RUE DU FOUR. 167 CÔTÉ SEPTENTRIONAL
JUSTICE
ET CENSIVE DE L'ABBAYE
Mason sans désignation, faisant le coin de la rue du Dfagon, et qui appartenait, en 1995, à M. de «Louans.» En 1615. c'était une masure large de huit toises sur la rue du Four, et de trois toises par derrière , profonde de vingt-sep{ toises d’un côté et de vinpt-six de l'autre.
GRANDE MAISON sans désignation en 1999, puis DE LA Cnasse (1628), faisant hache derrière la précédente et répondant sur la rue du Dragon.
Trois maisons, dont la première à eu pour enseigne LA Cnasse-Rovaze (1698- I 8
1687, et la deuxième, ra Penzx. Nous ne les avons point trouvées indiquées d'une
manière spéciale avant le xvn° siècle: mais elles devaient exister auparavant, el constituaient peut-être lune de ces trois + deméures» que renfermait, en 1523, la propriété formée de la maison précédente et de celle du coin. Cette propriété, aboutissant au clos Copieuse, contenait environ trois quartiers de terre.
Mason sans désignation en 1531, puis pe LA Hacquesure (199). En 1658. elle était divisée en deux demeures, Ja première ayant pour enseigne {a Warouerite-Couronnée, et la seconde, l'Image-Notre-Dame.
Maison ne L'Aenus-Drr (1595-1683), qui, en 1593, était l'un des deux COrps d'hôtel de la maison suivante. Dès 1698 , elle était aussi divisée en deux parties. et la première avait alors pour enseigne les Trois-Chapelets.
Mason sans désignation en 1593, puis DE LA Que
B-Dk-REGNarT (15/43-1 687).
faisant le coin occidental de Ja rue du Sabot.
Maison pu Sasor (1514-16 28), faisant le coin oriental de la rue du Sabot. Elle aboutissait à la Petite rue Taranne en 159); mais, dans la première moitié du xvi siècle, elle était moins profonde; car elle était limitée par un jardin qui la séparait de l'hôtel de Taranne. Les deux maisons suivantes, qui n'en formaient qu'une, en dépendaient alors () et contenaient une grange.
Mason sans désignation en 1995, puis nes CarNraux (1628-1687). Évér-Rovaur (1628-1687).
JarDix (1 523), puis MAISON De LA VÉRONIQUE (1595), nu Jaron-n'Ouuver (1698) et pu Ror-Franços (1687).
Mason sans désignation en 1299, puis pe L'Ée
” Certains documents donnent à la maison du semble pourtant en avoir jamais contenu plus de Sabot une superficie de trois quartiers; elle ne deux.
Entre les rues du Dragon et du Sabot
Entre les rues du Sabot et de l'Egout.
Mauséx sans désignation en 1593, puis du eCuappeau-ne-Triomns» (1595- 1658).
| \auson sans désignation en 1599. puis DE LA Sovcur-Couronée (1628-1680), morcellement probable de la suivante.
Mason sans désignation ( 1484), faisant le coin occidente al de la rue de l'É gout. - Elle appartenait à la Sainte-Chape le, à laquelle elle fut donnée, le 12 mai 1484, l par maître Robert Cordel, chanoine de cette église. En 15/4, ce n'était plus qu'un jardin, et, le 7 mars, Guillaume Bernard en vendit à Toussaint de Villette une partie large de sik Loises el profonde de dix. C'est celle où a été bâtie la
maison qui forme l'encoignure actuelle.
Entre Mason ve La Cnonx-ne-Feu (1409), puis pe L'Hermine (1628-1690), faisant le
coin oriental de la rue de lEgout. Gette maison, ou la précédente, apparlint à ce
Jean Le Forestier dont la rue de l'Égout a porté le nom.
Maison sans désignation FRE
Maison sans désignation en 192: , puis nt Sozuiz-D OR (16: 28-1007 ]. Au conmencement du xvn° siècle, on y réunit une maison de la rue de l'Egout. En 1599, celte maison, ou celle qui suit, avait pour enseigne l'inage-Saint- Vincent.
\ausox sans désignation en 1593, puis pu CHaPeLEr (1698), ou nes Grosses- Parendrres (1087).
