‹ TorquemadaChapitre 150 sur 176 · ACTE II — SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II — SCÈNE III

ALIX, à part.

Ciel!

LE SOLDAT, continuant.

Il a dans sa poche une bourse, une somme De vingt louis.. .-comptez !-que pour démasquer l'homme Il a devant mes yeux de madame reçus.

Moi, j'avais ma consigne et j'ai tiré dessus.

Les soldats ont trouvé la bourse.

L'UN D'EUX, après avoir compté.

Vingt louis !

M. DE LA FERTÉ-IRLAN

Une femme ici ! que signifie ?...

LE GEÔLIER, atterré, bas à Alix.

Un homme à vous ! voilà les gens où Ton se fie !

LE SOLDAT, au gouverneur, montrant Alix.

Je l'ai laissée entrer. Pour remplir mon devoir. Je voulais tout entendre afin de tout savoir.

Montrant le prisonnier.

Mais, voyant qu'on allait démasquer son visage. J'ai cru qu'il était mieux d'arrêter.

M. DE LA FERTÉ-IRLAN

C'est fort sage.

n referme précipitamment le cadenas du masque, dont il met la clef dans sa poche ; puis il se tourne vers les soldats qui entourent le geôlier.

Mettez l'homme au cachot ; laissez la femme ici, Que nous l'interrogions.

LE SOLDAT, au gouverneur.

Je voudrais dire aussi Deux mots à monseigneur en particulier.^

Il descend de la galerie. Les soldats entraînent le geôlier. LE GEOLIER, le menaçant du poing.

Traître !

Le geôlier et ses gardes sortent.

M. de la Ferté-Irlan congédie d'un signe les autres guichetiers et se tourne vers le soldat qui est venu se placer près de lui sur le devant de la scène.

M. DE LA FERTÉ-IRLAN

Eh bien ?

LE SOLDAT, lui montrant la croisée de fer.

Veuillez aller jusqu'à cette fenêtre.

Monseigneur, —

M. de la Ferté va à la croisée et en monte les marches.

Secouez les barreaux du milieu.

M. de la Ferté ébranle les barreaux que lui désigne le soldat, les barreaux se détachent sous l'effort et laissent un large espace libre.

Qu'en dites-vous ?

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