chaque année sur leur fief, et qui, commençant quinze jours après Pâques, du-

rait trois semaines. Celle cession, dont le motif n'apparaît pas dans le texte de

F. II, p. 248. Nous avons dit plus haut des comptes. Mais nous ne trouvons rien de direc-

qu'une partie de Fhôtel de Navarre paraît avoir ap- lement relatif à ce sujet, ni dans l'inventaire des

mémoriaux, ni dans celui du trésor des chartes.

parlenu en 131q à un abbé de Corbie.

Jaillot (Quartier du Luxembourg, p. 13 et14 ni dans les archives de l'abbaye, où il n'existe indique ainsi la date de cette première donation, qu'une simple indication de la charte, (Arch. nat. en eilant à l'appui les mémoriaux de la Chambre reg. LL 1091, fol. 128 v°.)

la transaction elle-même, fut faite à la condition que, si jamais le roi voulait aliéner la part qui lui avait été octroyée, elle retournerait sans contestation à ses anciens propriétaires; mais, bien loin que l'occasion s’offrit d'exécuter la clause slipulée, il arriva, au contraire, que, un siècle plus tard, l'abbaye renonça au reste de ses droits. Ne pouvant, en eflet, se décider à payer les quarante livres de rente formant la dotation des deux chapellenies qu'ils avaient 616 condamnés à fonder en expiation du meurtre de l’écolier Gérard de Dôle 0, les religieux livrèrent à Philippe le Hardi la seconde moitié des revenus de la foire, à charge par lui de prendre à son compte le payement des quarante livres. Des lettres expédiées à ce sujet, au mois de juin 1285, par Mathieu, abbé de Saint-Denis, et Simon de Nesle. régent de France, furent confirmées, en juillet 1286, par le roi Philippe le Bel, qui transféra ensuite la foire Saint-Germain aux halles de Champeaux, où il parait qu'elle conserva longtemps son ancien nom. On ignore l'emplacement qu’elle occupait lorsqu'elle se tenait encore au bourg.

L'autorisation de rétablir une foire sur le territoire de Saint-Germain fut accordée à l'abbaye par lettres patentes du roi Louis XI, données au château de Plessislès-Tours, en mars 1489. La nouvelle foire devait être franche, comme celle de Saint-Denis, et durer du 1% au 8 octobre: mais. sur les plaintes des moines de Saint-Denis, un arrêt de la chambre des vacations, rendu le 1% octobre 1 484. remit le commencement de la foire au lendemain de la Saint-Martin. Un autre arrêt de la même année reporta la foire du 3 au 10 février, et fut confirmé. en février 1485, par Charles VII. Ce prince permit aussi, le 1° janvier 1/91, que la foire se tint à deux reprises, le 25 février et le 12 novembre. Elle fut remise ensuite au 3 février, el c’est dans ce mois, l'an 1486, qu'elle se tint pour la première fois, suivant D. Bouillart. Le compte de 191-1492 mentionne le produit des loges louées aux drapiers, tapissiers, merciers et bonnetiers, ainsi qu'une somme de sept livres quatorze sous quatre deniers, remise à Jean Lesturjon, charpentier, pour avoir fait dresser cent cinquante loges nécessaires à la tenue de la foire. Le même compte contient un article relatif à «la façon du pressouer de æNavarre, fait en ceste présente année (1491-1499); en ce non compris la «massonnerie et couverture de la halle où il étoit assiz et des foulleries d'icelluy. » En 1594, les deux pressoirs banniers des halles furent vendus, pour être démolis, à un des habitants du bourg, le nommé Jean Bart, dit Brodequin.

Les lettres patentes de 1489 ayant laissé les moines maîtres de choisir le lieu dans lequel seraient construits les bâtiments de la Foire, ils n’en trouvèrent point de préférable aux jardins de l'hôtel de Navarre, qu'ils avaient précédemment baïllés au nommé Pierre Benoist, sa vie durant. Ils se les firent rétrocéder en 1186.

et ils y élevèrent trois cent quarante loges. On à dit que les halles de la foire

Voir, dans le second volume de cet ouvrage, la notice sur le Pré-aux-Cleres.

avaient été rebâties, en 1519, par l'abbé Guillaume Briconnet; mais il semble plutôt qu'elles furent simplement réparées et peut-être augmentées; car il est question, dans le compte de 1510-1511, de travaux effectués pour la halle vieille etla halle neuve. Plusieurs fois restaurées, elles ont ensuite subsisté jusqu'à la nuit du 16 au 17 mars 1762, où elles furent entièrement détruites par un violent incendie. Les plans que nous en avons vus donnent à croire que, à celte dernière époque, les halles étaient encore celles du xvi° siècle, mais qu'elles avaient subi

de nombreux remaniements qui en avaient. sensiblement modifié l'aspect.

Les halles Saint-Germain se composaient d'un grand corps de bâtiment rectangulaire en pierre, butté de contre-forts, et mesurant, dans œuvre, environ tente-quatre toises et demie du nord au sud sur quarante-neul et demie de l'est à l'ouest. La charpente de la toiture, qui possédait une grande célébrité parmi les gens du métier, formait deux grands combles à pignon, fort élevés, percés de nombreuses lucarnes et reliés entre eux par cinq petits combles transversaux. À l'intérieur, les groupes de loges, qui comprenaient chacune une boutique surmontée d’une chambre, étaient séparés les uns des autres par des allées larges de neuf pieds et au nombre de onze, savoir : cinq parallèles au petit axe de l'édifice et six parallèles à son grand axe. D'après un curieux procès-verbal du 23 janvier 1015, confirmé par les plans, les cinq allées parallèles au petit axe se distinguaient par les noms de première, deuxième, troisième, quatrième el cinquième traverse, en comptant de lorient à l'occident. Quant aux autres allées, la première, c’est-à-dire la plus rapprochée de la rue du Four, s'appelait la rue de Normandie: la deuxième, la rue de Paris; la troisième, la rue de Picardie; la quatrième, la rue Chauldronnière d; la cinquième, la rue Mercière, et la sixième, la rue de la Linperie.

Au reste. ces désignations étaient certainement usitées bien avant 1615, et peutêtre lavaient-elles été dès l'origine. L’ordonnance sur la police de la foire, rédigée en 1528 0, porte qu'il est renjoinel et commandé à tous marchands, tant de + Paris que d'ailleurs, qu'ils mettent ou fassent mettre par escrit, en grosses lettres, + devant leurs loges ou eschoppes, au moing au commencement des rues et aux «coings d'icelles, les villes ou pays d'où ils sont, sous peine d'amande arbitraire. » Nous avons trouvé l'indication de la rue Chaudronnière en 1606, de «la rue Mer- «aière de la Foyre Mn dès 1585, et celle de la porte de la Lingerie à la même époque. La porte qui correspondait à la troisième traverse était dénommée porte Syndicale au xvi siècle; quant aux portes placées aux extrémités des rues de la Chaudronnerie, de Picardie et de Normandie, elles ont pu prendre le nom de ces rues, mais nous ne savons si elles appartenaient à la disposition primitive,

Les chaudronniers de la foire sont mentionnés * Voir aux appendices.

dans une sentence du 12 février 1544. 6) Elle a été dite aussi des Orfévres au xvn' siècle.

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