Mason sans désignation en 1523 , puis n Pervr-Cerr (1595-1687). Avec les rois préc ‘édentes, elle formait la moitié occide ntale de l'hôtel de Gamaches.
\ausox sans désignation en 1595, puis DE & LA Lymer (1999). ou De \ LUXE (1628-1687).
Masox sans désignation en 1523, puis «nt Venr-Gazranrs (1628). Avec la précédente, elle formait la moilié orientale de l'hôtel de Gamaches.
HôreL DE GAMAGHES. Cet hôtel, aussi connu sous le nom de Musox-at x-CrEveaux (1419-1486), est dit, dans un document de 1hog, appartenir alors à Mr de ne ic ns Il fut ensuite possédé par un sergent d'armes appelé Hermant, el, vers 1473, par M de Châtillon, à laquelle succédèrent des particuliers sans notoriété. r reste, nous n'avons vu aucun litre directement relatif à l'hôtel de Gamaches avant son morcellement, qui était déjà effectué en 1509.
En 1304. le cardinal d'Ostie ( vendit à son neveu la maison vuloairement
Ï appelée aux Caneaux, qu'il possédait à Saint-Germain-des-Prés, et qui avait été | précédemment à l'évêque de Paris, Simon Matifas de Bussy. Il se défit en mème
temps, au profit de son neveu, de quelques petites maisons qui avaient appar-
Il mourut à
Ce doit être Regnault de la Porte, évèque de en 1390, el évêque d'Ostie en 1
Limoges, puis archevêque de Bourges, lai cardinal Avignon en 1322.
RUE DU FOUR. 169 tenu à Simon du Mont-Sainte-Marie !. Selon toute apparence, cette maison était la même que l'hôtel de Gamaches, puisqu'on ne peut la confondre avec la maison des Carneaux de évêque Bernard Brun. On apprend, du reste, par le censier de 1395 ®), qu'un autre «cardinal d'Ostie, » qui fut Pierre de Colombier, évèque de Nevers, puis d'Arras, mort le 13 juillet 1361, était propriétaire, à Saint-Germain-des-Prés, d’une masure, laquelle avait été antérieurement à « la fame Lorens « Daire, » et où « Billebaut demouroit. » Nous ignorons l'emplacement de cette masure et celui de plusieurs autres que Pierre de Colombier tenait de son oncle «le « cardinal d'Ostun, » c'est-à-dire de Pierre Bertrand, aussi évèque de Nevers, puis d’Autun, et cardinal du titre de Saint-Clément.
Musox sans désignation en 1523, puis ou Heauwe (1595-1685).
Mason sans désignation (1523).
ignalion en 15923, puis nes Trois-Visaces (1595-1628) et
Maison sans désig pu Guareau-Fonr (1687). Cette maison n'offrait qu'un corps d'hôtel très-étroit sur la rue, mais elle en contenait d'assez vastes au centre de l'ilot. Elle fut. en eflet, agrandie, après 1595, de la partie postérieure de la maison suivante, et, vraisemblablement aussi, d’une portion des jardins de l'hôtel de Gamaches, qui \ aura été annexée avant1523. À cette époque, en effet, la maison des Trois-V isages conslituait déjà l'un des deux aboutissants des bâtiments de l'hôtel, c'est-à-dire qu'elle présentait, vers l'ouest, une disposition en hache semblable à celle qu'elle aflectait de nos jours.
Masox sans désignation en 1593, puis pe 14 Hance» (1595), ou Hense-n'Or (1628-1687).
Musox pes Ciseaux (1453-1543), faisant le coin occidental de la rue des Ciseaux. Elle renfermait deux corps d'hôtel, dont le premier, formant propriété séparée, a eu pour enseigne l'/mage-Saint-Michel (1628-1687). Derrière ces deux corps d'hôtel se trouvait un jardin qui fut pris à bail, le 19 septembre 1453, par Jean Laigneau , et s'étendait le long de la rue Sainte-Marguerite. D’après certains documents, d'ailleurs très-obsenrs, ce jardin était divisé en deux sous le règne de François [; et, si les titres sont exacts, la partie qui correspond à la maison du coin de la rue Sainte-Marguerite (rue Gozlin) était réunie, en 1595, à un autre jardin sur le chemin des fossés de l'abbaye. En 1698, ce qui restait du jardin des Ciseaux, sur la rue de ce nom, avait fait place à une maison.
>), dont la première faisait le coin oriental
Deux maisons sans désignation (1!
de la rue des Ciseaux. Ainsi que les trois suivantes, elles provenaient du morcellement d’une grande propriété occupant tout l'ilot compris entre les rues des Ciseaux, du Four et Sainte-Marguerite (Gozlin). Cette grande maison est dite, dans le cen-
Arch. nat. reg. LL 1091, fol. 21 v°. — ©) Jhid. reg. 1053, fol. 13
it,
& is
Entre la rue des Ciseaux et la place Sainte- Marguerite (place Gozlin).
sier de 1523, sètre +appellée de toute ancienneté l'ostel de Casin. » Elle renfermail plusieurs corps d'hôtel, des granges, des étables et un jardin, et, dès 1523. était divisée en trois ou quatre lots, que les censiers ne mentionnent point séparément. On lit, dans les archives du monastère, qu'elle avait appartenu à un certain Casin de Cornuille (alias de Rouvillier); mais le nom de ce particulier paraît avoir été en réalité Casin d'Estouville @. Dans l'adjudication qui fut faite de la maison aux religieux de Saint-Germain-des-Prés, le 24 mai 1429, elle est eflec-
tivement dite avoir été jadis à «feu Gasin d'Estouville.» Toutefois la maison de
Casin, qui, en 1377, appartenait à « messire Ferry de Mez, c ievalier,» ne conslituait alors que la plus grande des trois maisons dont se composait lilot, et celle que longeait la rue des Ciseaux. La première de ces maisons, c'est-à-dire la plus rapprochée du Pilort, était, vers le même temps, possédée par un abbé de Saint-
Jean de Laon; elle n'existait plus en 1398, et l'emplacement fut adjugé à lab-
baye, en vertu du privilége aux bourgeois ©.
Grancs (1595) qui, en 1698, était remplacée par deux ou trois maisons dont la dernière avait pour enseigne le + Poulonnois-Armé. »
Maison ayant pour enseigne « Le Gog-ex-Casin » (1536-1595). Sur son emplacement, en 1628, étaient bâlies trois maisons; la première avait pour enseigne le Mouton, et la troisième, qui était vaste el aboutissait rue Sainte-Marguerite, la Pomme-d Orange.
Mason ayant pour enseigne « LA Forerz-Casnn (1523-1595). En 1698, elle
était remplacée par quatre maisons, dont les trois dernières, aboutissant rue
Sainte-Marguerite, avaient les enseignes de. Saint-Augustin, Saint-Hiérosme et du Pilier-Rouge.
Il est dit, dans le censier de 1595, que les maisons de la Forêt et du Goq-en- Casin étaient alors ruinées et en masures. Peu de temps se passa, sans doute, avant qu'elles fussent rebäties suivant le lotissement actuel.
Mason pu Careau-Rouce (1543), aboutissant rue Sainte-Maroeuerite (Gozlin), et faisant l'encoignure de la place, devant la rue des Boucheries. Gette propriété,
qui servait d'hôtellerie en 1548, fut construite sur un terrain vide, pris à bail,
le 13 décembre 1539, par Mathurin Brinon, tavernier, lequel adopla pour enseigne + ung chappeau rouge de cardinal, aux armes de mondiet seigneur le car- + dinal de Tournon,» abbé de Saint-Germain. Elle appartint ensuite au collége de Fortet, et, en 1698. elle était subdivisée de façon à former quatre maisons.
Les deux premières. réunies depuis, avaient alors pour enseignes l’Amape-Saint-
Ou plutôt d'Estouteville ; on ne trouve cepen- Nous ne sommes point absolument sûr des dant, dans la généalogie de la famille d'Estoute- limites de ces diverses propriétés mentionnées en ville, aucun individu du nom de Casin. 15995. Rien, sauf les apparences, ne nous à permis
Nous avons recueilli et placé aux appendices de les relier aux maisons de 1628, dont, au con-
les divers documents relatifs à ce privilége. —L.u.r, traire, nous connaissons bien l'emplacement. I 8 ,